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La ressemblance des humains / L'oeuvre d'Elisabeth Badinter
Munier Paul
GERMINA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782917285398
Elisabeth Badinter est une philosophe controversée, dont les prises de positions provoquent souvent des polémiques. Très influencée par Simone de Beauvoir, elle a consacré d'importantes études historiques au 18e siècle français et au Siècle des Lumières, faisant renaître des figures féminines trop méconnues: Madame d'Epinay, qui eut avec Rousseau une amitié plutôt orageuse, Madame du Châtelet, qui fut la maîtresse de Voltaire. Elle fait revivre l'oeuvre philosophique et littéraire de ces grandes femmes, trop souvent éclipsée par les grands hommes qui ont croisé leur vie. Mais c'est surtout sur la question du féminisme qu'Elisabeth Badinter s'est fait connaître du grand public. Paradoxalement, après avoir été vilipendée comme "archéo-féministe" (en particulier après L'Amour en plus, 1980) elle s'est vue aussi dénoncée (après son essai Fausse route) comme antiféministe. Dans Fausse route, 2003, elle s'oppose à une dérive de certains mouvements féministes qui ont promu une victimisation de la femme et exalté la différence hommes/femmes. Dans son dernier livre, Le conflit, La femme et la mère, (2010, Flammarion), elle dénonce une régression continue de la condition féminine depuis les années 80, constatant que la maternité tend de plus en plus à définir unilatéralement et "naturellement" la femme. Elle défend, aux côtés de son mari Robert Badinter, un humanisme rationaliste qui met l'accent sur la ressemblance entre les hommes et les femmes (particulièrement dans L'un est l'autre, 1986) et, généralement, sur la ressemblance entre tous les êtres humains. Elle s'oppose donc aussi à la montée du différentialisme culturel et du communautarisme religieux.
À vélo sur la Côte Est américaine!L'auteur raconte son périple à vélo tout au long de la côte Est américaine, du Maine à la Floride; il présente les États américains traversés, les plages mythiques de la côte Est, comme Ogunquit, Virginia Beach, Myrtle Beach et Palm Beach de même que les grandes villes historiques de Boston, Philadelphie, Savannah et Charleston. Des sites inoubliables comme la Magnalia Plantation, St. Augustine et le fameux quartier Art Deco de Miami Beach se présentent différemment lorsqu'on les rejoint à vélo. Le livre se termine avec la découverte de la côte Ouest, qui longe le golfe du Mexique. Cet ouvrage renferme 16 pages de photographies en couleurs.
Résumé : Accompagnés de ma femme et de nos trois enfants en voiture, une amie et moi avons eu l'immense joie de pédaler la côte ouest des Etats-Unis. Ce carnet de voyage relate notre odyssée de 45 jours qui nous a conduits du Washington jusqu'au sud de la Californie en passant par l'Oregon ; de plus, c'est un "petit guide" de voyage qui dévoile le charme de ces trois Etats américains et des villes que nous avons visitées. Cette aventure cycliste de 3 000 km fut un pur plaisir ! Nous avons roulé sur des routes splendides souvent bordées par l'azur du Pacifique ; par exemple, le parcours de Carmel à San Simeon figure parmi les plus beaux des Etats-Unis, voire du monde ! Aussi, nous avons exploré les villes célèbres de la côte Ouest telles que San Francisco et Los Angeles, ainsi que des stations balnéaires magnifiques mais moins connues, sans compter nos coups de coeur (comme les forêts de séquoias). C'est cela que nous partageons avec vous, et bien plus...
La dernière fois que j'ai reçu Hélène, c'était le mardi précédant son voyage en Toscane avec Ottavio. Elle avait téléphoné la veille pour avancer son rendez-vous d'une journée, ce qui était possible. Une fois assise face à moi, elle m'expliqua que son cancer se généralisait, qu'elle n'avait pas besoin du diagnostic des médecins pour savoir. Elle avait décidé de ne plus lutter, de laisser son corps décider. Mais avant de mourir, elle voulait se sentir en harmonie avec ses proches, surtout avec elle-même. C'est pourquoi elle souhaitait se libérer du souvenir d'une blessure ancienne, souvenir qu'elle avait toujours gardé pour elle. Elle me prévint également que je n'avais aucun reproche à me faire. Même si je m'étais montrée plus curieuse dans le passé, elle n'en aurait sans doute pas parlé davantage. Comme si, jusqu'à la fin de sa vie, elle avait voulu lutter seule contre les conséquences de cet épisode de son existence. Cependant elle acceptait qu'après sa mort je raconte son histoire si cela pouvait servir. En quelque sorte, elle voulait en faire don comme d'autres donnent leur corps à la science. Un psychologue retrouvé assassiné dans son bureau, un commissaire de police chargé de l'enquête et sa femme atteinte d'un cancer sont les principaux protagonistes de ce livre où certains secrets et les souffrances qu'ils entraînent sont les acteurs invisibles. Des annexes proposent un éclairage théorique concernant différents thèmes abordés dans cet ouvrage qui invite le lecteur à pénétrer, par le biais de la fiction, dans l'intimité du cabinet d'un thérapeute.
Comment un individu en vient-il à devenir étranger à lui-même au point de se montrer indifférent à la souffrance qu'il s'inflige comme à celle qu'il impose à son entourage ? Que faire lorsqu'un patient, dont la vie semble définitivement gâchée, signifie que lui seul peut décider de son évolution, tentant ainsi de réduire à l'impuissance tous ceux qui envisagent de l'aider : ses proches, les professionnels du champ social (médecins, psychothérapeutes, travailleurs sociaux... ) ? Ces questions, apparues lors de rencontres avec des patients toxicomanes et des familles confrontées à des violences sexuelles ou physiques, sont au centre de la réflexion présentée dans ce livre. Après une relecture de L'étranger d'Albert Camus, l'auteur propose de considérer l'indifférence à soi-même, attitude qui caractérise le comportement du héros du roman, comme une forme de vengeance destinée à rappeler la responsabilité de chacun - celle des membres du groupe familial et des différents intervenants - dans la faillite d'une destinée. Il suggère également que ce comportement, en maintenant les aides à distance, aurait comme effet de préserver l'existence de secrets dont le dévoilement permettrait de mieux comprendre les " jeux " relationnels ayant entraîné l'apparition de ces pathologies. Mais pour rendre un tel dévoilement possible, le thérapeute ne devra-t-il pas d'abord faire la preuve de son propre engagement vis-à-vis de la famille pour l'amener à accepter une relation d'aide dont chacun redoute qu'elle ne réveille des conflits anciens non résolus ? Un chapitre consacré à la prise en charge des enfants victimes d'abus sexuels et de leur famille complète cette nouvelle édition. En effet, le nombre important de dévoilements d'agressions sexuelles survenant au sein de la famille, et la prise en compte de l'impact de ce traumatisme sur l'évolution des enfants, contraint les professionnels à reconsidérer leur pratique. De nombreux exemples, mettant l'accent sur différents aspects auxquels il convient de se montrer attentif, illustrent la complexité de l'ensemble de ces situations.
Elisabeth Roudinesco a très tôt trouvé sa voie. Elève de Deleuze et de Derrida dans les années 60, elle définit une méthode pour penser l'histoire de la psychanalyse. Quelle est la filiation intellectuelle de cette singulière historienne? Pourquoi ce dialogue permanent qu'elle maintient avec les philosophes (à l'inverse de Freud qui se méfiait de la philosophie)? Pourquoi cette attention constante à la question politique (avec des prises de position publiques en faveur de l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, contre la discrimination positive, contre le principe de l'immigration choisie etc.)? Comment comprendre cette volonté de mettre à nu les nouvelles tendances de notre civilisation? Cette défense acharnée de la psychanalyse?
Résumé : La philosophie de Jean-Luc Marion est phénoménologique. À ce titre, elle décrit et interroge les manifestations phénoménales qui tissent notre condition. Mais le point de vue suivi est radical : il pousse philosophie et phénoménologie au c?ur de la manifestation des choses, au lieu de leur déconcertante donation. Les phénomènes se donnent sans se soumettre au sujet qui les reçoit et sous la forme d?un don sans limite. Ainsi de l?événement, de l?idole, de l?icône et de la chair, phénomènes exemplaires de la donation, telle que la pense Marion. Il n?est pas étonnant dès lors que cette phénoménologie se confronte à une certaine théologie. En mettant au jour le caractère conceptuel et idolâtrique du Dieu de la métaphysique, Marion nous aide à penser un Dieu d?amour totalement délié du problème de l?être. L?amour en effet est don et donation purs. Il se donne antérieurement à l?être, voire en son absence. Sur le chemin de cette philosophie, nous croisons les objets techniques, la peinture, l?invisibilité, le don, la caresse, la confession, la prière? À chaque fois, il s?agit de décrire ce qui nous dépasse et par conséquent nous appelle.
Dans cette longue lettre à Benoît Peeters, Jean-Pierre Faye revient sur les péripéties de la fondation du Collège international de philosophie, sous l?égide de Jean-Pierre Chevènement alors ministre de la recherche, dans les années 1981-1982. Il laisse entendre quel rôle ambigu ? et relativement peu élégant - a joué Derrida dans cette affaire de fondation. Mais la lettre pousse plus loin. Ces circonstances relatives à la création du Collège international de philosophie ne sont qu?un cadre narratif. Il s?agit en fait de questionner l?origine des fameux concepts derridiens de " déconstruction " et de " logocentrisme ". En ce qui concerne " déconstruction ", qui traduit l?usage du mot " Abbau " chez Heidegger, Jean-Pierre Faye en montre le contexte inquiétant : la pensée féroce de la " race " sous le Reich nazi. Quant au " logocentrisme ", le nom et l?idée d?un combat à mener contre les prétentions de la raison (" logos ") naissent dans les feuilles d?un certain Ludwig Klages, psychiatre désigné par Goering lui-même comme " Reichsführer der Psychotherapie ". Führer de la psychothérapie ?
Résumé : Jean-Pierre Faye analyse la conférence méconnue de Carl Schmitt : " Economie saine dans un Etat fort ", tenue le 23 novembre 1932 devant les membres de " L?Union au Long Nom " (ou " Union pour la conservation des intérêts économiques communs en Rhénanie et Westphalie "). Schmitt y énonce la nécessité pour l?Allemagne d?un " Etat total ", équivalent allemand à ses yeux de " l?État totalitaire " de l?Italie fasciste. Cette prise de parole aura un effet décisif : trente-cinq représentants de la finance et de l?industrie allemandes, auditeurs de la conférence, adresseront une pétition à Hindenburg, président du Reich. Ils l?inciteront à appeler le " chef du grand mouvement " au poste de chancelier du Reich. Ce " mouvement " est le déjà criminel NSDAP : le Parti national-socialiste ouvrier allemand, le parti " nazi ". Le 30 janvier 33, Hitler sera chancelier. En neuf semaines, la conférence de Schmitt aura eu pour effet d?abattre tous les obstacles à l?avènement du Troisième Reich. La formule de " l?Etat total " a donc su transmettre aux temps et aux langages une charge à l?énergie insoupçonnée, porteuse des plus grands crimes. Ainsi est révélée la responsabilité centrale de Schmitt dans la mise en place du nazisme. Ce juriste, qui étrangement apparaît pour beaucoup aujourd?hui comme un penseur politique de référence, n?a d?abord avancé qu?une seule carte d?un jeu mortifère. Mais c?était une carte maîtresse, elle était dangereusement efficace pour faire passer le pire dans l?Histoire. Il était intéressant de lire en parallèle les " Journaux " de Schmitt et de mesurer l?attention portée par le juriste aux événements, dans les semaines qui précèdent et suivent l?arrivée d?Hitler à la chancellerie du Reich. Ce qui frappe est cependant la banalité quotidienne qui transparaît dans ces notes. Si ce n?est, peut-être, qu?un mot va lui paraître acquérir un poids nouveau : " Jude ", " juif ". C?est son propre rôle, dans le nazisme, à lui Carl Schmitt, qu?il va découvrir par là?