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Les stratégies de l'indifférence suivi de La prise en charge de l'enfant victime d'abus sexuels et d
Mugnier Jean-Paul
ESF
23,55 €
Épuisé
EAN :9782710115649
Comment un individu en vient-il à devenir étranger à lui-même au point de se montrer indifférent à la souffrance qu'il s'inflige comme à celle qu'il impose à son entourage ? Que faire lorsqu'un patient, dont la vie semble définitivement gâchée, signifie que lui seul peut décider de son évolution, tentant ainsi de réduire à l'impuissance tous ceux qui envisagent de l'aider : ses proches, les professionnels du champ social (médecins, psychothérapeutes, travailleurs sociaux... ) ? Ces questions, apparues lors de rencontres avec des patients toxicomanes et des familles confrontées à des violences sexuelles ou physiques, sont au centre de la réflexion présentée dans ce livre. Après une relecture de L'étranger d'Albert Camus, l'auteur propose de considérer l'indifférence à soi-même, attitude qui caractérise le comportement du héros du roman, comme une forme de vengeance destinée à rappeler la responsabilité de chacun - celle des membres du groupe familial et des différents intervenants - dans la faillite d'une destinée. Il suggère également que ce comportement, en maintenant les aides à distance, aurait comme effet de préserver l'existence de secrets dont le dévoilement permettrait de mieux comprendre les " jeux " relationnels ayant entraîné l'apparition de ces pathologies. Mais pour rendre un tel dévoilement possible, le thérapeute ne devra-t-il pas d'abord faire la preuve de son propre engagement vis-à-vis de la famille pour l'amener à accepter une relation d'aide dont chacun redoute qu'elle ne réveille des conflits anciens non résolus ? Un chapitre consacré à la prise en charge des enfants victimes d'abus sexuels et de leur famille complète cette nouvelle édition. En effet, le nombre important de dévoilements d'agressions sexuelles survenant au sein de la famille, et la prise en compte de l'impact de ce traumatisme sur l'évolution des enfants, contraint les professionnels à reconsidérer leur pratique. De nombreux exemples, mettant l'accent sur différents aspects auxquels il convient de se montrer attentif, illustrent la complexité de l'ensemble de ces situations.
La dernière fois que j'ai reçu Hélène, c'était le mardi précédant son voyage en Toscane avec Ottavio. Elle avait téléphoné la veille pour avancer son rendez-vous d'une journée, ce qui était possible. Une fois assise face à moi, elle m'expliqua que son cancer se généralisait, qu'elle n'avait pas besoin du diagnostic des médecins pour savoir. Elle avait décidé de ne plus lutter, de laisser son corps décider. Mais avant de mourir, elle voulait se sentir en harmonie avec ses proches, surtout avec elle-même. C'est pourquoi elle souhaitait se libérer du souvenir d'une blessure ancienne, souvenir qu'elle avait toujours gardé pour elle. Elle me prévint également que je n'avais aucun reproche à me faire. Même si je m'étais montrée plus curieuse dans le passé, elle n'en aurait sans doute pas parlé davantage. Comme si, jusqu'à la fin de sa vie, elle avait voulu lutter seule contre les conséquences de cet épisode de son existence. Cependant elle acceptait qu'après sa mort je raconte son histoire si cela pouvait servir. En quelque sorte, elle voulait en faire don comme d'autres donnent leur corps à la science. Un psychologue retrouvé assassiné dans son bureau, un commissaire de police chargé de l'enquête et sa femme atteinte d'un cancer sont les principaux protagonistes de ce livre où certains secrets et les souffrances qu'ils entraînent sont les acteurs invisibles. Des annexes proposent un éclairage théorique concernant différents thèmes abordés dans cet ouvrage qui invite le lecteur à pénétrer, par le biais de la fiction, dans l'intimité du cabinet d'un thérapeute.
Albert Camus et Louis Ferdinand Céline ensemble? Improbable rencontre! Pourtant c?est au dialogue entre ces deux hommes que l?auteur nous propose d?assister. L?un, Céline, de retour d?exil après avoir été condamné à mort par contumace et qui semble renouer avec le succès après la publication de D?un château l?autre, l?autre, Camus, de plus en plus contesté pour ses prises de position à propos de la guerre d?Algérie et qui pense lui-même à s?exiler. Le racisme affiché de Céline et celui sous-jacent reproché par certains à Camus ne sont pourtant pas les seuls éléments de cet échange. Céline, qui s?apprête à confier un secret à Camus veut d?abord s?assurer d?être considéré par lui comme un interlocuteur à part entière. L?Etranger et Mort à crédit seront les principaux supports de cette confrontation conduisant les deux hommes à revisiter certains aspects de leur enfance, à se découvrir mutuellement, pour qu?enfin, à l?issue de cet échange, Louis dévoile ce qui l?a poussé à vouloir rencontrer Albert.
Pour certains enfants confrontés très tôt à des violences physiques ou sexuelles, à des négligences graves ou à des humiliations, le temps de l'enfance est d'abord le temps de l'espérance, espoir qui s'apparente souvent à une promesse faite à soi-même, celle de mener un jour une vie paisible. Toutefois, si cette promesse donne un sens a une existence à venir, elle peut se transformer en piège lorsque les circonstances de la vie empêchent qu'elle soit tenue, échec synonyme de trahison entraînant la perte d'estime de soi. A l'aide de nombreux exemples cliniques, l'auteur montre l'importance d'offrir à ces enfants devenus adultes la possibilité de faire le récit des évènements douloureux qui les ont conduits à ne pas respecter ce serment, première étape de la reconquête de l'estime de soi. L'engagement des professionnels est un aspect important de ce processus visant à cette reconstruction. En effet, comment ces personnes pourraient-elles de nouveau compter sur elles-mêmes si elles n'ont pas d'abord la possibilité de compter sur les autres ?
Les enseignants considèrent légitimement que l'essentiel de leur activité réside dans le face-à-face singulier qu'ils entretiennent avec leurs élèves. Néanmoins, ils disent également souffrir de la solitude et ont ainsi, à l'égard du travail en équipe, un sentiment particulièrement ambivalent. Pourtant, depuis plusieurs années, les recommandations officielles, mais aussi les travaux sur le fonctionnement des établissements, mettent en avant le caractère positif pour les élèves d'une collaboration entre les professeurs : facteur de cohérence éducative, cela contribuerait à l'émergence d'une nouvelle professionnalité, plus lucide et efficace, plus équilibrée aussi et soutenant l'engagement pédagogique tout au long de la carrière. Mais l'injonction, dans ce domaine, se heurte souvent à des difficultés concrètes : pourquoi et comment collaborer ? Comment faire de cette collaboration du temps gagné et non du temps perdu ? Quels domaines investir et quelles règles de travail se fixer ? Jean-Claude Meyer reprend ici toutes ces questions, avec de nombreux exemples très concrets. Il montre quelles sont les configurations efficaces du travail collaboratif et comment elles peuvent s'attacher à des enjeux stratégiques dans de véritables dynamiques de projet. Il insiste sur la possibilité de mettre en place de véritables "plans de formation" dans les collèges et les lycées. Bref, il montre que les enseignants peuvent et doivent faire le pari de l'intelligence collective.
Malarewicz Jacques-Antoine ; Godin Jean ; Benoit J
Résumé : Ce livre parle de communication hypnotique. Cette communication est à la fois particulière, voire suspecte dans l'esprit du public et même des praticiens. Elle peut être banalisée mais aussi merveilleusement créatrice. Les auteurs, Jacques-Antoine Malarewicz et Jean Godin montrent comment Milton H. Erickson a démythifié l'hypnose et l'a utilisée comme fondement d'une redéfinition de nombreuses entreprises psychothérapiques. Ayant utilisé l'hypnose pendant toute une vie de psychiatre psychothérapeute. Milton H. Erickson, longtemps président de la Société américaine d'hypnose thérapeutique, se refusant à construire une théorie, a fondé une nouvelle pratique marquée par l'obstination, la générosité, le sens inventif que lui ont appris ses propres handicaps et, en particulier, par un humour plus parlant que toute technicité. Pour ses patients, ses amis, ses élèves, M. H. Erickson a ouvert de nouveaux horizons. Grâce à son génie de la communication simultanée avec le conscient et l'inconscient d'autrui, il a créé des actes thérapeutiques originaux et efficaces. Les exemples cliniques de cet ouvrage font percevoir, à la fois, l'habileté du psychothérapeute créateur d'un champ relationnel approprié à chaque cas et l'ouverture offerte aux capacités latentes de solutions apportées par le patient à sa propre cure. Dans ces voies nouvelles, les auteurs figurent parmi les premiers en France à pouvoir nous transmettre cette pratique de l'hypnose moderne.
Développer l'es rit critique des élèves est, pour Gérard De Vecchi, aussi fondamental que leur apprendre à lire, écrire ou à compter. Aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et d'effectuer les choix pertinents pour le bien de tous. Composante essentielle de notre enseignement, l'esprit critique est, en réalité, l'autre face de l'exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit s'appliquer. Et pourtant, développer une pensée libre n'a rien d'évident. Nombre d'enseignants se trouvent démunis devant l'absence de recul et de réflexion des élèves face aux situations et faits qui leur sont exposés. L'esprit critique, dont il est ici question, vise donc à permettre à tout un chacun d'acquérir des connaissances et de s'émanciper de ses croyances. Dans un seul but, que la vérité nous rende libres ! Découpé en 26 courts chapitres, la nouvelle édition enrichie de Former l'esprit critique se veut un véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien. Etayé de nombreux exemples pratiques, il montre comment les enseignements peuvent entrer dans une démarche mettant en oeuvre l'esprit critique.
Les expériences de "classe inversée" apparaissent aujourd'hui prometteuses. Alors que, dans les "classes traditionnelles", on "fait cours" à l'Ecole avant d'envoyer les élèves "travailler" chez eux, dans les "classes inversées", le professeur propose aux élèves de prendre connaissance d'un exposé enregistré ou d'une séquence illustrée puis les accueille en classe pour répondre à leurs questions et les accompagner dans la réalisation d'exercices ou de projets... On comprend que ce modèle pédagogique soit particulièrement attractif : à l'ère du numérique, au moment où tant de ressources documentaires sont disponibles, le professeur voit ainsi son rôle renouvelé et peut se consacrer pleinement à l'appropriation des connaissances. Mais il ne faut pas, pour autant, basculer dans la naïveté spontanéiste. Prendre connaissance d'une information ou regarder une vidéo pour en tirer quelques enseignements ne vont pas de soi et le risque existe que beaucoup d'élèves n'en profitent guère. De même, interroger le professeur pour mieux comprendre un phénomène, faire un exercice de manière autonome ou travailler en petits groupes pour résoudre un problème ne sont pas des comportements faciles à mettre en oeuvre. Etre intellectuellement actif, s'engager dans un travail et le mener à bien ne se décrète pas, cela se forme. Et, précisément, l'ouvrage d'Alain Taurisson et de Claire Herviou nous montre comment faire. Prenant appui sur des travaux scientifiques éprouvés et des expérimentations solides, présentant les références théoriques nécessaires et donnant de très nombreux exemples d'outils utilisables, les auteurs fondent une véritable "pédagogie de l'activité", garantissant pleinement l'engagement de chaque élève tant dans la prise d'information que dans l'assimilation et le réinvestissement des connaissances. Ils font ainsi de la "classe inversée" une véritable "pédagogie alternative". Au service de la réussite de toutes et tous. Et pour retrouver le bonheur d'enseigner...