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L'Opéra du Dragon
Müller Heiner
THEATRALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842600549
La lecture d'un livret d'opéra, à quelques exceptions près, ne suscite pas toujours l'enthousiasme. Mais Heiner Müller, on s'en doute, nous convie à une tout autre expérience. Très librement inspiré d'une pièce d'Evguéni Schwarz (et d'un conte d'Andersen), cet Opéra du dragon sent le souffre et crache le feu. Texte "percussif", comme martelé sur l'enclume d'un Héphaïstos euphorique (iconoclaste, Müller fait de son Lancelot un nouvel Héraclès), reliques ciselées, griffées ou badigeonnées comme des graffitis sur le mur, l'économie de moyens, la sobriété incisive contrastent avec une inventivité constante. L'ironie est mordante, la liberté totale, la poésie omniprésente. Müller se joue des contraintes du genre, se les approprie pour produire cet opéra presque inmontable : donné en 1969 par le Staatsoper, il ne sera à peu près plus représenté, cette édition faisant suite à sa création à Poitiers, en janvier 2000, par la compagnie Carcara. Il n'en demeure pas moins une éblouissante réussite. --Scarbo
Anatomie Titus Fall of Rome Un commentaire de Shakespeare comme Macbeth et Hamlet-machine, les deux autres pièces de la « Shakespeare factory » de Heiner Müller, reprend et varie un genre ancien, la tragédie de la vengeance. Heiner Müller s'introduit et introduit son époque, la nôtre, dans le jeu, le récit, le projet de représentation de l'original shakespearien et compose ainsi une anamorphose, un palimpseste, démarche inhabituelle s'agissant d'écriture dramatique mais bien connue des peintres contemporains, de Picasso à Bacon. Le commentaire déplace les accents, fait exploser au ralenti la forme shakespearienne. Les relations entre les personnages passent au second plan laissant place au dispositif de l'anatomie et au rêve de la chute de l'empire, Fall of Rome. A l'écriture dramatique mettant aux prises des individus, Heiner Müller substitue une écriture sérielle et chorale: Aaron est un cousin d'Othello et un frère de Caliban, un Caliban qui à défaut de pouvoir vaincre ses ennemis serait capable de causer leur perte.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.