Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Quinze cents kilomètres à pied à travers l'Amérique profonde. 1867-1869
Muir John ; Fayot André
CORTI
17,25 €
Épuisé
EAN :9782714309259
« John Muir - Planète Terre - Univers » Tels sont les mots inscrits sur la face intérieure de la couverture du carnet de route dont est issu ce volume. Ils reflètent l'état d'esprit dans lequel son auteur entreprit sa marche de quinze cents kilomètres en direction du golfe du Mexique, via le Kentucky, en 1867. Il s'agit là, de loin, de la plus longue excursion botanique que John Muir ait faite au cours de sa jeunesse. Sa pérégrination a lieu dans une Amérique sauvage dans les deux acceptions du terme : des pans immenses de territoire sont intouchés par l'homme dans le même temps où les soubresauts de l'histoire - la guerre de Sécession vient de s'achever - rend les routes incertaines. Les conditions sont donc rudes, les rencontres aléatoires, mais le naturaliste reste ferme sur ses jambes, et prend les étoiles pour couverture. Mi-naturaliste (il note, classe, repère les espèces endémiques), mi-prophète, toujours en extase devant la « wilderness », son amour de la nature est une véritable religion et ses rares incursions dans les villes (il n'entrera même pas dans New York lors d'un transit entre la Floride et Cuba) sont purement fonctionnelles.« Souvent, il me fallait coucher dehors sans couverture, mais aussi sans souper ni déjeuner. Pourtant, je n'avais d'ordinaire guère de difficulté à trouver une miche de pain dans les clairières largement espacées les unes des autres où étaient installés les fermiers. Muni de l'un de ces gros pains de la forêt, j'étais capable de vagabonder durant des kilomètres au sein de la nature sauvage, libre comme les vents dans les bois radieux.»Frédéric Badé, l'éditeur de l'édition originale parue en 1913, aux États-Unis, a utilisé trois sources pour préparer le volume : le journal original, une copie dactylographiée qui n'est que légèrement révisée et deux récits distincts de ses aventures à Savannah, où, pendant une semaine, dans l'attente improbable d'un mandat, il campa, sans un penny, dans le cimetière Bonaventure.Ce livre fait suite, de façon chronologique aux Souvenirs d'enfance et de jeunesse (Corti, 2004) qui se terminaient sur son arrivée à San Francisco. Si l'écriture du premier est fatalement plus élaborée, puisque pensée a posteriori, ce récit sur le vif passionnera non seulement les pérégrins nostalgiques d'une terre sauvage, mais aussi les amateurs de la vie et de l'oeuvre du Thoreau de l'Ouest, dont le nom, vénéré aux Etats-Unis, commence doucement à s'imposer de ce côté de l'Atlantique.(...) À l'heure où les forêts disparaissent, où la vie sauvage menace de n'être bientôt plus qu'un souvenir, il faut lire John Muir, et en tirer des leçons : jamais ce grand écrivain naturaliste n'a été aussi actuel.Christophe Mercier, Le Figaro, 2 septembre 2004Muir, c'est le héros des écologistes américains; les Parc Nationaux, c'est lui, et sans lui, les séquoias géants de Yosemite Park auraient été débités en allumettes par les cyniques héros de la libre entreprise. Lisez tous les détails.Michel Polac, Charlie Hebdo, Les Colosses américains.
Résumé : Muir, c'est le héros des écologistes américains ; les Parc Nationaux, c'est lui, et sans lui, les séquoias géants de Yosemite Park auraient été débités en allumettes par les cyniques héros de la libre entreprise. Il faut lire d'abord la postface de Bertrand Fillaudeau, qui nous fait aimer follement cet Ecossais élevé à la dure par un père qui maniait la Bible et le fouet. Muir vit dans la nature, qu'il admire comme un don de Dieu et que les hommes défigurent et saccagent. Il n'est pas pour autant rousseauiste, il observe les animaux et voient bien qu'ils tuent en toute innocence au-delà du bien et du mal. Les Muir émigrent au Wisconsin, construisent leur cabane en rondins et bûchent comme des brutes. Mais John "fera la route", beatnik avant la lettre, toutefois sans alcool et sans femmes. Vagabond, il ne se considérera jamais comme un "écrivain", il est beaucoup plus fier de ses dons d'inventeur-bricoleur plutôt farfelu : trop pauvre pour s'offrir une montre, il fabrique une horloge en bois avec laquelle il déclenche le feu dans le poêle de l'école dont il a la charge. Michel Polac. A l'heure où les forêts disparaissent, où la vie sauvage menace de n'être bientôt plus qu'un souvenir, il faut lire John Muir, et en tirer des leçons : jamais ce grand écrivain naturaliste n'a été aussi actuel. Christophe Mercier.
1881. Depuis une bonne trentaine d'années, la conquête des pôles est devenue l'objet d'une lutte acharnée entre les nations et l'on ne compte plus les tentatives, officielles ou privées, en ce sens - principalement dans l'Arctique où il s'agit aussi de trouver une route réduisant la distance entre l'Atlantique et le Pacifique, soit par le nord de l'Amérique (passage du nord-ouest), soit par celui de l'Asie (passage du nord-est). Personne n'a encore atteint le pôle, le passage du nord-ouest reste toujours à découvrir, seul celui du nord-est vient de céder à la ténacité et à la remarquable organisation du Suédois Nordenskjôld, parti sur la Vega, après que bien d'autres ont dû renoncer ou ont disparu, broyés par les glaces. C'est ainsi qu'à San Francisco on reste sans nouvelles du capitaine De Long et de son équipage, partis deux ans plus tôt pour l'océan Glacial à bord de la Jeannette. Une expédition de secours est donc organisée pour tenter de les retrouver - mission qu'on propose à John Muir d'accompagner. L'occasion est trop belle pour ne pas la saisir. Il a déjà visité deux fois le sud-est de l'Alaska, mais le spécialiste de la glaciation qu'il est devenu n'est jamais allé aussi haut en latitude et le détroit de Béring devrait, à son avis, confirmer les idées qu'il s'est forgées sur ce sujet dans la Sierra. Pendant tout le voyage, l'aventurier naturaliste va tenir ce journal, qui nous permet de suivre au jour le jour les allées et venues du Corwin dans la banquise et le long de côtes parfois encore mal définies. Curieux de tout, tel qu'on le connaît par ses autres livres, il ne se limite pas à la géologie des contrées qu'il traverse, mais c'est avec la même passion et le même enthousiasme qu'il s'intéresse aux problèmes de navigation parmi la glace, aux oiseaux et aux mammifères marins - pointant alors du doigt les excès d'une chasse déjà industrielle qui met les espèces en péril - ou à la flore arctique dont il dresse minutieusement l'inventaire. Quant aux populations locales, Tchouktches et Inuits, dont les rudes conditions de vie et l'adaptation parfaite au milieu suscitent son admiration, il fait preuve envers elles d'une ouverture d'esprit qui forme depuis l'enfance le fond même de son caractère, et leur porte une sympathie a priori qui lui attire irrésistiblement celle du lecteur.
Résumé : In the summer of 1869, Scottish-American naturalist and author John Muir spent the months of June through September in the Sierra Nevada Mountains of California accompanying a group of shepherds while they led a flock of sheep to the high country to graze. During that time, Muir took every opportunity to explore the Yosemite area extensively - hiking, camping, writing, and sketching. Muir's diary entries describing the land, flora, and fauna he encountered became the basis for the book My First Summer in the Sierra, first published in 1911. Muir's journal entries from that summer reveal his growing wonder and awe at the Yosemite landscape, as well as his endless curiosity for the natural world. On a grand scale, he trekked into remote areas for sometimes days at a time. He climbed Cathedral Peak and Mount Dana and trekked through Bloody Canyon to Mono Lake. On a more modest scale, Muir observed the flora and fauna that surrounded him with the keen enthusiasm of a naturalist. He described in detail the area's trees, shrubs, flowers, mountain meadows, glacial features, and animals. In the years that followed the publication of My First Summer in the Sierra, Muir went on to advocate for the protection and preservation of wild landscapes. In 1892, Muir co-founded the Sierra Club and became the organization's first president. Muir also played an instrumental role in the establishment of several national parks including Yosemite, Sequoia, and Kings Canyon. My First Summer in the Sierra remains among John Muir's most popular works. The book's inspired and lyrical accounts of an iconic wilderness, written at a time in Muir's life when his character as a naturalist and wilderness advocate was taking form, earns it a prominent, influential place in the annals of nature writing and the history of wilderness preservation.
Voici rééditée pour la 4ème fois cette seule édition intégrale commentée de l'ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu'ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants. Nous l'avons cette fois réédité en 1 volume de 1175 pages. Extrait de la presse unanime et élogieuse à la sortie du livre en 2009. Enfin paraît en France la première édition intégrale des 239 contes collectés par les frères Grimm, y compris les censurés, y compris les retranchés. Cette édition est indispensable à tous ceux qui aiment les livres. (...) Il y a au fond du conte, continuant de rêver, en état de rébellion à l'état pur, en état de splendeur à l'état pur, un jadis animal aussi intraitable que l'enfant incorrigible. Pascal Quignard, Le Monde des livres Les contes des Grimm doivent leur magie à la souffrance qui les fixe et la liberté qui les porte. (...) La plupart des auteurs feraient de cet enfer des machines moralistes, des manuels édifiants, ou, pire encore, des romans psychologiques. Ici, rien de tel. Lire est un acte libre. L'imagination est l'action : elle va vite, comme une vie courte réduite à l'essentiel. Philippe Lançon, Libération Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les 239 histoires recueillies par les frères Grimm, " vivent encore aujourd'hui ", comme on dit de leurs héros. Cette nouvelle traduction leur rend fraîcheur et rugosité. Isabelle Rüf, Le temps Soit donc deux beaux volumes, copieusement annotés et soigneusement illustrés (...). Postface, notes copieuses, index précis : l'appareil critique est sans faille, mais jamais pesant ? libre au lecteur de choisir de l'oublier ou d'en faire son miel. Nathalie Crom, Télérama
Rigal Gwenn ; Latil Magali ; Guitton Philippe ; Pi
Ce livre est une synthèse claire et accessible de l'ensemble des hypothèses formulées au fil du temps par la communauté scientifique pour tenter de répondre à la question de la signification de l'art des cavernes. Il vient combler un manque dans la littérature consacrée à ce sujet : d'ordinaire, le survol théorique se révèle trop rapide ; à moins que l'auteur, théoricien lui-même, ne privilégie ses propres hypothèses au détriment des autres. Rien de tel ici. Fruit de plusieurs années de travail, "Le Temps sacré des cavernes" accorde une attention égale à chaque théorie, exposant au besoin les points de friction entre spécialistes. La première partie présente l'artiste. En se basant sur les publications les plus récentes, l'auteur établit un portrait précis de Cro-Magnon, évoquant tour à tour ses ancêtres, ses contemporains, son apparence, son régime alimentaire, son équipement, ses structures sociales et son mode de relation à l'environnement (humains, animaux, éléments). Les traces qu'il a laissées en termes de pensée symbolique et de spiritualité introduisent la seconde partie. Exclusivement consacrée aux interprétations, cette dernière se fonde sur un travail d'analyse critique aussi exhaustif que possible : art pour l'art, zoocénose, rites d'initiation, culte de l'ours, magies d'envoûtement, de fertilité, de destruction et d'apaisement, code de chasse préhistorique, enseignement de la chasse par rabattage, chamanisme, totémisme, dualisme primordial, zodiaque préhistorique, enfin mythes liés à la Genèse et à la fertilité. Le lecteur, ainsi éclairé, pourra se forger son intime conviction.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.
Gaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.