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Camille Pissarro. Le premier impressionniste
Muhlstein Anka
PLON
22,90 €
Épuisé
EAN :9782259319607
Camille Pissarro (1830-1903) occupe une place centrale dans le monde des arts de son temps : membre fondateur de la nouvelle école de peinture française, l'impressionnisme, il a attiré autour de lui Monet, Renoir, Sisley, Degas, Berthe Morisot, puis Cézanne et Gauguin. Soutenu tout au long de sa carrière, malgré l'hostilité tenace du grand public, par le grand marchand d'art parisien Paul Durand-Ruel, il éprouve le sentiment persistant d'être à part, différent et difficile à classer. Installé en France dès l'âge de vingt-cinq ans mais né aux Antilles danoises, il n'est pas français et, de surcroît, il est juif. Il ne s'en cacha jamais et savait que cela n'était pas indifférent dans la société française, ébranlée à la fin du xixe siècle par la défaite de 1870, les luttes ouvrières et l'affaire Dreyfus. Ses deux passions ont été la peinture et l'éducation artistique de ses enfants. Grâce à une énergie et une disponibilité étonnantes, il ne sacrifia jamais l'une à l'autre et ses cinq fils sont devenus peintres à leur tour. S'appuyant sur l'oeuvre considérable de Pissarro et sur une vaste collection de lettres qui témoignent d'une nature chaleureuse et d'une grande liberté de pensée, Anka Muhlstein brosse le portrait nuancé et intime d'un artiste à l'esprit indépendant et singulier.
En 1812, Napoléon est à la tête de la plus grosse armée qu'il ait jamais rassemblée. Il ouvre les hostilités contre le tsar Alexandre Ier, avec qui il a pourtant conclu une alliance. Un de ses ministres se désespère : L'Empereur est fou ; tout cela finira par une épouvantable catastrophe. Pourquoi cette décision ? Il pensait l'emporter vite. Mais il lui fallut avancer, avancer encore, jusqu'à Moscou. Et c'est une ville déserte, en proie aux flammes, que découvrit la Grande Armée. Avait-il les moyens de triompher ? Qu'est-ce qui a déterminé l'enchaînement des événements : la volonté ou le hasard ? Napoléon a fasciné et ne cesse de fasciner. Même la retraite, loin de l'anéantir, a révélé son exceptionnelle aptitude à tirer parti de l'adversité. C'est sa capacité de réaction à l'épreuve, sa volonté de la surmonter et sa faculté de redémarrer que montre ici Anka Muhlstein. . . Anka Muhlstein est historienne, écrivain, biographe. Elle a notamment publié Elisabeth d'Angleterre et Marie Stuart ou les périls du mariage, Reines éphémères, mères éternelles et Victoria.
Voici un étonnant essai de "gastronomie littéraire", mariant les plaisirs du texte et ceux de la chère. Relisant Balzac, des restaurants à la mode aux sombres estaminets, des festins mondains aux mesquineries de la petite-bourgeoisie, c'est toute la France à table au XIXe siècle qu'Anka Muhlstein nous fait redécouvrir. Et surtout, à travers toute La Comédie humaine, c'est notre imaginaire gourmand dont elle nous donne à retrouver les sources. Car c'est vraiment Balzac, avant Flaubert, Zola ou Maupassant, qui, en France, a fait entrer la table en littérature.
Presque tous les grands écrivains sontde grands lecteurs. Et pourtant, il y a chez Proust quelque chose d'incomparableà cet égard. Baudelaire et Ruskin l'ontinfluencé. Mme de Sévigné, Racine, Saint-Simon ou Balzac lui servent à étoffer ses personnages, voire à les définir. Critique pénétrant, Proust lui-même fut aussi l'un des premiers maîtres du pastiche. Quant à l'écrivain Bergotte, c'est l'une des grandes figures de la Recherche, où chacun sedéfinit presque par ce qu'il lit ou ne lit pas, par sa façon de lire et même de parler des livres.À l'heure où on célèbre le centenaire dela publication de Du côté de chez Swann,Anka Muhlstein ne se contente par d'examiner les livres que Proust a lus dans son enfance et sa première jeunesse. Elle met au jour ce que les mots, l'écriture, la lecture, les livres, les écrivains, bref le rapportà la littérature dans tous ses aspects, ont de central dans l uvre proustienne. Peut-être est-ce même ce qui fait de lui le premier des moderne.
Pour chaque « entrée », les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des « angles », des « curiosa » inédites: de « A » comme Agonie, à « Z » comme « Zinedine de Guermantes », de « Datura » à « Rhinogoménol », de « Kabbale » à « Asperge », de « Plotin » à « Schopenhauer » ou « Walter Benjamin », ils se sont ainsi amusés à parler du Proust qu'ils vénèrent depuis toujours, de sa biographie autant que de son génie d'écrivain, veillant chaque fois à apporter de la « valeur ajoutée » à leur texte. Les proustiens de c ur y trouveront leur compte, ainsi que les proustologues de tête. De nombreux extraits de correspondance et de l"uvre elle-même sont reproduits dans ce « D.A » volontairement facétieux, érudit et, espérons-le, aussi savant que divertissant."
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Si je suis amoureux de Paris ? Et comment ! Amoureux partial, amoureux nostalgique, amoureux terroriste. Mais amoureux sincère, amoureux gourmand, amoureux frénétique. Choisir c'est renoncer : j'ai donc tranché dans le vif, au gré de mes passions, de ma curiosité et de mes souvenirs. C'est pourquoi ce dictionnaire n'est ni un guide touristique, ni un précis d'histoire parisienne, ni un recueil de bonnes adresses. D'Accordéon à Zucca, des Catacombes à André Hardellet, de la Bièvre au Palais-Royal, il est l'herbier subjectif d'une ville qui n'appartient qu'à moi et que je ne troquerais pour rien au monde. Bienvenue dans mon Paris" !
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.