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LA NATURE DES CULTURES
MUHLMANN HEINER
PARENTHESES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782863646571
La nature des cultures que Peter Sloterdijk qualifia de " fondamental " est une sorte de nouvelle " généalogie de la morale ", au sens nietzschéen, qui tiendrait compte des acquis les plus récents dans les domaines des sciences cognitives, de la physiologie du stress et de la génétique moléculaire. Située aux antipodes d'une approche humaniste reposant sur la notion invariante de " nature humaine ", la culture est ici définie comme " un animal sauvage ", dont il s'agit de comprendre la dynamique fondamentale, pour mieux en contrôler le développement et ses dérives violentes. C'est donc moins sur fond d'opposition " nature/culture " que se déploie cet ouvrage, que sur fond d'opposition entre culture (Kultur) d'une part, civilisation (Zivilisation) d'autre part, l'" influence civilisatrice " apaisante s'opérant à chaque étape du développement de la culture. Et c'est bien parce qu'il en est ainsi que la civilisation doit être toujours " redéfinie ", au risque sinon de sombrer dans le folklore, y compris bien sûr le folklore humaniste. En complément est proposé ici un texte postérieur, CSM, coopération sous stress maximal, dans lequel Heiner Mühlmann développe quelques aspects de La Nature des cultures.
Le capitalisme s'étant profondément transformé depuis trente ans, se développent désormais des formes apparemment plus douces d'une domination en réalité totale, qui prend l'allure de l'émancipation subjective : critique des règles et de la bureaucratie, entreprise "libérée" des managers, organisation "agile", valorisation de l'entrepreneuriat... Notre vie sociale tout entière repose sur la ressource essentielle de la performance économique, tant au travail que dans une mobilisation continue du consommateur. Nous vivons ainsi le temps du capitalisme avancé, combinaison unique entre des nouveaux modes de fonctionnement organisationnels et psychiques dans l'entreprise, et leur déploiement social jusque dans l'espace privé, éventré par le télétravail. La logique du mode de production capitaliste a envahi l'ensemble du champ social et jusqu'à l'intimité, puisque le modèle économique est devenu le prototype de la manière d'être au monde : échange et négociation, esprit de calcul, utilité et instrumentalité définissent les coordonnées naturelles de nos façons d'agir, de penser et d'interagir. Le terme de colonisation mentale désigne cette mutation anthropologique, qui pose les jalons d'une résistance possible dont l'affect écologique est le principal symptôme.
Après la Shoah, la création de l'Etat d'Israël a été unanimement saluée comme la seule proposition, nouvelle voire révolutionnaire, permettant de mettre fin à la persécution du peuple juif, en lui donnant un territoire où se rassembler et se défendre. L'idée n'est pourtant pas exclusivement liée au sionisme politique, comme on le croit trop souvent, et ne date pas de l'après-guerre, mais du tournant du XIXe et du XXe siècle. C'est en Russie, suite à la révolution d'Octobre, qu'eurent lieu les deux premières tentatives de territorialisation des Juifs dans le cadre d'une unité politique: au sud de l'Ukraine, en Crimée rurale, puis dans une région administrative autonome à l'extrême-est de l'Union soviétique, l'Etat juif du Birobidjan. Le baron Maurice de Hirsch, philanthrope d'origine allemande, fonda quant à lui des "colonies agricoles juives", pour répondre à l'exigence de peuplement d'un territoire argentin alors sous-occupé. La redécouverte de ces expériences méconnues apporte un éclairage sur la situation actuelle des Juifs: ne peut-il y avoir une identité sans territoire, une identité dans et par l'exil?
Résumé : A quoi sert le journalisme en démocratie ? Que veut dire voir et faire voir le monde au présent ? Quel est le sens politique d'une telle activité ? Existe-t-il un journalisme "idéal", à l'aune duquel juger le journalisme "réel" ? Sur quelle base le critiquer, et pour lui indiquer quels chemins aujourd'hui ? Dans cet essai stimulant, le premier à soumettre le journalisme à un questionnement philosophique, Géraldine Muhlmann montre qu'une double tâche est assignée au journalisme : faire vivre du conflit et tisser du commun au sein de la communauté politique. C'est finalement l'énigme de la démocratie qu'elle explore : la coexistence de deux scènes, celle des actions et celle des représentants, la seconde offrant une issue symbolique aux conflits qui agitent la première.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.