Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Capitalisme et colonisation mentale
Muhlmann David
PUF
16,00 €
Épuisé
EAN :9782130826903
Le capitalisme s'étant profondément transformé depuis trente ans, se développent désormais des formes apparemment plus douces d'une domination en réalité totale, qui prend l'allure de l'émancipation subjective : critique des règles et de la bureaucratie, entreprise "libérée" des managers, organisation "agile", valorisation de l'entrepreneuriat... Notre vie sociale tout entière repose sur la ressource essentielle de la performance économique, tant au travail que dans une mobilisation continue du consommateur. Nous vivons ainsi le temps du capitalisme avancé, combinaison unique entre des nouveaux modes de fonctionnement organisationnels et psychiques dans l'entreprise, et leur déploiement social jusque dans l'espace privé, éventré par le télétravail. La logique du mode de production capitaliste a envahi l'ensemble du champ social et jusqu'à l'intimité, puisque le modèle économique est devenu le prototype de la manière d'être au monde : échange et négociation, esprit de calcul, utilité et instrumentalité définissent les coordonnées naturelles de nos façons d'agir, de penser et d'interagir. Le terme de colonisation mentale désigne cette mutation anthropologique, qui pose les jalons d'une résistance possible dont l'affect écologique est le principal symptôme.
Résumé : A quoi sert le journalisme en démocratie ? Que veut dire voir et faire voir le monde au présent ? Quel est le sens politique d'une telle activité ? Existe-t-il un journalisme "idéal", à l'aune duquel juger le journalisme "réel" ? Sur quelle base le critiquer, et pour lui indiquer quels chemins aujourd'hui ? Dans cet essai stimulant, le premier à soumettre le journalisme à un questionnement philosophique, Géraldine Muhlmann montre qu'une double tâche est assignée au journalisme : faire vivre du conflit et tisser du commun au sein de la communauté politique. C'est finalement l'énigme de la démocratie qu'elle explore : la coexistence de deux scènes, celle des actions et celle des représentants, la seconde offrant une issue symbolique aux conflits qui agitent la première.
Dans l'histoire de la gauche, Lénine représente l'exigence d'un effort intellectuel de priorisation stratégique au service de l'action. Alors que la gauche française contemporaine souffre d'un déficit de capacité stratégique dans sa manière d'envisager l'actualité politique en fonction de l'agenda électoral, faire retour à Lénine est riche d'enseignement. A rebours d'un dogme figé, la pensée de Lénine est complexe et changeante, et son rapport au temps, à la conjoncture politique, constitue le fil rouge par lequel elle s'élabore. Sa capacité d'action est liée à son ajustement permanent aux aspérités d'une réalité sociohistorique changeante, tout en maintenant l'exigence révolutionnaire. Lénine est le théoricien du moment opportun (kairos), ce bon moment pour agir, qui permit l'efficacité révolutionnaire de 1917.
Ne plus se contenter d'exprimer des opinions, mais se mettre à voir: tel était l'enjeu de cette révolution du journalisme qui marqua la seconde moitié du XIXe siècle. La grande presse d'information sacrait ainsi la figure du reporter. Quel rôle le reporter se donne-t-il dans l'espace social? Comment se situe-t-il par rapport à ceux qu'il observe, et ceux qui sont les destinataires de son regard, son public? Comment se joue ce jeu à trois, orchestré par le journaliste? Pour répondre à ces questions, Géraldine Muhlmann nous fait voyager dans l'histoire du journalisme moderne, s'arrêtant sur des figures essentielles, quoique parfois méconnues: Séverine, qui couvrit le procès en révision de Dreyfus; Nellie Bly, une jeune reporter qui se fit interner afin de mieux décrire la réalité des "asiles pour femmes" de la fin du XIXe aux États-Unis; Lincoln Steffens, ce muckraker ("fouille-merde") qui voulait "scientifiser" le journalisme; Seymour M. Hersh, qui "sortit" l'affaire du massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam..., Albert Londres, George Orwell, Edward R. Murrow, et d'autres encore...
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.