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Collioure. Babel des arts - 1905-1945
Muchir Claire
IN FINE
25,10 €
Épuisé
EAN :9782382030882
Des premières années du XXème siècle à l'après-guerre, Collioure ne cesse d'aimanter les artistes venus de toute l'Europe. Du havre de paix au refuge face à la guerre, Collioure devient le décor de parcours d'hommes et de femmes venus peindre la lumière dans une Europe dont le ciel s'obscurcit. Qu'ils soient attirés par son climat clément, ses paysages préservés ou sa lumière exceptionnelle, beaucoup s'y sont retrouvés, recréant en fonction de leurs origines des "colonies d'artistes" liées par des solidarités nationales. Ils se côtoient, fréquentent les mêmes lieux, peignent les mêmes sites et tous partagent le même amour pour le petit port et ses beautés. Point de départ d'une recherche plus vaste, ce catalogue vise à dresser une cartographie de ces artistes venus d'ailleurs et qui firent de Collioure une véritable Babel des arts.
Muchir Claire ; Chetaille Sylvie ; Chiado-Orblin V
Résumé : Un trait de côte, Canet-Collioure-Banyuls, comme un concentré d'espace. Une date, 1940, comme un précipité d'histoire. De nombreux artistes accostent sur les rivages de la côte catalane et mêlent sur ses chemins leurs destinées. Qu'ils se cachent, espèrent l'exil, connaissent les camps, militent, résistent ou collaborent... tous par leur art témoignent d'une époque qui ne supporte aucun raccourci. Espace frontalier, zone libre puis occupée, porte ouverte vers un possible départ ou lieu clos de l'enfermement, cette côte, de Canet à Banyuls, devient un territoire en lutte. Depuis le catalogue de l'exposition "Collioure, Babel des arts" , le musée de Collioure poursuit son exploration des pans méconnus de l'histoire artistique de la Côte Vermeille. Avec cette nouvelle publication, le musée plonge dans les eaux troubles d'une année sombre qui transforme ce front de mer en véritable front de guerre.
Résumé : Ce livre à l'iconographie abondante, accompagne l'exposition du Musée d'Art Moderne de Collioure et présente pour la première fois les assemblages de papiers découpés sur paravents ainsi que les collages qui furent exécutés dans les années cinquante par l'écrivain Claude Simon. La découverte est triple. Des éléments biographiques éclairent d'un jour nouveau l'époque (1932-1942) où Claude Simon, artiste-peintre installé à Collioure, connaît les vicissitudes de la guerre d'Espagne, de la seconde guerre mondiale et de la Résistance. Sa pratique de l'image, qu'elle soit photographie de graffitis et de bois flottés, ou des découpes-montages de couleurs et de formes, fait apparaître les processus d'une poétique de la composition sérielle. On assiste à la naissance d'un écrivain dont l'oeuvre littéraire exceptionnelle, nourrie de l'ampleur du travail sur l'image et reconnue dès la publication de La Route des Flandres (1960), reçoit en 1985 la consécration du Prix Nobel de Littérature.
La philosophie de P. Khoury peut être qualifiée d'anthropologie critique. D'une limpidité et d'une logique sans faille, elle se livre facilement, agréablement même, malgré une technicité réelle, niais savamment dosée. Toutefois, des traits de réalisme pessimiste émaillent son texte philosophique. Le thème majeur de la déception en est la source première. Cette anthropologie critique se déploie à dessein sur cieux terrains : celui du souci primordial de l'homme, et celui du respect têtu de la finitude. Du fait de son insertion culturelle clans le contexte socio-historique du monde arabe, elle s'emploie à diagnostiquer le mal profond qui ronge l'homme arabe. Malgré l'aveu de la finitude, elle s'évertue cependant à promouvoir une voie de salut qui consiste à moderniser la culture arabe. Processus de mutation qui implique le passage de sa forme archaïque à sa forme moderne en libérant l'exigence critique qui lui est inhérente, et qui est impliquée dans sa fidélité à la transcendance de l'absolu divin.
Dans cette brève étude, j'entends montrer que la pensée arabe actuelle, abstraction faite de ses multiples tensions internes, a tout intérêt à reconsidérer l'apport positif de l'entreprise heideggerienne. L'ouverture doit, cependant, s'effectuer sous forme de questionnement. Car il ne s'agit nullement de laisser Heidegger indiquer au monde arabe la voie de son salut, mais plutôt de permettre à la pensée arabe de repérer elle-même dans la pensée de l'être un éventuel potentiel d'inspiration susceptible de rejoindre l'épreuve de la culture arabe dans le creux de sa propre quête historique. L'ouvrage se débite en deux volets : une analyse comparative des structures propres aux deux pensées heideggerienne et arabe, et une tentative de confrontation des deux anthropologies préconisées par les deux univers de pensée. Les difficultés théoriques et pratiques posées au chercheur par une telle investigation sont trop apparentes pour qu'on y insiste. De vastes abîmes séparent les deux univers, et les tentatives de rapprochement, quasi absentes, se trouvent lourdement hypothéquées par l'impraticabilité d'une telle voie. Dès lors, l'on doit reconnaître que l'on se trouve ici en présence d'un essai. S'il faut insister sur ce mot, c'est justement pour exprimer le caractère volontairement limité du propos. En termes de résultats et de conclusions, le présent ouvrage n'entend rien promettre. Son seul mérite aura probablement été d'ouvrir la voie à une telle exploration.
L'objet de ce catalogue est l'étude des soixante- quatre aquarelles illustrant les Fables de la Fontaine par Gustave Moreau (1826-1898) à la demande d'Antony Roux (1833-1913), l'un de ses principaux collectionneurs. Jamais exposées depuis 1906, trente-cinq d'entre elles reviennent aujourd'hui au musée Gustave Moreau où elles ont été créées dans ce qui était alors l'atelier de l'artiste. Cette publication, qui rend compte dans le plus grand détail de la genèse de cette extraordinaire série, est une avancée majeure dans la connaissance de l'artiste. Grâce à un sujet populaire s'il en est, on découvre un Moreau rare et inédit, tout en lumière et en simplicité, qui sut, après Jean-Jacques Grandville et Gustave Doré au XIXe siècle, renouveler de manière magistrale l'illustration de ces chefs- d'oeuvre de la littérature française.
Maleszko Anna Katarzyna ; Aitken Geneviève ; Pawli
Reconnue internationalement pour sa richesse et sa qualité, la collection d'estampes japonaises ukiyo-e de Georges Leskowicz est l'une des plus importantes au monde. L'Hôtel de Caumont-Centre d'art en présente pour la première fois en France plus de cent cinquante xylogravures signées Hokusai, Hiroshige, Utamaro, Harunobu, Koryusai, Hokkei, Kunisada, entre autres, dont un ensemble extraordinaire de surimono. Grâce aux textes d'Anna Katarzyna Maleszko et de Geneviève Aitken, spécialistes internationales d'art japonais, cet ouvrage retrace tout l'éventail des thèmes caractéristiques de la vie et de la culture japonaises de l'époque Edo (1600-1868), que les artistes ukiyo-e ont si finement décrits : les motifs naturels et les scènes de la vie quotidienne ; la représentation des acteurs du théatre kabuki et des courtisanes ; les objets liés à la célébration du Nouvel An ; les scènes de genre et érotiques ou, encore, les héros et les légendes traditionnelles.
Unica Zürn (1916-1970) est une artiste du XXe siècle et une femme d'exception. C'est toute l'ambition de cet ouvrage que de redonner une place d'artiste à part entière à celle dont le destin, souvent qualifié de tragique, a pris le pas sur la création. Malgré une oeuvre aujourd'hui très dispersée dans de nombreuses collections, c'est près de soixante-dix dessins et gravures qui sont rassemblés ici, la plupart ayant été réalisés pendant son séjour à l'hôpital Sainte-Anne, au début des années 1960. Documents d'archives et photographies permettent de mieux appréhender encore son travail de dessinatrice, de peintre et d'écrivain.
Sarmant Thierry ; Barbier Muriel ; Caude Elisabeth
Résumé : Premier consul de la République puis empereur des Français, Napoléon Bonaparte a fait siennes les "maisons royales" de l'Ancien Régime. Entre 1800 et 1815, architecture, beaux-arts et arts décoratifs ont été convoqués pour offrir à un nouveau maître résolu à "finir la Révolution" un cadre tout à la fois luxueux et porteur d'un message d'ordre et de grandeur. Au désir de créer un écrin prestigieux pour Napoléon et son entourage s'est ajouté un dessein politique et économique : occuper artistes, artisans et ouvriers des manufactures, c'était pacifier une société à peine sortie de la tourmente révolutionnaire tout en promouvant l'industrie française face à ses concurrentes européennes. Trois des principaux palais ainsi réinventés - les Tuileries, Saint-Cloud et Meudon - ont brûlé en 1870 et 1871, durant la guerre franco-allemande et la Commune. De nombreux meubles et éléments de leurs décors mis à l'abri avant le conflit sont parvenus jusqu'à nous. Leur réunion, dans la galerie des Gobelins, ressuscite pour la première fois ces palais disparus et révèle l'inventivité des créateurs du premier XIXe siècle : de nouveaux types de meubles apparaissent, les arts du métal atteignent une sorte d'apogée, les murs des salons et les garnitures des sièges se parent de coloris acidulés d'une fantaisie absolue ; reconstitutions in situ et restitutions virtuelles évoquent les ensembles décoratifs surprenants conçus sous l'égide des architectes et des administrateurs du Garde-meuble. Palais disparus de Napoléon nous ramène ainsi deux siècles en arrière, dans le grand théâtre d'un Empire entre deux mondes, étonnante synthèse de l'ancienne monarchie et de la France nouvelle.