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Heidegger et la pensée arabe
Aoun Mouchir Basile
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782296562462
Dans cette brève étude, j'entends montrer que la pensée arabe actuelle, abstraction faite de ses multiples tensions internes, a tout intérêt à reconsidérer l'apport positif de l'entreprise heideggerienne. L'ouverture doit, cependant, s'effectuer sous forme de questionnement. Car il ne s'agit nullement de laisser Heidegger indiquer au monde arabe la voie de son salut, mais plutôt de permettre à la pensée arabe de repérer elle-même dans la pensée de l'être un éventuel potentiel d'inspiration susceptible de rejoindre l'épreuve de la culture arabe dans le creux de sa propre quête historique. L'ouvrage se débite en deux volets : une analyse comparative des structures propres aux deux pensées heideggerienne et arabe, et une tentative de confrontation des deux anthropologies préconisées par les deux univers de pensée. Les difficultés théoriques et pratiques posées au chercheur par une telle investigation sont trop apparentes pour qu'on y insiste. De vastes abîmes séparent les deux univers, et les tentatives de rapprochement, quasi absentes, se trouvent lourdement hypothéquées par l'impraticabilité d'une telle voie. Dès lors, l'on doit reconnaître que l'on se trouve ici en présence d'un essai. S'il faut insister sur ce mot, c'est justement pour exprimer le caractère volontairement limité du propos. En termes de résultats et de conclusions, le présent ouvrage n'entend rien promettre. Son seul mérite aura probablement été d'ouvrir la voie à une telle exploration.
Le présent ouvrage se propose de relire le droit de la vie associative, expression d'un des droits fondamentaux des fidèles dans l'Eglise, et de rendre compte de son application concrète au sein des communautés ecclésiales un peu plus de trente ans après la promulgation du Code de droit canonique en 1983, qui a mis en normes juridiques l'enseignement du Concile Vatican II. La liberté des fidèles de fonder et de diriger des associations, telle que formulée dans le canon 215, n'étant pas absolue - elle s'exerce, selon les termes du canon 305, sous la vigilance de l'autorité ecclésiastique compétente -, il importe de se pencher sur les rapports qui peuvent exister entre, d'une part, cette liberté des fidèles de s'associer et, d'autre part, le contrôle que peut exercer l'autorité ecclésiastique sur les associations de fidèles. Bénéficiant du recul et de l'expérience au cours de ces dernières décennies, les contributions ici réunies entendent stimuler la réflexion de tous ceux qui s'intéressent aux nouveaux déplacements concernant la nature et la catégorisation des associations et aux défis générés par ce mouvement, en particulier quant à l'équilibre à trouver entre, d'une part, le droit et la liberté des fidèles de s'associer et, d'autre part, le droit et le devoir de vigilance que l'autorité ecclésiastique exerce sur les associations.
Ce petit ouvrage offre des perspectives multiples afin de comprendre les enjeux de la crise libanaise au croisement du centenaire de la fondation de l'Etat du Grand Liban (1920-2020). Fruit d'une collaboration entre plusieurs universitaires et chercheurs, ce recueil nous aide, à partir d'une réflexion multidisciplinaire (histoire, philosophie politique, anthropologie théologique, sciences politiques, sociologie, ingénierie constitutionnelle, etc.), à comprendre la trame de ces crises enchevêtrées et leurs incidences sur l'avenir du pays dans un Moyen-Orient éclaté.
Résumé : Conçu à dessein comme une recherche d'anthropologie comparée, le présent ouvrage entend dégager, en les croisant, les deux perceptions chrétienne et musulmane de l'homme. Le fils héritier dans le christianisme et le vicaire lieutenant dans l'islam dessinent la ligne de démarcation entre les deux conceptions du monde et régissent les différentes modalités d'insertion dans la cité humaine.
Avec le développement de la mondialisation, de la technologie, la progression de l'immigration, des mariages mixtes... une nouvelle identité est née et se développe : l'identité multiple. Identités multiples aborde les questions de codes culturels, du port du voile, du Blanc et du Noir, des accommodements raisonnables, de l'identité nationale, de l'immigration. Les porteurs d'identités multiples représentent presque la moitié de l'humanité. Voici une invitation à un regard plus ouvert, qui refuse l'uniformisation et le repli sur soi.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.