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L'enseignement de Mâ Ananda Moyî
Moyî Mâ-Ananda ; Herbert Josette ; Herbert Jean
ALBIN MICHEL
12,35 €
Épuisé
EAN :9782226151780
Mâ Ananda Moyî (1896-1982) fut certainement, en Inde, la femme la plus vénérée du XXe siècle. Dès sa petite enfance, elle fut considérée dans son Bengale natal comme un être extraordinairement lumineux. Puis, très vite, des milliers, des millions de personnes vinrent recevoir auprès d'elle la bénédiction du darshan, du contact transfigurateur avec le maître spirituel. Son enseignement le plus souvent silencieux ne se référait à aucun dogme, et son rayonnement s'étendait bien au-delà des différentes écoles de l'hindouisme. Chefs d'État, sanskritistes, moines, hommes et femmes de toutes religions venaient la visiter des quatre coins du monde. La Joie transmise par « Mâ » s'apparentait à la Félicité ineffable qu'ont évoquée les grands mystiques, et qui plonge ses racines dans l'intuition de la non-dualité.
Résumé : Tous ceux qui ont rencontré Mâ Ananda Moyî - l'une des plus grandes figures spirituelles de l'Inde contemporaine - ont vue en cette femme inspirée une incarnation de la joie. Leur vie en fut souvent bouleversée. Car, par-delà les plaisirs et les douleurs, les espoirs et les échecs, la gaieté et la tristesse, la joie de Mâ s'apparentait à la félicité ineffable qu'ont évoquée les grands mystiques, et qui plonge ses racines dans l'intuition de la non-dualité. Dans ce recueil de paroles, véritable bréviaire de la joie, Mâ nous indique la voie d'une sagesse inébranlable, parce que fondée sur l'amour au-delà de tout.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Résumé : L'Urgence est de vivre dans l'espace de la conscience, qui ne connaît ni commotion du désir, ni rumeur de la pensée, le paradoxe de l'existence. C'est le message de Krishna à son disciple et ami Uddhava : " [...] maître des sens, maître de ta pensée, cet univers, regarde-le comme déployé en toi, et toi, regarde-toi comme déployé en moi, le Souverain de toute chose. " III.7 t 9. Krishna se situe perpétuellement au confluent de la fiction et de la réalité, en ce point magique d'où s'écoulent des milliers de fleuves, emportant chacun une existence, pour finir par le résorber dans l'océan de la Conscience. Il cristallise son message en termes invisibles, comme une épée de lumière au c?ur d'un foisonnement de couleurs. Tout n'est qu'un unique océan, fait d'Être, de Conscience et de Béatitude. Le catalyseur dans cet échange ultime est d'une totale simplicité, c'est le courant d'amitié qui réduit à néant les rôles respectifs et temporaires de maître et de disciple. Ce texte sublime du Xe siècle, est un trésor de l'humanité. Il en émane la clarté fulgurante d'un traité philosophique, l'harmonie d'un hymne antique, l'intimité d'un secret murmuré, destiné à changer la vie. Traduit du sanskrit par Alain Porte.
La voie de la non-violence n'est pas seulement l'apanage des saints et des sages, mais aussi bien de tous les autres hommes. «La non-violence est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute. L'esprit somnole chez la brute qui ne connaît pour toute loi que celle de la force physique. La dignité de l'homme exige d'obéir à une loi supérieure : à la force de l'esprit.» Dans l'histoire de l'humanité, Gandhi est le premier à avoir étendu le principe de la non-violence du plan individuel au plan social et politique.
Ou'est-ce que l'hindouisme ? Ce n'est pas une religion du type des nôtres qu'on pourrait définir d'abord négativement en isolant d'elles l'ensemble des formes non religieuses de l'existence. A certains égards, il est inséparable de la spéculation philosophique ; à d'autres, de la vie sociale." Cet ouvrage explore une pensée aussi importante que peu connue en Occident et nous fait découvrir à la fois sa littérature fondatrice, ses mythes, ses concepts, ses rites et son histoire, depuis ses origines jusqu'à l'époque contemporaine.
Le yoga, dont nous sommes si justement curieux mais si légèrement férus, pourrait bien remonter à la civilisation de Mohenjo-Daro, au monde protodravidien. Les Aryens qui envahirent l'Inde voilà près de quatre mille ans eurent donc à compter avec ce yoga archaïque, individualiste, opposé aux principes des Veda, selon que le salut s'obtient en accomplissant d'abord scrupuleusement tous les devoirs d'état et peut-être même d'Etat. Accepter le yoga, c'eût été, notamment, répudier le système des castes. Eliade, Filiozat, Masson-Oursel ont permis aux Français de connaître les vrais principes du yoga.Et voici que nous leur apportons des textes essentiels, dans la traduction d'un des meilleurs indianistes français, M. Jean Varenne, professeur à l'université d'Aix. Eclairés par une substantielle introduction, qui élucide l'histoire et le contenu de la notion, les Upanishads du yoga, tant bien que mal intégrées dans ce canon védique qu'en un sens elles tendent à miner, se présentent comme des poèmes spéculatifs et didactiques rédigés en sloka (strophes de quatre octosyllables un peu lâches de facture). L'essentiel ici n'est pas la métrique, évidemment, mais les idées, la méthode: l'ensemble des techniques permettant de trancher les liens qui retiennent l'âme captive. Cet oiseau migrateur souffre en captivité. On suivra avec profit le cheminement qui conduit du retrait des sens à la contemplation, de celle-ci au recueillement parfait, avant d'atteindre à l'autonomie absolue. Pas de subitisme, par conséquent, dans cette doctrine. Un gradualisme attentif, méticuleux, plutôt. Nous sommes loin du Yoga pour lui, pour elle, pour tous. Voici le yoga pour ceux qui le méritent.