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La professionnalisation par l'expérience des enseignants sans formation initiale au Gabon
Moussavou Guy ; Ardouin Thierry
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343039343
Cet ouvrage traite de la problématique de la professionnalisation par l'expérience des enseignants avec peu ou sans formation initiale au Gabon, à travers la question des ressources qu'ils mobilisent pour faire la classe. Ce travail part de l'hypothèse que les enseignants avec peu ou sans formation initiale utilisent des ressources hétérogènes pour se professionnaliser. Basée sur une analyse déductive, cette recherche met en évidence les logiques multiples de la professionnalisation, dont la logique de l'action qui caractérise la formation sur le tas, renvoie à la professionnalisation par l'expérience de ces enseignants. Ainsi, cette logique est à mettre en lien avec ce que Raymond Bourdoncle qualifie d'approche de bricoleur, d'ouvrier, d'artisan ou d'artiste, et qu'Albert Bandura nomme apprentissage vicariant. Cet apprentissage social se caractérise aussi par un travail collectif partagé où, au sein d'un établissement scolaire, les enseignants novices expérimentent de nouvelles manières de faire la classe et s'approprient ainsi l'expérience de leurs pairs chevronnés. Cet apprentissage social est à inscrire dans une vision interactionniste qui suppose que ce sont les individus, dans la mise en oeuvre de leurs intentions et de leurs pratiques, qui définissent le champ de la professionnalisation et participent de son processus de développement.
Ernest Nguong Moussavou nous livre ici un témoignage accablant sur la monstruosité des élites politiques héritières du colonialisme français, mais aussi de l'archaïsme politique en Afrique. Le livre entre dans les arcanes sanglants des palais des despotes africains et débusque les pratiques honteuses qu'ils perpétuent en plein XXIe siècle au grand dam des peuples et des droits humains. Ernest Nguong Moussavou donne une intelligibilité à ce qui échappe souvent aux analystes et aux acteurs citoyens qui veulent changer l'Afrique. Il nous invite à contempler l'abîme de la déchéance humaine afin de nous préparer à tourner le dos résolument au malheur, pour le bien-être et la dignité des générations actuelles et futures. Citons l'auteur : " Ils sont arrivés au pouvoir, soit par la force, soit par des artifices concoctés par des puissances étrangères, mais jamais avec l'assentiment de leurs peuples. Ils ont pillé, assassiné, massacré leurs populations, puis manipulé leur constitution et faussé les élections pour perpétuer leurs pouvoirs maléfiques et assouvir leur soif insatiable de richesses. Ils amassent à l'étranger, au détriment de leur propre pays, les fruits de leurs rapines. Depuis les indépendances, les Africains, assis sur d'immenses richesses, s'enfoncent chaque jour davantage dans la misère, ou sont contraints à l'exil. Aucun terme ne saurait suffire pour qualifier ces monstres qui nous gouvernent depuis plus de cinquante ans ".
L'auteur propose une lecture panoramique et critique du fonctionnement des prisons africaines en général et gabonaises en particulier, et du vécu carcéral et post-carcéral du détenu. Le risque le plus probable est de voir le détenu rechuter dans l'univers "prisonniériste", du fait de difficultés de tous ordres, consécutives à la non préparation à une libération durable et à l'absence de politique pénale véritable.
Quels sont les processus et mécanismes qui ont prévalu à la création de l'université nationale du Gabon (UNG), université mère devenue université Omar Bongo (UOB) en 1978 ? Quelles sont les origines des déstructurations et restructurations qui ont donné naissance aux deux autres universités : l'université des sciences et techniques de Masuku (USTM) et l'université des sciences de la santé (USS) ? L'analyse sociologique révèle le caractère impromptu et contingent de ce système universitaire, y compris celui de la recherche scientifique nationale construit à travers le Centre national de recherche scientifique et technologique (CENAREST).
Ce livre s'adresse à un large public désireux d'approfondir ses connaissances concernant les problématiques liées aux mobilités, aux migrations, à l'exil et à l'altérité. L'ouvrage se caractérise par sa transdisciplinarité et couvre de multiples spécialités, de la littérature au cinéma et aux arts plastiques jusqu'à la sociologie et à la psychologie. Il croise des études académiques et des témoignages afin de proposer une réflexion singulière dans le domaine novateur et hybride de la recherche-action. Entre récits de vie, témoignages, oeuvres littéraires et artistiques, ce sont des problématiques de mémoire, de domination, de violence et de résistance qui sont au coeur de cet ouvrage. Le collectif Migrations et Altérités, à l'origine de ces recherches, est un groupe interdisciplinaire basé à Aix Marseille Université. Il explore une pensée de l'altérité et de l'exil inscrite dans la réalité du monde et élaborée selon une démarche collective et participative. Cette approche a permis de confronter certaines notions et réflexions à un terrain, aux acteurs sociaux et surtout, aux personnes migrantes elles-mêmes, dans la perspective d'expérimenter de nouvelles modalités de formation et de création, aux retombées multiples et réciproques : somme mute, à élaborer une pensée en actes.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.