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Introduction aux existentialismes
Mounier Emmanuel
PU RENNES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782753510753
Voici la réédition attendue d'un très grand livre d'Emmanuel Mounier paru en 1947 sous le titre modeste de Introduction aux existentialismes". C'est en ces termes particulièrement chaleureux que Manuel de Dieguez accueillait en 1961, dans les colonnes du journal Combat, la cinquième réimpression du livre de Mounier initialement paru en 1946 chez Gallimard. "Ce qui fait, ajoutait-il, la valeur de ce petit traité, ce n'est pas seulement la supérieure clarté et la simplicité qui naissent d'une maîtrise totale du sujet, c'est surtout la critique des thèmes existentialistes". On ne pouvait plus clairement exprimer le sens d'un propos qui vise, d'abord, à réinscrire cette philosophie "nouvelle" dans la continuité d'une tradition plus ancienne remontant à Pascal et sans doute au-delà, et ensuite, à faire ressortir la singularité de l'approche personnaliste de tonalité elle-même existentialiste et pourtant, sur des points fondamentaux, en désaccord foncier avec les analyses sartriennes. Un débat vigoureux mené avec autant d'honnêteté que de clarté dans un essai aujourd'hui encore inégalé.
Résumé : Emmanuel Mounier, né le 1er avril 1905 à Grenoble et mort le 22 mars 1950 à Châtenay-Malabry, est un philosophe catholique français, fondateur de la revue Esprit et à l'origine du courant personnaliste en France. Ces "Carnets de route" rassemblent des articles qui ont trait à la politique, largement entendue. Leur choix et leur groupement ont été faits à partir d'un plan qu'Emmanuel Mounier lui-même avait ébauché peu de temps avant sa mort ; si ce plan s'écarte de la chronologie, c'est qu'il s'agissait moins de retracer l'histoire d'un itinéraire politique que de reprendre des textes qui conservent aujourd'hui tout leur sens - qui parfois même acquièrent une plus pleine valeur d'enseignement. Certains de ces textes ont été écrits en collaboration. Il faut entendre par là une collaboration plus politique que littéraire. Mounier, en effet, se chargeait ordinairement de la dernière rédaction, mais celle-ci était la synthèse réelle des premiers projets, ainsi que des suggestions et des objections qui lui avaient été présentées. Extrait : " LA GENERATION CHRETIENNE QUI SUIVIT LA GUERRE DE 14, enfin à l'aise dans la démocratie bourgeoise européenne (juste à temps quand celle-ci rendait le souffle), partit à la conquête de son époque suivant les voies traditionnelles : plus d'adhérents, plus d'organismes, plus de pouvoir. Apparemment, cet effort généreux et dévoyé réussissait en vingt ans, avec le "retour des élites" , le gonflement de l'Action Catholique, l'avènement au pouvoir des partis démocrates chrétiens. Les hommes de soixante-quinze ans rappellent leur jeunesse difficile et chantent victoire".
Résumé : Dans la lucidité, la liberté et la conversion totale de soi-même, Emmanuel Mounier a entendu participer à la transformation du monde et en même temps jouer pleinement son rôle de laïc chrétien, traçant ainsi la voie à ceux qui cherchent à faire de la foi chrétienne la source même de leur action la plus temporelle. Mais ce n'est pas pour Emmanuel Mounier une harmonie facile que cette double dimension de l'existence humaine : il l'a nommée lui-même un "optimisme tragique" ; toute son oeuvre témoigne de ce lien en lui entre le combat et l'espérance, entre la fidélité et la liberté, pour réaliser ce qu'il a appelé "un engagement total dans une libération continue". On trouvera ici l'expression de la vie profonde qui constituait le secret de cette pensée et de cette action. Ces textes sont le témoignage d'un "chrétien debout" qui, "face à face avec Dieu", entend mener, dans l'unité vécue de sa foi et de ses oeuvres, une action indissociable dans le monde et dans l'Eglise.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.