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Ted Hughes. La langue rémunérée
Moulin Joanny
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782738480255
Ted Hughes n'a pas de son vivant obtenu en France la renommée qu'il méritait. En Angleterre, cependant, son œuvre puissante, sa voix grave et passionnée, lui ont valu une reconnaissance croissante et internationale, qui fait de lui l'un des plus grands poètes du XXe siècle. C'est que, par-dessus le modernisme défunt, Hughes fut avant tout l'héritier des Romantiques, dont il a voulu parachever le lent travail de guérison de cette dissociation de la sensibilité, que T. S. Eliot repérait à l'orée de l'époque moderne. En cela, il a emprunté une voie comparable à celle de certains poètes de langue française, comme Jaccottet ou Bonnefoy. Dans un contexte d'idées plus empreint de psychologie junguienne que de psychanalyse, anthropologue de formation, il partagea pourtant, en son temps, les préoccupations plus continentales du structuralisme. Au centre silencieux de sa poésie se cache son aventure intellectuelle avec Peter Brook, pour l'invention d'Orghast, et leur recherche New-Age de ce qu'Artaud appelait une langue d'avant les mots. Or, c'était redonner à la poésie cette mission, que déjà lui assignait Mallarmé, de rémunérer le défaut des langues.
Je ferai de mon mieux... " C'est par ces mots qu'à l'âge de onze ans, Victoria accueillit la nouvelle de son accession au trône britannique. Point d'exultation, point de fanfaronnade à l'idée de régner, mais une ferme résolution qui n'ignorait ni les difficultés ni la grandeur de la tâche. Pourtant, quand en 1837, tout juste âgée de dix-huit ans, elle devint reine du Royaume-Uni, elle tint à monter seule sur le trône, rejetant l'influence de sa mère et des conseillers que celle-ci cherchait à lui imposer. Forte du soutien éclairé de son mari le prince Albert, bientôt mère d'une très nombreuse famille, c'est avec passion qu'elle exerça son métier de reine, n'épargnant aucun effort pour exalter le rayonnement de la monarchie constitutionnelle et exercer un pouvoir politique réel. Victoria, impératrice des Indes, " grand-mère de l'Europe ", régna près de 65 ans (moins désormais qu'Elisabeth II) et son image se confond, aujourd'hui plus que jamais, avec celle de son siècle. Elle est devenue au fil du temps, l'immense icône d'un Empire britannique à son apogée. C'est la vie surprenante de cette femme au caractère bien trempé, souvent exaltée derrière une façade volontairement austère, que Joanny Moulin nous invite à découvrir. En racontant la vie de Victoria, il fait revivre sous nos yeux un siècle d'histoire britannique.
You are simply the best of British." Ces mots de Tony Blair adressés à la souveraine du Royaume-Uni résument bien ce qu'est, à nos yeux, Elisabeth II: une icône. Etrange destin pour une femme que sa naissance ne prédisposait pas à régner. L'abdication de son oncle Edouard VIII en 1936, en plaçant son père sur le trône, a fait d'elle l'héritière de la Couronne et l'a mise comme malgré elle, à dix ans, sur le devant de la scène. Elle ne l'a plus quitté. Elisabeth II est devenue reine en 1952: voilà soixante ans qu'elle incarne l'une des plus vieilles monarchies du monde. Churchill fut son mentor; elle a côtoyé de Gaulle, Kennedy et Nehru; elle a régné sur l'Angleterre des Swinging Sixties et des Beatles, sur celle de Margaret Thatcher et des Sex Pistols; à l'époque de Barack Obama et de Vladimir Poutine, c'est toujours elle qui en occupe le trône. Imperturbable, s'étant toujours efforcée malgré les brus capricieuses, les divorces retentissants et les intrusions de la presse à scandale de maintenir le prestige de la royauté, Elisabeth fascine. Lire aujourd'hui sa biographie, c'est traverser un siècle d'histoire britannique, et suivre les mutations profondes d'un peuple et d'une société; c'est aussi tenter de découvrir la clé d'un mystère: comment a-t-elle pu demeurer à la fois si profondément anachronique et si absolument immuable?
Le surcroît de discours critiques que l'obtention du prix Nobel de littérature en 1995 a valu à la poésie de Seamus Heaney, tout en lui apportant la plus grande notoriété, a aussi contribué au renforcement d'une clôture thématique qui ne rend pas entièrement compte de son entreprise. Cet essai s'appuie sur les lectures critiques existantes, mais les porte au contact d'une plus large palette théorique, afin de montrer davantage la profondeur d'une voix qui se diffracte, déborde, et se produit constamment en avant d'elle-même et au-dessus des discours, dans une jubilation sensible de ses influences. Il apparaît alors que ce poète n'a rien de monolithique, mais que ses périodes successives produisent une écriture en mouvement, délogeant et traduisant sans cesse ses traces, faite de feintes et de camouflages, dont l'efficacité performative souterraine tient tout de sa capacité subtile à leurrer les classifications des idéologues. Lire Heaney, c'est nécessairement, quoique peut-être de façon tout à la fois plus sourde et plus trouble que les apparences n'engagent à l'admettre, ressentir de nouveau comment la poésie demeure une force qui fait bouger les choses.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.