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L'abeille et l'économiste
Moulier Boutang Yann
CARNETS NORD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782355360305
Pour nombre de nos contemporains, la finance est devenue scandaleuse, voire délictueuse. Dans le dictionnaire des idées reçues de notre temps, elle est immanquablement opposée à l'économie dite "réelle", industrielle ou commerçante. Et rendue responsable du chaos présent. Cependant, la crise actuelle n'est pas que financière, mais aussi économique, sociale et environnementale, marquant une rupture et une bifurcation par rapport au modèle capitaliste qui a conquis la planète à partir du siècle. C'est dans cette révolution en cours que nous entraîne le présent ouvrage, tout à la fois une petite histoire de la finance, une analyse de la crise contemporaine et une tentative de prospective. Nous sommes en train de basculer d'une économie de l'échange et de la production à une économie de pollinisation et de contribution. D'où ce titre: "L'abeille et l'économiste". Les abeilles font bien plus que produire du miel: elles pollinisent, c'est-à-dire qu'elles diffusent, gratuitement, la vie. Cette métaphore écologique aide Yann Moulier Boutang à explorer les pistes de refondation d'une économie dont le modèle dominant est largement discrédité et moribond.
Si, de tous les maîtres penseurs des années soixante, Louis Althusser (1918-1990) fut sans conteste le plus mythique, son influence reste, pour l'essentiel, une énigme. Par quelle sorte de séduction cet universitaire sans carrière put-il, Rue d'Ulm, former plusieurs générations d'intellectuels? Et pourquoi ce communiste atypique voulut-il, toujours, concilier son goût de la liberté et son appartenance à un parti stalinien? Quand, en 1980, Louis Althusser étrangla sa femme, on comprit alors qu'il habitait, et depuis longtemps, sa propre folie. Mais sait-on seulement ce que signifie la folie d'un philosophe? C'est à cette question que tente de répondre cette biographie, dont Louis Althusser lui-même facilita le projet.De l'enfance à l'École normale, de l'enracinement catholique au marxisme, de Machiavel à Hegel, et du royalisme à la démence, on trouvera ici toutes les vies, toutes les légendes d'un homme illustre et mystérieux, adulé et détesté. À travers cette biographie - dont la première partie va de 1918 à 1956 -, il s'agira aussi et bien sûr de ressusciter une époque de tumultes et de désarrois.Cette première partie est publiée au Livre de Poche en deux tomes. Le second tome s'intitule: 1945-1956: Ruptures et plis.
Résumé : La constitution du salariat recèle quelques énigmes théoriques de taille. En généralisant le travail salarié, le capitalisme se présente par rapport aux systèmes qui l'ont précédé comme porteur de liberté. Mais il consacre une dépendance sur le plan économique, même si elle s'opère entre des personnes " libres " juridiquement. La tension entre capitalisme et démocratie se manifeste dès l'accumulation primitive et réapparaît sans cesse. Historiquement, le salariat libre n'est du reste que la pointe émergée de l'iceberg du travail dépendant. L'esclavage des plantations, le second servage, le travail sous contrat des migrants, le travail forcé colonial, ou concentrationnaire, sont des anomalies récurrentes ou durables. Le Mouvement Ouvrier ne réclama-t-il pas dans ses statuts l'abolition de l'esclavage du salariat ? Comment peut-on expliquer que l'essor du capitalisme ?uvre tout à la fois à la construction du contrat " normal " de travail et aux dispositifs contraires de l'esclavagisme ? Ce livre propose une réponse : la recherche du contrôle de la fuite des serfs, des esclaves, des engagés, des pauvres représente l'élément majeur qui a déterminé la naissance du marché du travail aussi bien libre que non libre. La fuite des travailleurs est le ressort de la création et de la destruction des institutions du marché du travail, mais aussi celui de la concurrence capitaliste et de l'accumulation. La rupture unilatérale de l'engagement de travail apparaît comme le point sensible à explorer si l'on veut comprendre les véritables sujets collectifs de l'histoire comme de l'économie, et réintégrer l'âge classique dans l'histoire globale du capitalisme et de l'économie-monde. Reconstruite à partir de l'analyse économique, l'histoire raisonnée du marché, de la liberté, de l'Etat moderne et des politiques publiques à l'égard des pauvres ou des migrants qui se trouve reconstruite s'avère très différente du tableau de la Grande Transformation de Polanyi. Certains concepts cardinaux de l'économie politique, certains repères de l'histoire et du droit du travail se trouvent ainsi profondément réinterprétés : la rente foncière, le mouvement des clôtures, la prolétarisation, l'abolition des corporations, le sens des lois sur les pauvres, la " frontière " américaine, l'apparition du marché du travail, la pertinence de " l'armée industrielle de réserve ", l'articulation des modes de production. Les fondements du contractualisme du XVIIIe siècle, la déduction de la liberté à partir de la propriété, et du sujet politique à partir du contrat n'en sortent pas indemnes non plus.
Moulier Boutang Yann ; Alliez Eric ; Fromanger Gér
Biopolitique, capitalisme cognitif, expérimentation, différentialisme, hacktivisme, Empire, multitude(s), postmédia, postcolonial... Voilà des mots qui s'invitent aujourd'hui dans la pensée et le débat public.Voilà quelques-uns des concepts déployés depuis sa création, en l'an 2000, dans la revue Multitudes, revue dont cette anthologie propose un formidable échantillon: ses 600 pages regroupent, organisées en vingt-trois rubriques, quatre-vingt-dix contributions, rédigées ou créées par soixante-neuf auteurs et artistes différents, afin de rendre compte du travail accompli à ce jour par les collaborateurs occasionnels et réguliers de Multitudes.L'ensemble, accompagné d'une sélection d'articles disponibles sur le site Internet MULTITUDES WEB, constitue une manière d'introduction au contemporain dans les domaines artistique, philosophique et politique, et une fenêtre ouverte sur la culture numérique qui émerge aujourd'hui.Il s'agit ici de se porter aux frontières de la recherche et de l'innovation intellectuelle et politique. Il s'agit de penser les transformations du temps présent. Des mots nouveaux - postcommuniste, postsocialiste, postcolonial - viennent donc nommer dans ces pages des situations nouvelles, sans jamais céder pour autant à la confusion du postmoderne.En bref, le lecteur trouvera dans Politiques des multitudes un aperçu incisif de ce qui se bricole dans la tête des uns et des autres à l'âge de l'Empire.
Marc Ferro a eu mille vies. Historien et homme engagé, il est à la fois témoin et acteur de ce siècle tourmenté que fut le XXe: la Résistance, l'Algérie française, la décolonisation, le retour du gaullisme, Mai 1968, les courants intellectuels qui ont marqué la France. Il enseigne à Oran dans les années 1950, dirige aux côtés de Fernand Braudel les Annales, revue phare d'une époque brillante, varie les champs de recherche, découvre et analyse les racines du totalitarisme en URSS, se passionne pour les deux guerres mondiales, invente la discipline "Cinéma et Histoire" en ce siècle d'images, fabrique aussi des documentaires et anime pendant douze ans, sur La Sept puis Arte, Histoire parallèle, série d'émissions devenue culte dans laquelle il dévoile et commente des archives filmées de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont ces mille vies que livre ici Marc Ferro, avec moult portraits et anecdotes personnelles. Son oeuvre et ses principaux terrains de recherche servent de fil rouge à cette traversée d'un siècle passionnant où il déambule à sa façon, entre naïveté et empathie.
Le zinc, la table et le fourneau sont des scènes irremplaçables pour dérouler nos vies, créer des instants minuscules comme des jalons mémorables. On peut tout dire, tout entendre en cassant la graine ou en confectionnant une sauce béchamel. On se confie rarement dès l'oeuf-mayonnaise, plus souvent en attaquant l'onglet à l'échalote ou en s'attardant sur la crème brûlée. Partager un plat est une invitation à l'hospitalité des corps et des âmes. Et cuisiner, le plus court chemin pour écouter, sentir, voir, toucher et goûter l'autre. En racontant des histoires de cuisine, Jacky Durand donne faim de bonnes choses et envie de passer un moment autour d'une assiette, de se lancer pour de vrai et d'y mettre du coeur pour que la cuisine soit affaire de sentiments.
Nous sommes tous religieux sans le savoir. Pire encore: parce que nous ne voulons pas le savoir! C'est cet aveuglement paradoxal qui fonde la raison contemporaine. Ce livre, conçu comme un polar métaphysique et théologique, traque des indices, des traces: la marque du sacré dans des textes ou des arguments qui se prétendent uniquement rationnels. Avec la rigueur du logicien, mais aussi la passion du polémiste, Jean-Pierre Dupuy réveille les esprits empêtrés dans leur idéologie. La catastrophe (écologique, nucléaire, nano-bio-technologique...) a commencé, mais notre refus du religieux nous empêche de la voir. Seule une perspective apocalyptique nous permet de comprendre que c'est le sacré qui nous a constitués. La désacralisation du monde nous apparaît ainsi pour ce qu'elle est: un processus inouï qui peut nous laisser sans protection face à notre violence, mais qui peut également déboucher sur un monde où la raison ne serait plus l'ennemie de la foi. Autobiographie intellectuelle, mais aussi analyse lucide des détraquements en cours, qui tous s'enracinent dans notre refus de voir le pire, ce livre s'ouvre par une interprétation de la panique financière de 2008; il se poursuit par une démystification des grandes formes de la rationalité moderne, incapables de gérer ce sacré qu'elles refoulent; il se clôt enfin, dans une mise en abyme vertigineuse, sur une méditation autour de Vertigo, le chef-d'oeuvre d'Alfred Hitchcock. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Dupuy, ancien professeur à l'Ecole polytechnique, enseigne à l'Université Stanford. Il est notamment l'auteur de: L'Enfer des choses; René Girard et la logique de l'économie (avec Paul Dumouchel, 1979); Le Sacrifice et l'envie (1992); Pour un catastrophisme éclairé (2002); La Panique (2003); Petite métaphysique des tsunamis (2005).
La question de la prise en charge du quatrième âge est depuis quelque temps le nouveau cheval de bataille du gouvernement français. Alors que s?annonce en début d?année 2012 un grand débat sur le sujet, un professionnel du secteur a souhaité apporter sa pierre à l?'édifice, nous offrant une vision positive mais réaliste du grand âge. Pascal Champvert, qui baigne dans le milieu des maisons de retraite depuis 25 ans, décortique ici sans concessions le système existant et les alternatives à disposition des particuliers. Économie du quatrième âge, bienfaits et méfaits du maintien à domicile, choix d'?une maison de retraite? Des réflexions qui mettent toujours la personne âgée au centre, avec ses besoins et ses envies, et cassent nos idées reçues sur l'aide à l'autonomie. En somme, un véritable plaidoyer pour que changent les valeurs de la France et que les « vieux » soient enfin considérés comme des citoyens dignes à part entière.