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MONDIALISATION ET DELOCALISATION DES ENTREPRISES. 3E ED.
MOUHOUD EL MOUHOUB
LA DECOUVERTE
11,60 €
Épuisé
EAN :9782707169051
Vers la fin des années 1990, durant la période d'euphorie boursière, le débat public portait sur l'«horreur économique» de la mondialisation. Depuis le début des années 2000, le débat se focalise sur les délocalisations vers les pays à bas salaires susceptibles d'emporter l'ensemble des activités productives, y compris les services et la R&D, et de détruire également des emplois qualifiés. Ce sujet est l'objet de controverses et de divorces entre les représentations médiatiques et les analyses des économistes. Il fait également l'objet d'une certaine instrumentalisation par les différents acteurs publics et privés.Il faut reconnaître que les analyses économiques apparaissent trop nuancées comparées aux discours simples véhiculés par les médias. Ainsi, à la question «la mondialisation détruit-elle nos emplois et nos exportations?», la réponse de l'économiste est souvent ambiguë: «Elle détruit des emplois au niveau microéconomique et au niveau local (dans certaines régions) et plutôt à court terme, mais tout cela se compense au niveau macroéconomique et plutôt à long terme.» Il ajoute: «Rien de toute façon ne garantit que les emplois détruits par la délocalisation auraient survécu à la compétition internationale! Si, du fait de la concurrence internationale, les emplois devaient disparaître, c'est que les structures productives ne sont pas adaptées face à la mondialisation.» Finalement, parce qu'il tient compte de la dimension temporelle, l'économiste anticipe les effets positifs, en retour, de la délocalisation: l'amélioration de la compétitivité, de la croissance, des firmes plus efficaces, plus performantes.
Résumé : Depuis les années 1980, le capitalisme connaît une profonde mutation, attribuée en général à la montée en puissance de la finance, devenue force planétaire, et aux nouvelles technologies, qui ont fait entrer les économies industrielles dans la " société de la connaissance ". Pour beaucoup, ce nouveau capitalisme devait profiter à tous ; une vision optimiste brutalement démentie par la crise de 2007-2008. Car les nouvelles technologies favorisent la circulation des idées et de l'information, mais de manière très inégale selon les pays, contribuant à creuser les écarts. Quant à la finance moderne, si elle facilite le développement d'innovations technologiques telles qu'Internet, elle est aussi à l'origine de l'instabilité de nos économies. Dans cet essai, El Mouhoub Mouhoud et Dominique Plihon montrent ainsi ce que les crises doivent à la contradiction majeure entre l'impatience des financiers et l'horizon long de l'accumulation des connaissances. Et ils proposent une vision originale du capitalisme mondialisé : loin d'un " monde plat " mettant en relation les territoires et les travailleurs grâce aux nouvelles technologies de l'information, ce dernier se caractérise toujours plus par l'accaparement des connaissances et des ressources au profit d'une minorité de régions et d'acteurs. D'où un appauvrissement paradoxal des connaissances et de leur diffusion. Les auteurs explorent alors les conditions d'une alternative pour l'après-crise.
La croissance économique des pays du Sud de la Méditerranée est affectée par le développement insuffisant des capacités d'innovation technologiques, organisationnelles et socio-institutionnelles. Les articles de ce numéro cherchent à examiner la faible entrée de ces pays dans l'économie de la connaissance à travers les problèmes de formation et d'utilisation du capital humain et les mécanismes de productivité. (Des articles en français et en anglais).
À l?heure où les effets de la mondialisation affectent des secteurs de plus en plus larges de l?économie, provoquent une demande de protection des travailleurs et des territoires et incitent les gouvernements à promouvoir la production nationale, voici une analyse précise des logiques, de l?ampleur et des véritables effets de la mondialisation des entreprises et de la délocalisation des activités. Les firmes multinationales cherchent d?abord à accéder à des marchés dynamiques sous la forme d?investissements directs à l?étranger et de fusions-acquisitions. Elles recherchent aussi des conditions de coûts de production favorables en développant des opérations de délocalisations sous la forme de sous-traitance internationale ou d?outsourcing. Quels sont les effets de ces différentes logiques de délocalisation sur la compétitivité, l?emploi, le commerce et les avantages technologiques des pays développés? Pourquoi les destructions d?emplois par les délocalisations dans certaines régions ne sont-elles pas vraiment compensées au niveau macroéconomique? Ce livre répond à ces questions en mobilisant les analyses théoriques et empiriques les plus récentes et insiste particulièrement sur les changements en cours. La fragmentation de la chaîne de valeur des industries de main-d??uvre est-elle contrainte par la hausse des coûts de transport et des coûts salariaux dans des pays émergents comme la Chine? Comment expliquer le mouvement inverse de relocalisation des activités dans les pays d?origine? Peut-il se traduire par une réindustrialisation des pays qui ont subi la désindustrialisation? Les politiques publiques de lutte contre les délocalisations et de soutien à la relocalisation sont-elles efficaces? En même temps, comment interpréter la montée des firmes multinationales des pays émergents?
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !