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Mondialisation et délocalisation des entreprises. 4e édition
Mouhoud El Mouhoub
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707176431
À l?heure où les effets de la mondialisation affectent des secteurs de plus en plus larges de l?économie, provoquent une demande de protection des travailleurs et des territoires et incitent les gouvernements à promouvoir la production nationale, voici une analyse précise des logiques, de l?ampleur et des véritables effets de la mondialisation des entreprises et de la délocalisation des activités. Les firmes multinationales cherchent d?abord à accéder à des marchés dynamiques sous la forme d?investissements directs à l?étranger et de fusions-acquisitions. Elles recherchent aussi des conditions de coûts de production favorables en développant des opérations de délocalisations sous la forme de sous-traitance internationale ou d?outsourcing. Quels sont les effets de ces différentes logiques de délocalisation sur la compétitivité, l?emploi, le commerce et les avantages technologiques des pays développés? Pourquoi les destructions d?emplois par les délocalisations dans certaines régions ne sont-elles pas vraiment compensées au niveau macroéconomique? Ce livre répond à ces questions en mobilisant les analyses théoriques et empiriques les plus récentes et insiste particulièrement sur les changements en cours. La fragmentation de la chaîne de valeur des industries de main-d??uvre est-elle contrainte par la hausse des coûts de transport et des coûts salariaux dans des pays émergents comme la Chine? Comment expliquer le mouvement inverse de relocalisation des activités dans les pays d?origine? Peut-il se traduire par une réindustrialisation des pays qui ont subi la désindustrialisation? Les politiques publiques de lutte contre les délocalisations et de soutien à la relocalisation sont-elles efficaces? En même temps, comment interpréter la montée des firmes multinationales des pays émergents?
Dardot Pierre ; Laval Christian ; Mouhoud El Mouho
Résumé : Le nom de Marx donne aujourd'hui lieu à d'étranges renversements. Tandis que certains libéraux rendent des hommages appuyés à l'auteur du Capital, nombreux sont ceux qui à gauche ne savent que faire d'un héritage jugé encombrant. L'indifférence feinte, le dogmatisme, tout comme la volonté d'ignorer, reconduisent les errements du passé et perpétuent l'impasse actuelle. C'est le mérite de Michael Hardt et d'Antonio Negri que de refuser une telle attitude en entreprenant de réviser le marxisme d'une façon créatrice et originale. Empire et Multitude marquent en effet un moment important dans le réveil d'une pensée radicale. Ces deux livres frappent par leur ambition de repenser le passage au communisme à un moment où les mots de " révolution " ou de " communisme " paraissent frappés d'un discrédit irrémédiable. Sauver Marx ? restitue la cohérence théorique de ce nouveau marxisme, en remontant à ses sources et en mettant en évidence ses limites : difficulté de penser le sujet politique à l'ère de la mondialisation, reconduction de la thèse d'un " moteur " de l'histoire, conception unilatérale des mutations de l'ordre productif. De telles limites renvoient à celles du marxisme lui-même : aussi est-il vain de vouloir sauver Marx des difficultés de sa propre pensée. Pour les auteurs de ce livre, qui entend renouer avec la meilleure tradition de la discussion théorique et politique, ce que désigne toujours le nom de Marx - la critique rigoureuse du capitalisme - ne saurait donc être confondu avec le marxisme comme discours sur l'Histoire.
Les pays du Sud de la Méditerranée sont confrontés à différentes questions concernant leur développement régional et industriel, l'amélioration de leurs performances productives, la réduction des inégalités de revenu. Elles sont fondamentales pour saisie l'impact sur leur économie de la libéralisation commerciale.
Vers la fin des années 1990, durant la période d'euphorie boursière, le débat public portait sur l'«horreur économique» de la mondialisation. Depuis le début des années 2000, le débat se focalise sur les délocalisations vers les pays à bas salaires susceptibles d'emporter l'ensemble des activités productives, y compris les services et la R&D, et de détruire également des emplois qualifiés. Ce sujet est l'objet de controverses et de divorces entre les représentations médiatiques et les analyses des économistes. Il fait également l'objet d'une certaine instrumentalisation par les différents acteurs publics et privés.Il faut reconnaître que les analyses économiques apparaissent trop nuancées comparées aux discours simples véhiculés par les médias. Ainsi, à la question «la mondialisation détruit-elle nos emplois et nos exportations?», la réponse de l'économiste est souvent ambiguë: «Elle détruit des emplois au niveau microéconomique et au niveau local (dans certaines régions) et plutôt à court terme, mais tout cela se compense au niveau macroéconomique et plutôt à long terme.» Il ajoute: «Rien de toute façon ne garantit que les emplois détruits par la délocalisation auraient survécu à la compétition internationale! Si, du fait de la concurrence internationale, les emplois devaient disparaître, c'est que les structures productives ne sont pas adaptées face à la mondialisation.» Finalement, parce qu'il tient compte de la dimension temporelle, l'économiste anticipe les effets positifs, en retour, de la délocalisation: l'amélioration de la compétitivité, de la croissance, des firmes plus efficaces, plus performantes.
Qui sont les acteurs de l'immobilier ? Quels sont ses produits, ses marchés, son histoire ? Quelles sont les grandes étapes d'une opération immobilière, de la prospection foncière à la commercialisation de l'actif ? En quoi consistent les gestions stratégique, opérationnelle, technique et juridique d'un bâtiment ? Comment investir dans l'immobilier et obtenir un financement ? Complet et opérationnel, cet ouvrage constitue une véritable référence en immobilier. Il expose les stratégies d'investissement et le management de projet, ainsi que les techniques financières et de construction. Parfaitement à jour, il intègre l'évolution des attentes des utilisateurs, des pratiques professionnelles, les réglementations les plus récentes et des données chiffrées actualisées. La 5e édition est enrichie de développements inédits sur : les conséquences des crises sanitaire et financière depuis 2020 ; l'intelligence artificielle ; l'immobilier durable ; les parcs d'activité.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.