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Hégémonie et stratégie socialiste. Vers une radicalisation de la démocratie
Mouffe Chantal ; Laclau Ernesto ; Abriel Julien
PLURIEL
10,80 €
Épuisé
EAN :9782818505861
Dès sa première publication en anglais en 1985, ce livre a suscité de nombreuses discussions et controverses, toujours pas apaisées. Penseurs à l'origine du mouvement post-marxiste, Ernesto Laclau et Chantal Mouffe y défendent une vision de l'émancipation conçue comme " radicalisation de la démocratie ". L'émergence de nouvelles luttes sociales et politiques, en lien avec les transformations du capitalisme, a rendu l'approche théorique qu'ils proposent plus pertinente que jamais pour envisager un projet de gauche capable de fédérer les demandes de la classe ouvrière et celles d'autres mouvements sociaux (féministes, antiracistes, écologistes, LGBT...). Au moment où la crise de l'hégémonie néolibérale peut ouvrir la voie à des solutions autoritaires, ce texte fondateur fournit les bases philosophiques permettant de poser les questions politiques essentielles pour concevoir une stratégie populiste de gauche.
Mouffe Chantal ; ERREJON Iñigo ; Brustier Gaël ; D
Résumé : Comment la gauche peut conquérir le pouvoir à nouveau ? Que signifie le terme de populisme ? Quel est l'avenir de la démocratie libérale ? Comment définir une nouvelle lutte des classes ? Qui sont les nouveaux opprimés et les nouveaux oppresseurs ? C'est à ces questions et bien d'autres que répondent deux des personnalités les plus célèbres de la gauche : la philosophe Chantal Mouffe et le co-leader de Podemos Inigo Errejon. Dans ce livre d'entretiens, ils reviennent sur les expériences de la gauche en Amérique latine, sur la victoire de Syriza en Grèce, sur l'entrée au parlement de Podemos, et plus généralement sur la montée des extrêmes et les opportunités pour les gauches radicales en Europe. Ce livre, c'est aussi une analyse lumineuse des nouveaux rapports de force au sein des régimes occidentaux : consensus au centre et populisme à droite ; renouveau du chef charismatique ; bataille culturelle ; retour des nations. Un livre événement et indispensable pour comprendre la nouvelle ère démocratique de ce siècle commençant.
Résumé : Au moment où les partis populistes remportent des succès déconcertants dans les sociétés libérales occidentales, en Autriche, en Italie, aux Etats-Unis... , nul ne saurait douter que nous traversons aujourd'hui ce que Chantal Mouffe appelle un "moment populiste" , qui s'explique par la désaffection croissante envers les partis de gouvernement traditionnels et la défiance envers la chose politique dans son ensemble. Après L'illusion du consensus, la gauche progressiste que défendait l'auteure, capable de revitaliser la démocratie et de rétablir un espace où s'expriment les conflits, doit désormais se reconstruire ; et il semble bien qu'elle n'ait d'autre choix que d'adopter, elle aussi, une "stratégie populiste" . Mais attention, par "populisme de gauche" , il faut entendre la stratégie qui vise à construire une frontière entre "le peuple" et l' "oligarchie" , la seule frontière politique qui vaille, comme l'avance Chantal Mouffe dans ce texte aux allures de véritable manifeste.
Résumé : Le Paradoxe démocratique est l?ouvrage de Chantal Mouffe le plus lumineux et le plus accessible sur les aspérités, les fractures et les disparités de la démocratie. Situant ses analyses au coeur des débats sur la démocratie libérale moderne, elle s?attaque à John Rawls, Jürgen Habermas et au consensus de la politique de la "troisième voie" pour démontrer en quoi leurs conceptions de la démocratie sont victimes de contradictions paralysantes. Sur cette toile de fond, l?auteur élabore une conception complexe du "pluralisme agonistique" qui s?inspire de Wittgenstein, Derrida et des thèses provocatrices de Carl Schmitt, pour tenter de réinscrire l?antagonisme et le conflit comme les caractéristiques les plus vitales et les plus constantes de la démocratie radicale.
Au cours de l'année académique 1997-98, l'Ecole des sciences philosophiques et religieuses a consacré ses leçons publiques au libéralisme. Privé d'adversaires déclarés aujourd'hui et porté aux nues par les tenants de " la mondialisation heureuse " (pour reprendre le titre d'un ouvrage d'A. Minc), le libéralisme n'a pas que des vertus... Certes, ses réalisations historiques sont particulières et multiples, mais ses principes politiques, économiques et sociaux, eux, ont des prétentions universelles. Objets de nombreuses contestations, ces prétentions demandent à être interrogées dans leur origine, leur contenu, leurs présupposés et finalités. Se dispenser de ce travail risque non seulement de nous laisser démunis face aux défis politiques, économiques, culturels et sociaux que nous avons à relever, mais plus fondamentalement encore de nous aveugler sur une large partie de leurs enjeux.
Les douze récits qui constituent cet essai portent tous sur le secret de filiation. Ce sont des histoires vraies. On y voit le jeu des désirs qui se transmettent et s'affrontent, les forces inconscientes qui, à travers l'arbre généalogique, font et défont leurs faisceaux d'amour et de haine. Pourquoi tant de mensonges et tant de souffrances autour du secret ? On part ici à la recherche de dissimulations hideuses et de tromperies sordides, on découvre l'implacable répétition des incestes et des fautes, et on comprend les terreurs qui, dans l'obscurité féroce de la vie familiale, ont saisi les héros de ces histoires... Comme dans une enquête policière.
Professeur d?histoire contemporaine à l?Université de Paris-Sorbonne, spécialiste des relations internationales, membre de l?Institut, Georges-Henri Soutou est l?auteur de nombreux ouvrages.Le conflit Est-Ouest a dominé le monde depuis la Seconde guerre mondiale jusqu?à la chute du Mur de Berlin. Ce livre en retrace l?histoire et en corrige la vision parfois sommaire que nous en avons retenue. Ce fut un conflit global, tout à la fois idéologique, politique, militaire et même parfois territorial: car la « guerre froide » ouvrit aussi des fronts « chauds », même s?ils furent circonscrits. Elle ne dégénéra toutefois jamais en confrontation ouverte, et connut des moments d?accalmie prolongés, voire de détente. C?est que ce conflit n?a jamais visé à anéantir l?adversaire, mais à le contraindre à changer. En outre, le pacte conclut entre les grandes puissances au lendemain de la victoire sur l?Allemagne nazie fut un profond facteur de stabilité, en Europe notamment. L?effondrement interne de l?un des deux adversaires apporta une conclusion rapide et imprévue par chacun des acteurs à ce conflit.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de cinquante ans. Les relations Est-Ouest.1943-1990.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de Cinquante Ans, Les relations Est-Ouest, 1943-1990.
Ils étaient quatre-vingts et avaient à peine trente ans lors de l?arrivée d?Adolf Hitler au pouvoir. Leurs études universitaires destinaient ces juristes, économistes, linguistes, philosophes ou historiens à de belles carrières. Ils ont choisi de s?engager au sein des organes de répression du Troisième Reich. Ils ont théorisé et planifié l?élimination de vingt millions d?individus de race prétendument « inférieure ». Ils ont organisé et assisté à l?extermination d?un million d?entre eux.Au long d?une enquête éprouvante dans les archives du SD et de la SS, Christian Ingrao retrace le destin de ces enfants de la Grande Guerre, s?intéresse à leurs réseaux ? militants, universitaires ou amicaux ?, étudie leurs manières d?envisager la guerre et le « Monde d?ennemis » qui, selon eux, les menace. Apparaissent alors les mécanismes de l?engagement, dans le nazisme puis dans le meurtre de masse. Grâce à cette étude pionnière, on comprend comment ces hommes ont fait pour croire et pour détruire.Car l?histoire du nazisme est aussi tissée d?expériences personnelles, de ferveur et d?angoisse, d?utopie et de cruauté.
Résumé : Paul Veyne raconte ici ses années de formation, les débuts de sa carrière, ce qui motiva son choix de Rome comme objet d'étude. Mais ce livre d'entretiens révèle aussi un formidable pan d'histoire intellectuelle, où défilent les grands noms de l'université française, où Veyne approfondit ce qui le sépara d'Aron comme ce qu'il doit à Foucault. Le plus philosophe de nos historiens livre ainsi quelques-unes de ses réflexions sur la nature de l'histoire ainsi que sur les permanences et les ruptures dans les sociétés humaines. Il révèle aussi plusieurs de ses passions, la peinture, la musique, la littérature, avec des aveux plus graves sur l'amitié, l'amour ou les croyances qui nous permettent d'exister. il éclaire ainsi d'un jour nouveau son amitié et son voisinage de René Char, auquel il consacra un beau livre.