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MARONITES, CHRETIENS DU LIBAN (LES)
MOUAWAD RAY J.
BREPOLS PUBLISH
21,65 €
Épuisé
EAN :9782503530413
C'est en 1919, année où le patriarche Elias Hoayek a réclamé à la Conférence de la Paix de Versailles la proclamation de l'Etat du Grand Liban, que le destin des Maronites a pris une tournure exceptionnelle. Pour la première fois depuis des siècles, des Chrétiens d'Orient accédaient au pouvoir à part égale avec les Musulmans qui en avaient eu jusque-là l'exclusivité, et de l'Iran à l'Egypte, les regards se tournaient vers leur pays, le Liban, symbole d'un Moyen-Orient pluri-religieux et pluri-culturel. L'histoire des Maronites avait commencé au 7e siècle en Syrie lorsque les moines du monastère de Saint-Maron affirmèrent leur singularité en élisant leur premier patriarche au siège d'Antioche. Au 10e siècle, ils adoptèrent définitivement les montagnes du Liban et ses vallées pour y établir leur patriarcat et y vivre pleinement leur identité et leur vocation monastique. L'existence des Maronites fut désormais liée aux développements historiques et économiques qu'a traversés le Mont-Liban à l'époque des Croisades, des Mamelouks et des Ottomans jusqu'à la Première Guerre Mondiale. Au fil des siècles, ils ont dû leur survie à plusieurs facteurs, dont le plus spectaculaire est le maillage de leur territoire de monastères et d'ermitages. De nos jours encore, avec le clergé séculier, le moine et la religieuse maronites encadrent solidement les fidèles au Liban, en Orient et dans le monde. Parallèlement, la communauté maronite a pu constituer une société civile distincte de sa hiérarchie religieuse, dans un Orient où souvent les deux se confondent. Le patriarche y demeure cependant le véritable pôle de la communauté. Comme chez ses voisins druzes, cette autonomie précoce d'une société civile a été l'un des facteurs déterminants de la participation de la communauté maronite à l'Histoire. S'impliquant toujours dans l'événement, parfois au prix du martyre, ses options fondamentales sont observées attentivement aussi bien au Proche-Orient que sur le plan international. L'Eglise Maronite a su également établir des liens privilégiés avec l'Église catholique romaine dès l'époque des croisades, liens culturels qui ont mis deux mondes en contact à travers elle, celui de l'Orient syriaque et arabe auquel elle appartient et celui de l'Occident latin, plus tard francophone, vers lequel elle s'est constamment tournée. En témoignent les oeuvres de ses orientalistes publiées dès le 16e siècle à Rome, et les nombreuses écoles et universités maronites du Liban. De nos jours, nombre de Maronites largement dispersés dans la diaspora vivent au rythme d'autres cultures, que ce soit en Amérique du Sud ou dans les pays anglo-saxons. Ils restent néanmoins fidèles à leur langue liturgique des premiers siècles, l'araméen syriaque, qui fut la langue du Christ. Sur un autre plan, l'un des principaux défis auxquels doit faire face la communauté est l'émigration et la dispersion de ses fidèles, ainsi que le relâchement de son rapport exclusif à la terre du Liban.
Fatigué du star-system et de l'anonymat dans lequel l'essoufflement de sa créativité l'a plongé, Alice Sapritch orchestre sa propre mort afin de retrouver sa place dans le monde de la musique.13 personnages / 3 h 304e de couverture : Chanteur rebelle longtemps adulé pour sa poésie punk, Alice arrive à bout de souffle en milieu de carrière. Un ancien manager retiré du jeu lui propose à point nommé une disparition factice : décédé, Alice redeviendra l'artiste étoile qu'il a été, avant de pouvoir refaire surface un an plus tard, niquant tout le star-système dont il aura ainsi bafoué, dupé, éventé les rouages implacables qui ont broyé ses rêves fous de jeunesse.Mais la mise en scène ne se déroule pas comme prévu, et la supercherie est révélée lors des funérailles. On ne joue pas impunément avec la mort, tout idole soit-on...Notes Biographiques : Né en 1968, l'auteur, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad passe son enfance au Liban, son adolescence en France et ses années de jeune adulte au Québec, avant de s'installer en France. Diplômé de l'École nationale d'art dramatique du Canada en 1991, il signe des adaptations et mises en scène de pièces contemporaines, classiques et de ses propres textes. À la tête du Théâtre de Quat'Sous à Montréal de 2000 à 2004, il fonde l'année suivante deux compagnies de création : Abé Carré Cé Carré au Québec et Au Carré de l'Hypoténuse en France, puis dirige le Théâtre français du Centre national des arts à Ottawa jusqu'en 2012. Artiste associé de la 63e édition du Festival d'Avignon, où il crée "Le Sang des promesses", il s'associe ensuite au Grand T, théâtre de Loire-Atlantique à Nantes. Débutée en 2011, la mise en scène des sept tragédies de Sophocle a été présentée en version intégrale pour Mons 2015, capitale européenne de la culture. Il amorce un nouveau cycle, dans la lignée des solos Seuls et Soeurs, intitulé "Domestique", toujours en tournée.À l'invitation de l'Opéra de Lyon et de la Canadian Opera Company (Opéra de Toronto), il mettra en scène L'Enlèvement au sérail de Mozart en juin 2016, à l'Opéra de Lyon.Il conçoit régulièrement des projets de transmission, notamment "Avoir 20 ans en 2015", et travaille avec de jeunes générations d'artistes (CNSAD, ESAD, université de Strasbourg, etc.).Il est l'auteur des romans Visage retrouvé et Anima, récompensé de plusieurs prix littéraires. Distingué par de nombreux honneurs dont le prix de la Francophonie de la Société des auteurs compositeurs dramatiques en 2004 pour l'ensemble de son travail, il est nommé chevalier de l'Ordre national des Arts et des Lettres puis artiste de la paix en 2006, reçoit le doctorat honoris causa de l'École normale supérieure des lettres et sciences humaines de Lyon ainsi que le grand prix du Théâtre de l'Académie française.Ses pièces et romans ont été traduits et publiés dans une vingtaine de langues et présentés dans toutes les régions du monde (dans ses mises en scène et celles d'artistes étrangers).
Lorsqu'il découvre le meurtre de sa femme, Wahhch Debch est tétanisé : il doit à tout prix savoir qui a fait ça, et qui donc si ce n'est pas lui ? Eperonné par sa douleur, il se lance dans une irrémissible chasse à l'homme en suivant l'odeur sacrée, millénaire et animale du sang versé. Seul et abandonné par l'espérance, il s'embarque dans une furieuse odyssée à travers l'Amérique, territoire de toutes les violences et de toutes les beautés. Les mémoires infernales qui sommeillent en lui, ensevelies dans les replis de son enfance, se réveillent du nord au sud, au contact de l'humanité des uns et de la bestialité des autres. Pour lever le voile sur le mensonge de ses origines, Wahhch devra-t-il lâcher le chien de sa colère et faire le sacrifice de son âme ?
Résumé : A l'entrée d'une Athènes moderne en émeute, OEdipe s'arrête de cheminer en compagnie d'Antigone, à la fois sa fille et sa soeur. Ici prendra fin, selon l'oracle, la traversée des malheurs de cet ancien roi de Thèbes, dans les ruines d'un antique théâtre, au bord de l'aube. Quand s'ajoutera à la sienne la mort du jeune Alexandros Gregoropoulos, OEdipe reconnaîtra qu'en ce mélange de vies égarées et de temps confondus les aiguilles du chagrin font tourner le cadran des présages ineptes : aujourd'hui comme hier, il faut s'enfoncer dans le labyrinthe des mots pour que vibre l'écho des enfances perdues.
Le Moyen-Orient traverse actuellement une crise dont les conséquences et les impacts sont nombreux. La crise syrienne a commencé en 2011, les pays Occidentaux et les pays du Moyen-Orient reçoivent alors les Syriens et les supportent face au conflit émergeant. Le Liban surtout, pays voisin de la Syrie, et sans doute le plus sévèrement touché par la crise, reconnaît les droits des réfugiés alors qu'il n'est pourtant pas signataire de la convention de 1951. Cette étude qualitative de type exploratoire descriptif a impliqué 14 hommes et 14 femmes syriens réfugiés au Liban en 2011, afin de mettre en exergue les conditions sociales dans lesquelles ils ont vécu avant et après leur déplacement, les défis, les efforts déployés, et leur résilience ou leur volonté de résister face à cette crise. Il s'agit ici de donner, enfin, la parole aux premiers concernés : ces Syriens réfugiés au Liban. Grâce à eux nous comprendrons les actions et les aides concrètes et réelles offertes face à leur situation.
Dès sa parution en 1960, le Dictionnaire encyclopédique de la Bible (DEB) s'est révélé un outil indispensable au bibliste francophone. L'édition de 1987 qui a rencontré d'emblée un vif succès a été vendue à plus de 15.000 exemplaires et a été traduite en plusieurs langues. Profondément remanié en 1987 sous la direction du Centre Informatique et Bible (Maredsous, Belgique), le Dictionnaire encyclopédique de la Bible méritait une nouvelle mise à jour pour son 15e anniversaire. La recherche a en effet beaucoup progressé: approches nouvelles, reconsidération d'anciennes théories (notamment sur le Pentateuque), accroissement de la bibliographie. La présente édition révisée et augmentée, réalisée avec l'aide des spécialistes du domaine, ajoute plusieurs articles nouveaux (analyse narrative; rhétorique; approches canonique, féministe, libérationiste, psychanalytique, statistique, symbolique, théologique...) et apporte plus de 3.500 titres bibliographiques nouveaux se rapportant à plus de 500 articles différents, classés dans un ordre chronologique. Cet outil doit aider efficacement la communauté biblique et scientifique francophone comme il l'a fait durant ces 15 dernières années.
A la fin du dix-huitième siècle, l'énigmatique Ba'al-Shem-Tov, mystique et thaumaturge, illumina de son charisme les communautés juives de Pologne et suscita le mouvement des Hassidim (les "pieux"). Malgré l'opposition de certains rabbins, le hassidisme gagna les coeurs des foules ashkénazes par sa piété chaleureuse et le rayonnement de ses maîtres spirituels, les rebbés, qui ont parfois formé de véritables dynasties. Décimés par le génocide hitlérien, les Hassidim perpétuent aujourd'hui à Jérusalem, New-York ou Anvers leur amour inconditionnel du judaïsme et bien des traditions des Juifs d'Europe centrale. Formé à Louvain-la-Neuve et Jérusalem, Edouard Robberechts s'est pris de passion pour cette branche souvent mal connue du judaïsme. Son livre aborde de manière nuancée toutes les facettes de l'univers hassidique, son histoire tragique, ses accents doctrinaux et la valeur mystique qu'il confère aux moindres instants et détails de l'existence de ses adeptes. Une anthologie de quelque cinquante textes permet d'entendre la voix de tous les grands rebbés hassidiques, qui furent de merveilleux exégètes, conteurs et poètes.