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L'économie politique du XXIe siecle. De la valeur-capital à la valeur-travail
Morin François
LUX CANADA
22,00 €
Épuisé
EAN :9782895962519
Dans un contexte où s'enchaînent toujours plus brutalement les crises économiques majeures, provoquées par les formes financiarisées de la valeur-capital, François Morin livre un plaidoyer pour un remaniement du système économique mondial. Il s'agit, pour passer de la valeur-capital à une valeur-travail affranchie, d'entamer une réelle démarche d'économie politique, d'adapter aux réalités du XXIe siècle une théorie économique critique qui a fait la grandeur des penseurs du capitalisme moderne, de Marx à Keynes en passant par les institutionnalistes contemporains. Les défis intellectuels, politiques et moraux d'aujourd'hui sont immenses. Pour y faire face, ce livre propose d'explorer les gestes de refondation économique et politique que citoyens et responsables politiques devraient être appelés à poser : transformer le travail, repenser la monnaie, la notion de patrimoine, la grande entreprise et la démocratie.
Le sang, c'est la dernière citadelle des femmes : celle qui témoigne encore de leur grand pouvoir sur la vie. L'homme s'est depuis si longtemps absenté de son propre corps qu'il ne sait plus compter le temps qu'en regardant une horloge pointeuse. Si la femme a pu résister, c'est qu'elle reste par son corps actrice des rythmes humains : les règles, la fertilité, la maternité. Son fameux "mystère" passe par le sang. Le sang. Témoin gênant qu'on occulte et dont on parle sans le nommer. Il n'est pas fortuit que, parmi les toutes dernières recherches sur la contraception hormonale, certaines se soient orientées vers la suppression pure et simple des règles : ainsi disparaîtrait cette ultime preuve de notre humanité. Les machines s'incarneraient enfin. Que pensent les femmes et les hommes de cette ascension de l'effacement du sang ? Avons-nous repoussé des choix fondamentaux ? La contraception par pilule et stérilet est-elle un affranchissement pour le corps, ou, au contraire, une domestication ? Le désir de la femme,"libéré", n'est-il pas de plus en plus dépendant de critères masculins ? La reproduction humaine, plus que jamais, une affaire de productivité et de programmation ? Ces questions peuvent heurter. Mais quelle femme, quel homme, peuvent encore faire semblant de les ignorer ? "
Résumé : Ce livre rassemble tes travaux des " journées thématiques " organisées en mars 1998 sous l'égide du ministre de l'Education, Claude Allègre. Il s'agissait de montrer qu'il était possible de répondre aux deux grands défis que la connaissance devra affronter de plus en plus au cours du troisième millénaire. - Le défi de la globalité, que pose l'inadéquation aggravée entre un savoir fragmenté et compartimenté entre les différentes disciplines d'une part, et des réalités multidimensionnelles, globales, transnationales d'autre part. - Le défi de l'accroissement ininterrompu des savoirs qui rend sans cesse plus difficile l'organisation des connaissances autour des problèmes essentiels. Par ces journées thématiques, on voulait tenter d'intégrer les disciplines dans des cadres de pensée qui correspondent aux grands problèmes que se pose l'esprit : le monde, la terre, la vie, l'humanité ; de donner une égale importance à la culture des humanités et à la culture scientifique en les faisant communiquer ; de régénérer les vertus cognitives et existentielles de la littérature, de la poésie, des arts. Venus de toutes disciplines et associant leurs compétences, les participants ont apporté la preuve qu'on pouvait ressusciter une culture et l'enseigner.
Résumé : "Huit cent mille femmes accouchent chaque année. La plupart subissent à cette occasion des agression médicales : leur vulve est coupée par un bistouri, leur bras est attaché à une perfusion, leur corps est ceinturé par un appareil, leurs pieds sont emprisonnés dans des étriers. Or, dans 80% des cas, ces interventions sont inutiles et même nuisibles à la mère et à l'enfant, et les femmes ne le savent pas. L'objet d'un tel livre est de leur donner des arguments à opposer pour refuser les interventions médicales ou pour y être associées. J'aimerais qu'il constitue un outil de discussion, la base d'un contrat plus éclairé entre femme et médecin, comme une sorte de petit manuel de guérilla à l'usage des femmes enceintes. Ainsi plus jamais une femme ne pleurerait de douleur non soulagée ou de solitude en allaitant. Plus jamais une femme ne pourrait dire, ainsi que ma mère me l'a dit un jour : "J'ai accouché six fois et je ne saurais pas faire naître un enfant toute seule" ". Il s'agit ici des premiers paragraphes de ce livre initialement publié au Seuil en 1985. Et pourtant, rien n'a changé, ou à peine, pour les femmes en salles de naissance. Et ce n'est que très récemment que la notion de "violence obstétricale" a été médiatisée. Le livre de F. -E. Morin est sans doute le point zéro des luttes féministes en faveur d'une grossesse, d'un accouchement et d'une maternité respectées et contre les violences que subissent les femmes en contexte de maternité. Le Hêtre Myriadis a souhaité rééditer ce texte fondateur et le rendre disponible pour les jeunes générations.
Dans les décombres laissés par les tempêtes meurtrières de 2017, les habitants de Porto Rico rebâtissent leur monde et se mesurent à de puissants adversaires dans une lutte pour L'avenir : pour qui reconstruira-t-on l'île ? Pour ceux qui y vivent ou pour ceux qui veulent y faire fortune ? Après un désastre écologique comme ceux qui promettent de frapper partout et de plus en plus souvent, deux visions du monde s'affrontent : celle d'ultrariches libertariens, déterminés à transformer l'île en un paradis où ils pourraient vivre à l'abri des tumultes d'un monde dont ils ont su tirer profit, et celle d'une population déterminée à reconstruire ses communautés autrement, pour mieux vivre ensemble, et mieux vivre dans le monde. Naomi Klein reprend ici la grille d'analyse de La stratégie du choc pour décrire le pillage en cours, mais elle raconte surtout l'histoire de femmes et d'hommes qui s'organisent pour subvenir à leurs besoins et pour bâtir une société durable et démocratique.
Plongée dans le quotidien disloqué de huit foyers des quartiers pauvres de Milwaukee, au Wisconsin, où chaque jour, des dizaines de ménages sont expulsés de leurs maisons. Arleen élève ses garçons avec les 20 dollars qui lui restent pour tout le mois, après avoir payé le loyer. Lamar, amputé des jambes, s'occupe des gamins du quartier en plus d'éduquer ses deux fils. Scott, infirmier devenu toxicomane après une hernie discale, vit dans un mobile home insalubre. Tous sont pris dans l'engrenage des dettes et leur sort est entre les mains de leurs propriétaires, que l'on suit aussi au fil du récit.
Les discussions et conférences rassemblées dans ce livre offrent une perspective profonde et généreuse pour comprendre l'état du monde, et notamment les enjeux liés au pouvoir. Y sont abordés le fonctionnement des médias, les systèmes d'éducation, la crise environnementale, le complexe militaro-industriel, la mondialisation, les stratégies militantes, et plus encore. Comprendre le pouvoir couvre ainsi l'intégralité de la pensée de Noam Chomsky et en constitue la meilleure introduction qui soit. La pensée politique de Chomsky ne cherche à imposer ni une vision nouvelle ni une grande idée. Elle se distingue bien plutôt par sa capacité à compiler une énorme quantité d'informations factuelles pour les rendre signifiantes. Par un travail d'analyse concrète de grande ampleur, Chomsky s'emploie toujours à démasquer, cas après cas, les tromperies des organisations occidentales les plus puissantes. Emaillés d'une grande quantité d'exemples, ses textes incitent à penser par soi-même et encouragent l'esprit critique. Comprendre le pouvoir se présente ainsi sous la forme très accessible d'échanges, de discussions, de conversations avec des militants, étudiants et chercheurs, échanges nous enjoignant à réfléchir avec eux.
Cinq fenêtres grand ouvertes sur la plus austère des saisons, comme autant de façons d'en proposer une histoire sociale et culturelle. Cet essai, poétique et abondamment documenté, puise dans l'art, le sport, l'urbanisme et l'histoire pour décrire les mille facettes de l'hiver : le chauffage au charbon, le patin, l'art romantique, les grandes explorations polaires, les fêtes de fin d'année, la littérature russe, l'art pictural japonais, le hockey ou la retraite de Russie de Napoléon. Avec élégance et érudition, Adam Gopnik sonde aussi les sentiments et attitudes qu'inspire la saison et montre comment ceux-ci changent avec le temps et la distance, donnant ainsi à lire une représentation commune et humaine du froid et de la neige. L'hiver, qu'on ne trouve jamais aussi beau qu'à travers les fenêtres givrées d'une demeure chaude et protectrice, évoque aussi une grande vérité anthropologique : c'est toujours de l'intérieur que nous appréhendons le mieux le monde extérieur.