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Changeons de voie. Les leçons du coronavirus
Morin Edgar
FLAMMARION
7,00 €
Épuisé
EAN :9782080236098
2019. Un minuscule virus dans une lointaine ville de Chine ébranle le monde. L'électrochoc de la pandémie sera-t-il suffisant pour faire enfin prendre conscience à tous les humains qu'ils appartiennent à une seule et même communauté de destin ? Nous voici entrés dans l'ère des grandes incertitudes. Les périodes de confinements successifs ont bouleversé nos modes de vie, notre rapport à la mort, notre conception de la solidarité. L'avenir imprévisible est en gestation aujourd'hui. Faisons en sorte que ce soit pour une régénération de la politique, une protection de la planète et une humanisation de la société : il est temps de changer de voie. Riche de son expérience centenaire, Edgar Morin nous appelle, par ce court essai personnel, à la fois sage et accessible, à penser le monde de demain.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Faire de la sociologie une science, tel était le souhait de Durkheim lorsqu'il publie en 1894 cet ouvrage dans la Revue philosophique. Appliquant le rationalisme scientifique aux phénomènes sociaux, la sociologie a pour vocation d'établir des lois de la vie sociale comme il existe des lois de la nature. Dans une introduction, François Dubet explique l'argument de Durkheim, ses lignes de force mais aussi les quelques aspects plus critiquables, plus d'un siècle après la publication du livre.
Rien de plus naturel que la reproduction ? Marque supposée de notre existence biologique, celle-ci s'imposerait à nous comme une pulsion, voire une finalité. Pourtant, lorsqu'il s'agit d'engendrer ou de procréer, rien n'est "naturel", instinctif ou spontané. Une multitude d'agents interviennent au contraire pour encadrer la manière dont se fabriquent les familles : professionnels de l'action sociale, médecins, juristes, psychologues, etc. Qu'ils régulent la PMA, soignent la maternité "dysfonctionnelle" ou encadrent l'adoption, ce sont eux qui édictent les possibles, définissent l'acceptabilité relative des situations et mettent en place les conditions de leur réalisation. Réflexion critique d'ampleur sur la manière dont on traite aujourd'hui la famille, cet ouvrage, construit à partir d'enquêtes de terrain, met au jour la manière dont les institutions administrent nos désirs et façonnent nos existences. La famille, loin d'être une évidence, se révèle alors un espace fascinant pour analyser les formes contemporaines du pouvoir et le gouvernement de la vie.
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !
Résumé : L'étranger : menace ou promesse ? Une étude magistrale d'un des pères de la sociologie moderne sur une question qui agite nos sociétés à l'heure des tensions communautaires et du scandale des migrants. Pour Simmel, dans ce texte culte, c'est quelqu'un qui appartient à un groupe sans en faire partie car, venu d'ailleurs, il n'en partage ni l'histoire ni la culture. Ce n'est pas un marginal, et pas non plus un exclu. Ce n'est pas un touriste. Il y a du positif en lui puisqu'il apporte au groupe des qualités étrangères à celui-ci. Ni là-bas, ni d'ici, il est l'intermédiaire idéal, le pont, entre deux groupes. Il importe des idées et des marchandises. Il est plus libre dans son jugement, moins empêtré dans les conventions et les habitudes. On se confie à lui, et il est bon juge. C'est d'ailleurs en Italie, pays de plus en plus violemment opposé aux étrangers, que certaines cités, autrefois, ont fait appel à des étrangers pour rendre la justice. Peut-être est-ce l'occasion de le rappeler.