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Le Lutin de Stuttgart
Mörike Eduard ; Masson Jean-Yves ; Thon Alfred
COOPERATIVE
16,00 €
Épuisé
EAN :9791095066385
Le lutin de Stuttgart" est un conte de l'un des plus grands poètes du romantisme allemand, considéré comme un classique du genre. Il est ici traduit en français pour la première fois. On y découvre un univers merveilleux étroitement lié aux légendes et aux paysages de la Souabe, pays natal de Mörike et, à bien égards, patrie du romantisme. Seppe, un petit apprenti cordonnier de Stuttgart qui aspire à découvrir le vaste monde, rencontre à la veille de son départ un lutin qui se prend de sympathie pour lui et lui offre plusieurs objets magiques : un pain qui repousse au fur et à mesure qu'on le mange, et deux paires de chaussures qui le mèneront au bonheur non sans lui jouer quelques tours pendables car elles sont animées d'une vie propre. Le conte se compose d'une série d'histoires enchâssées liées à ces objets, qui finissent par converger vers l'union de Seppe et de Vrone, la jeune fille qu'il finit par épouser après bien des aventures. Les différentes histoires convergent avec une logique sans défaut pour aboutir à cette fin heureuse, comme il se doit dans un conte. Si Vrone, la future épouse de Seppe, se couvre parfois de ridicule à cause des chaussures magiques qui la mèneront pourtant à son bien-aimé, d'autres personnages baignent dans une atmosphère pleine de nostalgie et de poésie, telle la Belle Lau, une fée des eaux qui a eu besoin de la bonté humaine pour vaincre, par le rire, la malédiction qui la condamnait à la stérilité. On découvre dans ce livre un monde fantastique qui illustre l'univers campagnard et intensément poétique de Mörike. "Le Lutin de Stuttgart" peut amuser tous les enfants par les tours que ne cessent de jouer les cadeaux à la fois bénéfiques et malicieux du lutin, mais ce texte offre aussi bien des séductions pour le lecteur adulte qui y retrouve tout le charme et la fantaisie d'un certain romantisme allemand, et l'enchantement du style d'un des plus grands poètes de la langue allemande. Pour cette première édition française, nous avons choisi un ensemble d'illustrations en forme d'ombres chinoises, reprises à une charmante édition allemande parfaitement conforme à l'esprit du conte.
Les dix-sept ballades de ce livre baignent dans une "lumière amoureuse" et sont le mémorial d'une révélation qui embrasse toute la création : "Je suis tombé amoureux du monde entier / Le jour où j'ai rencontré ton regard souriant", écrit le poète. La forme de la ballade, souvent illustrée au Moyen Age et à la Renaissance, notamment par Villon, retrouve ici une nouvelle et surprenante jeunesse, à laquelle contribue l'usage des vers assonancés. L'amour apparaît dans ce livre comme la prémonition d' "un monde plus ouvert et moins désespéré". Témoignage d'une expérience vécue autour de l'année 1985, les Ballades se révèlent étrangement intemporelles par leur forme comme par leur contenu.
Ce livre a été écrit à l’aube des années 1980, par un jeune homme de vingt et un et vingt-deux ans. Les Sonnets de Germont inaugurent la publication aux éditions de la Coopérative d’une oeuvre qui a pris au fil du temps une ampleur considérable, touchant à des genres très divers - poésie, roman, théâtre. Ce recueil de sonnets en vers libres assonances constitue un itinéraire en’ trois étapes : initiation de la jeunesse à la beauté, à l’amour et à la mort. Le poète qui découvre le monde dans sa nouveauté et part à la recherche de son double amoureux est aussi une âme ancienne, où revivent des figures immémoriales dans l’attente et la certitude de la résurrection.
Résumé : C'est un livre qui ne ressemble à aucun autre, gorgé d'images, de paroles glanées au fil des lectures, jalonné de rencontres. Un livre d'errance ou de transhumance, un livre d'émerveillement aussi, dont les quatre parties se composent de chapitres longs ou brefs, écrits dans une langue vibrante et passionnée, où viennent s'insérer tout naturellement quelques poèmes. De Hanoï à Budapest, de Berlin à Jérusalem, de la guerre du Vietnam à la France d'aujourd'hui, Mireille Gansel a fait de chacun des textes de ce livre le mémorial d'un moment inoubliable, la trace d'une rencontre. On y croisera Yehudi Menuhin, Imre Kertész, Claude Vigée, Aharon Appelfeld, Blaga Dimitrova ou Reiner Kunze (dont elle est la traductrice), ses amis vietnamiens poètes, peintres ou philosophes, mais aussi un vieux berger, un facteur... et beaucoup d'enfants. Ce ne sont pas des portraits qui les transformeraient en personnages, mais une série d'instantanés qui cernent au plus près le mystère de leur présence : magie du surgissement d'un visage, force d'un geste ou d'une parole qui sont bien souvent des actes de résistance. Du reste, pour Mirelle Gansel, du Baal Chem Tov à Kafka, de Rachi à Nelly Sachs, les grands esprits du passé sont eux aussi pleinement vivants. C'est pourquoi son livre est une admirable leçon de vie.
En 1931, Paul Valéry accepta de poser pour une jeune sculptrice, Renée Vautier (1898-1991), qui souhaitait réaliser son buste. Récemment séparée de son premier mari, elle avait alors trente-trois ans. Bien plus âgé qu'elle, Valéry, encore douloureusement éprouvé par la fin de sa longue liaison avec Catherine Pozzi, subit la fascination de la jeune artiste et ne tarda pas à lui faire part de la passion qu'il commençait à éprouver pour elle. Passion sans espoir : celle qu'il surnomma bientôt "Néère" (anagramme de Renée et titre d'un célèbre poème d'André Chénier) ne lui cacha jamais qu'elle ne partageait pas ses sentiments. Cela n'empêcha pas le poète de continuer à lui faire la cour durant plusieurs années. Les cent soixante lettres inédites que nous révélons aujourd'hui témoignent de cette histoire d'amour malheureuse. D'une qualité littéraire digne de ses grandes oeuvres en prose, elles montrent un Valéry tendre et plein d'esprit, sachant jouer de tous les charmes de sa conversation pour séduire, sans cacher à sa correspondante (dont les réponses n'ont pas été conservées) qu'il est sujet à de graves accès de mélancolie : ceux-là même qu'il décrit si bien, au même moment, dans le dialogue intitulé L'Idée fixe. Bien plus qu'un témoignage sur la vie privée d'un grand poète au sommet de sa gloire, ces Lettres à Néère méritent d'être considérées comme une oeuvre à part entière, pleine de bonheurs d'écriture surprenants.