Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une mer pour deux royaumes. La Manche, frontière franco-anglaise (XVIIe-XVIIIe siècles)
Morieux Renaud
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753505452
La France et l'Angleterre, éternelles ennemies... Des guerres du Roi-Soleil au Blocus napoléonien, le stéréotype a la vie dure. L'antagonisme entre les deux pays semble renforcé par une barrière naturelle: la Manche. En mettant au c?ur de la réflexion cette frontière maritime, qui n'est pas seulement donnée par la géographie mais bien construite par l'histoire, ce livre propose une autre interprétation des relations franco-anglaises sur la longue durée.Alternativement décrite comme un fossé ou une passerelle, la Manche est à la fois l'une et l'autre, selon les points de vue. Les théologiens voient dans son étroitesse le fruit de la providence divine, qui a ainsi rapproché les Gaulois et les Bretons. Ce qui n'empêche pas Louis XIV d'ordonner aux cartographes, aux ambassadeurs et aux amiraux de parler de la Mer de France ", refusant arec véhémence l'appellation d" "English Channel".Du XVIIe siècle à la Révolution française, alors que grandit la rivalité économique et militaire entre les deux États, le Channel devient une frontière internationale. Des fortifications sont construites, des barrières douanières érigées, des passeports exigés des voyageurs. Mais cette frontière n'est jamais imperméable: en temps de paix comme en temps de guerre, des milliers d'individus, voyageurs, contrebandiers, marchands, pêcheurs, fraternisent ou commercent avec "l'ennemi" stigmatisé dans la propagande. Au-delà du discours traditionnel sur la haine franco-anglaise, les pratiques quotidiennes des populations montrent l'ambivalence et la richesse des attitudes. Au fil d'une étude qui mêle histoire politique, économique et culturelle, c'est finalement la notion même d'identité nationale qui est ici remise en question.
Les textes rassemblés dans ce volume proposent une lecture simultanée de deux espaces jusque là dissociés, mer et montagne, mettant en lumière leur importance dans les constructions culturelles et sociales d'une Europe du temps long (XVIe-XIXe siècle). Ils font ainsi dialoguer des pratiques historiographiques en plein renouvellement (histoire de l'environnement ou histoire des représentations) et soulignent à quel point la géographie, l'histoire des sciences ou la littérature peuvent enrichir et renouveler les approches proposées par les historiens des temps modernes et contemporains. Réunis autour de trois problématiques - éclatement des pratiques sociales, les sciences entre mer et montagne, représentations et stéréotypes - ils révèlent des complémentarités, des similitudes et des oppositions entre ces "archipels cloisonnés" et montrent comment les hommes ont pu contribuer à dessiner leurs contenus culturels. Si certaines pratiques, médicales ou ludiques par exemple, certaines constructions mentales s'inscrivent bien dans des réalités synchroniques, d'autres éléments comme l'expérience et le discours scientifiques ont provoqué des dissociations marquées entre mer et montagne dès le mitan du XVIIIe siècle. A la lecture de ces approches multiples, on peut se demander si nos perceptions et nos usages contemporains de la montagne et de la mer ne nous institueraient pas, à notre tour, comme des acteurs de la continuité beaucoup plus que de la rupture?
Un guide complet du conseil en stratégie d'entreprise. Ce livre propose, en les adaptant aux nouveaux enjeux économiques, les méthodes et outils du conseil en management stratégique. Les auteurs, experts du domaine, ont systématiquement souligné les fondements théoriques, le mode et le contexte d'utilisation pour les questions relatives au positionnement, à l'innovation, la croissance et à l'efficience du business model. Il traite des approches actuelles : stratégie de plateforme, écosystèmes, coopétition, modèle VUCA. Avec cet ouvrage, le lecteur disposera d'un ensemble de repères théoriques et de bonnes pratiques, présentées dans différents contextes internes et externes à l'entreprise. Il sera ainsi guidé dans la formulation, la mise en oeuvre et l'analyse des choix stratégiques, avec notamment la présentation de plusieurs outils d'autodiagnostic (du business model, de la stratégie d'innovation et de la stratégie internationale). Le lecteur trouvera également ici un support contextualisé d'autoformation à la stratégie et au conseil en stratégie.
Espace de belligérance, la Caraïbe rassemble des territoires impériaux discontinus et précaires. Dans les villes coloniales, la milice constituait souvent la principale force armée pour la défense du territoire et pour la police urbaine, en particulier la police des esclaves. Ce livre porte sur les miliciens noirs et mulâtres de ces villes caribéennes, gardiens d'un ordre colonial qui mobilise volontiers le lexique de la couleur pour dire les hiérarchies sociales. Ils servaient fréquemment dans des compagnies séparées et commandées par des officiers de couleur. La séparation était un moyen de récompenser les élites de couleur locales tout en fixant des limites théoriques à leur ascension. En s'intéressant à ces miliciens et à ces officiers de couleur, l'ouvrage interroge le rôle et les significations de la couleur des hommes en milieu colonial, ainsi que l'émergence, la perpétuation et les limites des élites de couleur aux Amériques. Grâce à une approche multi-située, et sans minimiser l'extrême violence des sociétés coloniales, il s'affranchit des discours des acteurs, dans lesquels la couleur est omniprésente, pour disséquer les pratiques et les critères de classement, et ainsi rendre compte de la fabrique locale de la domination sociale.
Le présent ouvrage rapporte l'influence des maladies infectieuses sur l'évolution des faits historiques et en particulier sur les conflits politiques et militaires. De tous les temps, il apparaît que les hommes ont appris à vivre en présence des " miasmes " et même à les utiliser à des fins guerrières. Le siège de Syracuse en 416 avant Jésus-Christ qui opposa Athènes et Sparte et au cours duquel les Athéniens furent acculés et décimés dans une zone où la fièvre des marais (le paludisme) régnait, en est un exemple particulièrement démonstratif. De même, depuis la plus haute Antiquité, les hommes ont utilisé des cadavres humains ou animaux pour contaminer les puits et rendre l'eau impropre à la consommation. Au Moyen Age, par exemple, on catapultait des cadavres infectés par la peste noire pour propager l'infection chez l'ennemi. Lors des conflits du XVIIIe siècle en Amérique du Nord, les Anglais distribuaient aux Indiens favorables aux Français, des vêtements contaminés par le virus de la variole. Les infections spontanées ou induites par l'homme ont provoqué des bouleversements historiques considérables comme l'épidémie de syphilis lors du siège de Naples par le roi de France Charles VIII ou la suette anglaise lors de la réforme luthérienne. La Grande Famine causée par la destruction des pommes de terre par un champignon qui a sévi en Irlande au cours du XIXe siècle a finalement amené au pouvoir le premier Président catholique des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy. L'épidémie de grippe dite " espagnole " a considérablement modifié le cours de la Première Guerre Mondiale. Le XXe siècle a vu l'approche scientifique de l'utilisation à des fins guerrières des agents biologiques dans le but de constituer des armes de destruction massive, symbolisée par les expériences japonaises en Mandchourie lors de la seconde Guerre Mondiale. Enfin, tout récemment, parallèlement aux attaques terroristes du 11 Septembre 2001, l'envoi des lettres piégées avec du bacille du charbon a marqué l'émergence d'un nouveau phénomène particulièrement inquiétant : le bioterrorisme.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.