Les courants de l'histoire atlantique, de la World History ou de l'histoire connectée ont profondément renouvelé la réflexion sur la structure des grands empires mondiaux à l'époque moderne. D'un autre côté, l'histoire politique du moment révolutionnaire a connu de profonds bouleversements, du " tournant républicain " de l'historiographie nord-américaine, à la fin des années 1960, à l'approche " euro-américaine " assumée par l'histoire ibéro-américaniste au cours des années 1990 dans son approche des Indépendances. Dans une perspective comparée, il convient maintenant de faire le point sur la rupture à la fois politique et culturelle qui saisit l'espace atlantique au cours du siècle de la transformation moderne. De la guerre de Sept ans (1763) aux grandes réformes libérales du milieu du XIXe siècle et à la Guerre de Sécession américaine (1865). la fin de la domination impériale aux Amériques va de pair avec l'adoption des formes politiques modernes : gouvernement républicain (hormis le Brésil et Haïti), souveraineté nationale, citoyenneté, Etat de droit, gouvernement représentatif. Les travaux rassemblés ici décrivent de manière originale l'effondrement des empires atlantiques en Amérique et l'accession à la modernité politique des nouveaux Etats. Ils interrogent en effet les grands récits qui en organisent habituellement la compréhension comme la construction de la nation ou le triomphe du libéralisme. Ils relativisent. en outre, la différence entre le Nord et le Sud du continent américain, signalant des points de contact ou de correspondance entre les Etats-Unis, les républiques hispano-américaines, Haïti et le Brésil. S'attachant à des thématiques variées comme l'esclavage et son abolition aux Etats-Unis, l'image d'Haïti, le rôle des corsaires républicains, la complexe délimitation des frontières " nationales ", le confédéralisme, la république ancienne et moderne. le rétablissement de la monarchie ou encore la construction de la légitimité au Brésil, ces articles essaient d'expliquer autrement la transition entre la conception impériale de la légitimité et la révolution de la souveraineté populaire aux Amériques.
Archétype de l'industrie multinationale, Mercedes-Benz, devenu Daimler-Chrysler, étend ses activités de recherche ou de production dans des secteurs aussi divers que l'aéronautique ou les poids-lourds. Pourtant la compétition automobile fut, au fil des décennies, indissociable d'un certain esprit d'entreprise créé par un diplomate autrichien du nom de Jellinck sans lequel Mercedes n'existerait pas. Un siècle plus tard, les Flèches d'Argent ont brillé sur tous les circuits du monde, formidable aventure humaine et technique où l'anecdote côtoie hélas fréquemment le drame. Il convenait en ce centenaire de rendre un hommage mérité à ces machines et à ceux qui les conçurent, sans oublier les " pères-fondateurs ", Gottlieb Daimler et Karl Benz. De 1901 à 2001, les 74 Mercedes de compétition sont présentées séparément et chronologiquement, dans cet album illustré de nombreux documents inédits. Après Les Ferrari en compétition et Les Porsche en compétition, voici le troisième volet consacré aux reines du sport automobile.
Morelli Michel ; Auriol Gérard ; Auriol Didier ; G
Entre 1969 et 1986, les rallyes automobiles ont connu une formidable évolution résultant de l'accroissement des performances des voitures. La majorité des épreuves routières se déroule désormais sur des routes ou des chemins forestiers fermés à la circulation et, dans le même temps, un public de plus en plus nombreux se presse pour assister à un spectacle toujours plus intense. Le Championnat du Monde des Rallyes, créé en 1973, va dynamiser encore un peu plus une discipline sportive déjà très disputée, dans laquelle Ferrari, Porsche, Renault, Peugeot, Fiat, BMW, Audi, Ford, Lancia, Opel, Mercedes ou Alfa Romeo s'engagent désormais massivement. Du Groupe 4 jusqu'au Groupe B, les auteurs présentent chaque saison, épreuve par épreuve, championnat par championnat, sans oublier les rallyes les moins célèbres. Avec chaque millésime, figurent un encadré sur le meilleur pilote de rallye de l'année, un autre sur la voiture de rallye de l'année et un troisième est réservé à une épreuve en particulier. Cet ouvrage s'attache à faire découvrir un panorama complet et aussi précis que possible de la discipline, en insistant sur l'aspect "ambiance" de l'iconographie, afin de retranscrire cette passion qui pousse, pilotes et spectateurs, à affronter des conditions climatiques souvent difficiles.
Coupe des Alpes, Marathon Liège-Rome-Liège, East-African Safari, Tour de France Automobile sont autant d'épreuves disparues. Les rallyes semblent toujours avoir fait partie de notre environnement. Pourtant, leur histoire est encore relativement jeune, puisqu'à quelques exceptions près, elle rie débute qu'en 1946. À l'origine des rallyes, la sélection, sans véritable compétition, s'effectuait lors du franchissement des nombreux obstacles naturels situés sur le parcours. Les notions de moyenne/horaire et de vitesse pure n'interviendront que bien plus tard. Puis ce seront les notes, virage par virage, les reconnaissances, les assistances, les homologations spéciales, le classement scratch, les épreuves spéciales enfin, qui métamorphoseront progressivement la discipline. Conséquence de tout cela: le rallye n'est pas une science exacte, il s'accompagne d'incessants retournements de situation, certains dramatiques, d'autres franchement cocasses. Entre 1932 et 1968, les saisons sont présentées épreuve par épreuve. Avec chaque millésime figurent trois encadrés: le meilleur pilote de rallye de l'année, la voiture de rallye de l'année, et le dernier est consacré à une épreuve en particulier. Cet ouvrage s'attache à faire découvrir un panorama complet et aussi précis que possible de la discipline, en insistant sur l'aspect "ambiance" de l'iconographie, afin de retranscrire cette passion qui pousse, pilotes et spectateurs, à affronter des conditions climatiques souvent difficiles.
Si nul n'ignore les performances des 206 et 307 en championnat du monde des rallyes, bien peu se souviennent des quatre titres remportés en 1985 et 1986 par Peugeot avec ses 205 Turbo 16 ou bien des prototypes 905 victorieux aux 24 heures du Mans. Beaucoup moins encore savent que Peugeot s'est régulièrement imposé aux 500 Miles d'Indianapolis ainsi que dans tous les grands rallyes africains avec ses 404 et 504. Pourtant, depuis ce fameux jour de 1891 où un quadricycle Peugeot fit sensation lors de la course Paris-Brest, jusqu'aux 307 WRC disputant le championnat du monde des rallyes, l'engagement du constructeur franc-comtois a toujours pris la forme de défis: courses de ville à ville, Formule Grand Prix, Indianapolis, Le Mans, rallyes, Formule 1, se bâtissant un palmarès impressionnant et divers. Et c'est précisément cette diversité qu'il était nécessaire de rassembler en un recueil unique en son genre, réalisé en toute indépendance avec une totale liberté vis-à-vis du constructeur. Période par période, l'auteur explique les raisons pour lesquelles les responsables successifs de Peugeot ont toujours été aussi proches que possible de la compétition automobile, vecteur d'image et banc d'essai impitoyable sur tous les types de terrains.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.