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Le lieutenant-colonel Camille Loichot, une âme de résistant. Fournet-Blancheroche 1888 - Dachau et R
Moreau Gilles-Marie
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343134383
Ce livre retrace la vie, dans l'armée et dans la Résistance, mais aussi dans sa famille, d'un officier franc-comtois, titulaire de onze citations, mort pour la France en déportation pour faits de Résistance. Il a été écrit à partir de la consultation de nombreuses archives publiques, privées et familiales, ainsi que grâce à des témoignages. Né dans le Haut-Doubs en 1888 d'une famille très chrétienne, Camille Loichot devient d'abord instituteur libre. En 1914, il est sergent de réserve dans l'infanterie. En 1918 il est capitaine au 171e RI, chevalier de la Légion d'honneur, avec sept citations, et a été blessé trois fois. Le 7 novembre de la même année, il assiste à l'arrivée des parlementaires allemands venus demander l'armistice. Il reste alors dans l'armée, participe à l'occupation française de la Rhénanie, à la campagne de Syrie où il est cité, puis devient chef de bataillon à Colmar au 152e RI, un régiment d'élite. En 1940 il commande le 41e RI, un régiment breton qui sera cité à l'ordre de l'Armée pour sa magnifque conduite au combat. Retourné à la vie civile durant l'Occupation, le colonel Loichot rejoint la Résistance au sein de l'ORA, et prend le commandement du groupement Doubs-Jura-Nord des FFI. Arrêté le 11 février 1944, il est emprisonné à Besançon, puis déporté en Allemagne : à Fribourg, puis Manching, et enfin au camp de Dachau. Libéré le 15 mai 1945, il rejoint la Première Armée française du général de Lattre, mais tombe gravement malade et meurt à Ravensburg le 25 mai 1945.
Construite en 1657, la chapelle des Pénitents blancs du Gonfalon de Grenoble, rue Voltaire, également connue comme la chapelle de l'Adoration, est un lieu insolite, méconnu, et pourtant d'un grand intérêt historique et patrimonial, au coeur du Grenoble ancien. Elle a gardé son bel ensemble baroque, retable et maître-autel, et abrite également les stalles (XVe siècle) de l'ancienne abbaye des Ayes de Crolles. Siège, sous l'Ancien Régime, d'une confrérie de Pénitents, ainsi que de la confrérie de la Miséricorde qui oeuvrait au service des prisonniers, elle fut un lieu important de sociabilité, liée entre autres aux familles de parlementaires dauphinois, mais aussi aux Vaucanson, à la dynastie Hache et à la famille paternelle de Stendhal. Elle fut également au XIXe siècle un sanctuaire important dédié à Notre-Dame de La Salette, et vit passer saint Pierre-Julien Eymard. Elle est sans doute le seul lieu de culte en Isère qui subsiste avec sa façade et son aménagement intérieur.
Le "suaire de Turin" est une longue bande rectangulaire qui présente sur l'une de ses faces l'empreinte indélébile du corps d'un jeune adulte qui a été supplicié par flagellation suivie de crucifixion. Ces marques, évoquent de façon étonnamment précise tout ce que nous rapportent les Evangiles sur la Passion et la mort du Christ. Il soulève chez les uns l'admiration et la vénération, chez d'autres l'interrogation, ou parfois même encore le refus. Ce premier volume présente ce que l'on peut reconstituer de l'histoire de ce tissu, à partir des documents aujourd'hui disponibles.
Grenoble a la chance de posséder un groupe cathédral presque complet. L'existence jusqu'à nos jours et en un même lieu d'une cathédrale entourée du palais épiscopal, du baptistère, de l'église paroissiale et du cloître, est en effet exceptionnelle, même si ces monuments sont d'aspect modeste. L'histoire de la cathédrale de Grenoble, depuis la fondation du diocèse au IVe siècle, épouse celle du Dauphiné. On y voit se succéder Allobroges et Gallo-Romains, dauphins du Moyen Age et hauts personnages de l'Ancien Régime, mais aussi tout le petit peuple de la ville et des alentours, venant tous et chacun à son tour célébrer et prier Dieu, dans la continuité d'une vie chrétienne entamée il y a 1600 ans. Pour faire vivre cet ensemble, les clercs et religieux de tous rangs sont sous l'autorité de l'évêque, successeur des Apôtres, et de ses chanoines qui, de siècle en siècle, maintiennent la continuité du culte et des traditions. Ce livre fait revivre les personnages connus ou inconnus, princes et manants, prélats et grandes dames, saints et pécheurs qui, à travers les âges, ont donné son âme à cette cathédrale. C'est à l'ombre de son cloître que naquirent au XIIIe siècle les libertés communales. Et l'on y croise saint Hugues et saint Bruno, Bayard et Lesdiguières, Molière et Stendhal, mais aussi Napoléon III et l'impératrice Eugénie ou, plus récemment, l'abbé Pierre. Mille détails inédits composent cette histoire qui retrace, à travers grands événements et anecdotes, le parcours de l'église-mère de Grenoble et de l'Isère.
Construite au XIIIe siècle par André Dauphin, comte de Viennois, la collégiale Saint-André de Grenoble avait été voulue par son fondateur comme chapelle palatine et nécropole de sa dynastie. Dotée d'un chapitre de treize chanoines, elle était destinée à rivaliser avec l'évêque, co-seigneur de la ville médiévale avec le dauphin. Lieu de rencontre et parfois de tension entre le politique et le religieux, elle est le seul monument construit par les anciens souverains de la province à nous être parvenu presque intact. Le Dauphiné ayant été acquis par les rois de France en 1349, la collégiale continua de jouer son rôle de chapelle royale. Le futur roi Louis XI la combla de privilèges et en fit la chapelle du nouveau Parlement de Dauphiné. Sous ses voûtes se déroulèrent maints événements majeurs: prédications de saint François de Sales, conversion du connétable de Lesdiguières, visites royales. Elle vit passer le jeune Stendhal et saint Jean Bosco, et abrite le tombeau du chevalier Bayard. Les visiteurs et les amateurs d'histoire trouveront dans ce livre des détails méconnus ou inédits sur l'histoire de cette église nationale du Dauphiné, sur la vie quotidienne des chanoines et sur leurs rapports avec les divers lieux de pouvoir, ainsi qu'un guide pour visiter ce monument, l'un des derniers symboles de l'ancien Dauphiné.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.