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La chapelle des Pénitents blancs de Grenoble
Moreau Gilles-Marie ; Guibal Jean
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343229492
Construite en 1657, la chapelle des Pénitents blancs du Gonfalon de Grenoble, rue Voltaire, également connue comme la chapelle de l'Adoration, est un lieu insolite, méconnu, et pourtant d'un grand intérêt historique et patrimonial, au coeur du Grenoble ancien. Elle a gardé son bel ensemble baroque, retable et maître-autel, et abrite également les stalles (XVe siècle) de l'ancienne abbaye des Ayes de Crolles. Siège, sous l'Ancien Régime, d'une confrérie de Pénitents, ainsi que de la confrérie de la Miséricorde qui oeuvrait au service des prisonniers, elle fut un lieu important de sociabilité, liée entre autres aux familles de parlementaires dauphinois, mais aussi aux Vaucanson, à la dynastie Hache et à la famille paternelle de Stendhal. Elle fut également au XIXe siècle un sanctuaire important dédié à Notre-Dame de La Salette, et vit passer saint Pierre-Julien Eymard. Elle est sans doute le seul lieu de culte en Isère qui subsiste avec sa façade et son aménagement intérieur.
Ce livre retrace la vie, dans l'armée et dans la Résistance, mais aussi dans sa famille, d'un officier franc-comtois, titulaire de onze citations, mort pour la France en déportation pour faits de Résistance. Il a été écrit à partir de la consultation de nombreuses archives publiques, privées et familiales, ainsi que grâce à des témoignages. Né dans le Haut-Doubs en 1888 d'une famille très chrétienne, Camille Loichot devient d'abord instituteur libre. En 1914, il est sergent de réserve dans l'infanterie. En 1918 il est capitaine au 171e RI, chevalier de la Légion d'honneur, avec sept citations, et a été blessé trois fois. Le 7 novembre de la même année, il assiste à l'arrivée des parlementaires allemands venus demander l'armistice. Il reste alors dans l'armée, participe à l'occupation française de la Rhénanie, à la campagne de Syrie où il est cité, puis devient chef de bataillon à Colmar au 152e RI, un régiment d'élite. En 1940 il commande le 41e RI, un régiment breton qui sera cité à l'ordre de l'Armée pour sa magnifque conduite au combat. Retourné à la vie civile durant l'Occupation, le colonel Loichot rejoint la Résistance au sein de l'ORA, et prend le commandement du groupement Doubs-Jura-Nord des FFI. Arrêté le 11 février 1944, il est emprisonné à Besançon, puis déporté en Allemagne : à Fribourg, puis Manching, et enfin au camp de Dachau. Libéré le 15 mai 1945, il rejoint la Première Armée française du général de Lattre, mais tombe gravement malade et meurt à Ravensburg le 25 mai 1945.
Jusqu'à une époque récente, nos connaissances sur le linceul et sur son image étaient limitées à ce qu'il était possible de voir de cette image à la lumière du jour. Les premières photographies (1898) ont révélé la curieuse nature de l'image portée par le tissu, à partir de 1978, les explorations scientifiques menées sur le linceul ont apporté une moisson de données qui permettent aujourd'hui d'avoir une idée plus précise de cette image, sa provenance et son époque. Cette toile, unique en son genre, demeure pourtant une énigme. Elle offre une fascinante icône du Christ mort, majestueuse et puissante, qui invite à l'espérance.
Deux saintes Epines supposées provenir de la couronne du Christ sont conservées à Grenoble, l'une depuis le XIVe siècle, l'autre depuis le XVIe siècle. D'où proviennent-elles ? Quelles formes de dévotion ont-elles suscitées ? Comment ont-elles survécu aux soubresauts de l'histoire ? Tel est l'objet de ce livre, qui permet aussi de retracer le parcours de deux importantes communautés religieuses dauphinoises : les dames nobles du monastère des Dominicaines de Montfleury, créé au XIVe siècle par le dernier dauphin indépendant Humbert II, et le couvent des Clarisses de Grenoble, fondé au XVe siècle par Jeanne Baile, qui mourut en odeur de sainteté.
Gaso Patrick ; Moreau Gilles-Marie ; Kérimel Guy d
Construite de 1922 à 1943 à la suite du Voeu diocésain de 1918, la basilique du Sacré-Coeur de Grenoble fut conçue pour être non seulement une église paroissiale, mais aussi un sanctuaire dauphinois dédié au Coeur de Jésus et un lieu-étape sur le pèlerinage de La Saiette. L'importante restauration dont elle a bénéficié en 2014-2016 a renouvelé cette vision initiale, en faisant de la basilique un lieu lumineux et accueillant, signe d'espérance dans un quartier en pleine mutation, et ouvert aux attentes des hommes et des femmes d'aujourd'hui. Ce livre retrace les diverses étapes de cette aventure originale : les premières manifestations à Grenoble de la dévotion au Sacré-Coeur dès le XVIIe siècle (avant même Paray-le-Monial), les péripéties de la construction de la basilique, le dynamisme actuel de cet espace diocésain et son audace missionnaire.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.