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Histoire du Muséum de La Rochelle
Moreau Christian ; Giron Pierre ; Dunand Michèle
INDES SAVANTES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782846543484
Le muséum de La Rochelle, créé au début du XIXe siècle, est l'héritier de collections prestigieuses rassemblées depuis le milieu du XVIIIe siècle : notamment le "cabinet" de Clément Lafaille, qui est un des rares cabinets de ce type resté intact. Mais également les collections de Fleuriau de Bellevue, le premier géologue français. Les bâtiments eux-mêmes ont une histoire étroitement liée à celle de La Rochelle, hôtels particuliers de grandes familles du négoce maritime rochelais, puis de gouverneurs et d'évêques… La Rochelle sera lié au monde de la mer, et naturellement aux explorateurs et militaires souvent partis de son port et de Rochefort, qui tout au long des XIXe et XXe siècles vont enrichir les collections, les étendant à l’ethnologie, la préhistoire et l’ensemble de l’histoire naturelle. L'histoire du Muséum fait participer à ce grand épisode de découverte et d'étude du monde qui caractérise ces siècles. Les richesses de ses collections en font un musée dépassant largement un intérêt régional.
Résumé : Au Siècle des Lumières, artistes, savants et intellectuels nantis, effectuent un Grand Tour, un voyage et parfois un séjour en Italie, véritable laboratoire à ciel ouvert pour l'archéologie, l'histoire et les sciences naturelles et particulièrement pour la géologie. A 27 ans, Louis Benjamin Fleuriau de Bellevue, savant naturaliste rochelais, entreprend son Grand Voyage sur les traces de son Maître Horace Bénédict de Saussure. Pendant cinq ans il va découvrir l'Italie et la Suisse. Grâce aux archives du fonds Fleuriau et tout particulièrement ses carnets de voyages, nous avons pu reconstituer les grandes étapes de son périple. Le 8 octobre 1788, il. quitte Paris pour Genève, ville où il effectua son parcours scolaire et universitaire à l'Académie calviniste. Puis, direction l'Italie, vers Naples via Marseille. Ensuite Venise en passant par Rome et la cette Adriatique. Traversée des Dolomites jusqu'à Innsbruck, avant de retourner à Florence où il séjourne un. mois. De Naples il vogue vers Palerme, puis visite la Sicile, Malte, la Calabre et les îles Eoliennes. Le retour vers Genève est fait en explorant la Toscane et l'île d'Elbe, la Lombardie, le Piémont et la Savoie. Fleuriau se rend ensuite à Londres via l'Allemagne et la Hollande. Il est finalement de retour à La Rochelle le 2 février 1793. Au cours de ce voyage il emplit 22 caisses d'objets de toutes sortes qu'il utilisa pour ses travaux. Une partie de ses collections de roches et minéraux est conservée au Muséum de La Rochelle. Ce grand voyage est aussi une belle fresque de l'Italie en cette fin du XVIIIe siècle.
Résumé : A 17 ans, Lionella, d'origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la ville où elle habite en Belgique. Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu'au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante. Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi. Elle plonge alors dans le destin d'Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l'Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel "le prêtre roux", Antonio Vivaldi, enseignait la musique à des âmes dévouées. Entremêlant les époques avec brio, ce premier roman vibrant nous fait voyager à travers la Sérénissime, rencontrer l'un des plus grands compositeurs de musique baroque, et rend un hommage poignant à ces orphelines musiciennes, virtuoses et très réputées au XVIIIe siècle, enfermées pour toujours dans l'anonymat.
La biographie de Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue peut sembler une gageure, tant elle conduit l'auteur à aborder des domaines différents. Les intérêts commerciaux et coloniaux de cette ancienne famille de La Rochelle sont tournés vers les îles à sucre sous l'Ancien Régime. Les études du jeune Fleuriau le conduiront à Genêve, patrie du calvinisme. Son intérêt pour la science balbutiante qu'est la géologie le mènera dans différentes régions d'Europe, et notamment en Italie en compagnie des pionniers qui font alors naître cette nouvelle science. Fleuriau se fait ainsi un nom parmi les scientifiques du début du XIXe siècle, par des réflexions et des études multiples sur le volcanisme. De retour à La Rochelle, ses intérêts scientifiques concerneront les météorites, la forêt pétrifiée de l'île d'Aix, des améliorations utiles à l'agriculture. Fleuriau jouera un rôle très important dans le développement des institutions scientifiques du département de la Charente-Inférieure, et de La Rochelle, ce qui lui donne également une place incontournable dans les études régionales. Cette nouvelle édition a bénéficié des apports importants d'archives de Fleuriau, jusque-là inédites.
Savant ou amateur éclairé ? Ce personnage rochelais a laissé des collections célèbres au Muséum de La Rochelle, en particulier un des très rares "cabinets de curiosité" subsistant du XVIIIe siècle. Cette publication permet, dans une première partie biographique, de montrer que Clément Lafaille, grand collectionneur, dessinateur, taxidermiste, est aussi un authentique savant, reçu correspondant de l?Académie des Sciences, alors seule institution officielle regroupant des chercheurs. En ce siècle où l?on est passé de l?alchimie médiévale à la science moderne, cette collaboration annonce la fondation, par le grand ministre que fut Guizot, du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques dont le but est de favoriser la rencontre entre universitaires et membres des sociétés savantes. Dans un second temps, les écrits de Lafaille sont analysés afin d?apporter des éléments de réponse aux critiques qui régulièrement conduisirent les historiens à voir en lui, tantôt un amateur naturaliste éclairé digne du Siècle des lumières, tantôt un simple collectionneur dont la postérité ne serait due qu?à l?existence de son cabinet d?histoire naturelle. L?édition de ses manuscrits, inédits pour la plupart, accompagnés de critiques et de réflexions, permettront au lecteur de mieux apprécier l?oeuvre de Lafaille et de se faire une idée sur son influence, son impact scientifique et culturel à la fois dans la société rochelaise du Siècle des lumières et au delà en France.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".