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Les Kurdes aujourd'hui. Mouvement national et partis politiques
More Christiane
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782858024087
Oublié de l'histoire, victime des intérêts des grandes puissances, le peuple kurde, à cheval sur plusieurs frontières, occupe des monts qui semblent l'unir. Unité réelle dans les chants, les poèmes et les épopées qui nourrissent son romantisme et ses phantasmes, mais que de déchirements dans le quotidien. Répartis entre cinq Etats (Turquie, Syrie, Irak, Iran, U.R.S.S.) qu'opposent des inimitiés ancestrales, divisés par des luttes de clans et des rivalités de chefs, les Kurdes ont le malheur de vivre dans une région stratégique. Aux complexités de l'histoire et de la géographie s'ajoutent les imbrications des peuples et les égoïsmes nationaux. Pétrolifère pour tous, Kirkouk est-elle kurde, arabe ou turcomane ? Le lac de Van arménien, kurde ou turc ? Enjeu de multiples convoitises, les Kurdes rêvent d'un Etat indépendant. Chimère ou terre promise ? L'auteur dévide cet écheveau enchevêtré et, pour la première fois, brosse une grande fresque de tous les mouvements politiques kurdes.
Publiée en 1516, L'Utopie est un traité sur la meilleure formede constitution politique, déguisé en une fiction: un récit devoyage vers l'île d'Utopie, inspiré de la récente découverte duNouveau Monde. Dans cet éloge crypté et paradoxal del'humanisme, sur le modèle de La République de Platon,Thomas More nous invite à regarder l'Ancien Monde d'un oeilneuf, depuis l'île d'Utopie: lieu imaginaire d'une réconciliationdes contraires, la nature et la raison, la sauvagerie et l'artifice,l'Utopie est un modèle de bonheur, de sagesse et de justicesociale dont pourraient s'inspirer les Européens. Ce texteésotérique, dont le sens est partout caché, le récit de voyagedéguise un traité politique, la carte de l'île d'Utopie dissimuleune vanité, est une critique radicale de la société qui témoigned'un réalisme politique.
More Thomas ; Goyard-Fabre Simone ; Delcourt Marie
Résumé : En 1516, dans une Angleterre malade, Thomas More conçoit son rêve humaniste : l'île d'Utopie, une communauté civile régie par "la meilleure forme de gouvernement". Education du peuple, entraide, tolérance religieuse... il formule avec méthode les principes et les lois de cette cité nouvelle. Mais, loin de constituer une évasion vers un ailleurs idéal, cette Utopie est avant tout une réflexion sur les fondements éthiques et politiques d'une société juste et heureuse. De ce récit de l'île de Nulle-Part est né un genre littéraire et philosophique, un horizon vers lequel regarde encore l'humanité pour construire le progrès.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.