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Tais-toi quand tu écris ! Les tribulations d'un chroniqueur
Morales Thomas
PG DE ROUX
22,00 €
Épuisé
EAN :9782363712691
Orfèvre des médias, tacticien hors pair, florentin jusque dans ses souliers en veau velours, il était redoutablement efficace. Passé un premier mouvement d'humeur et, avouons-le, de jalousie, nous lui reconnaissions ce don inné pour la repartie aérienne, un art divin de la conversation et une élégance jamais prise en défaut, en soixante ans de carrière. Un exploit à méditer car tant de vaniteux finissent fatalement par sombrer. Même sa proximité avec plusieurs présidents de la République aurait pu entacher son image. Les ors des palais ternissent la destinée des artistes, pas la sienne. Il semblait immunisé contre les blessures d'ego et les éternelles luttes de pouvoir. Trop fin et probablement trop désespéré pour en souffrir vraiment, Jean d'O était au-dessus des parties. Hors-sol, il ne s'appartenait plus. Ecrivain préféré des gens de gauche et de droite, des animatrices et des institutrices, ce Johnny Hallyday de la Pléiade avait fait de Gallimard son stade de France. Il écrivait à guichets fermés. Il était arrivé à un tel point de notoriété que ses livres n'étaient plus lus, mais achetés frénétiquement, le rêve de toutes les professions aventureuses. Le moindre auteur de province, aigri par les difficultés de noircir cette page blanche, butant sur chaque phrase, savait qu'il existait au royaume de France un seigneur qui avait déjoué le système et qui vivait de sa plume." Hommage à Jean d'Ormesson, à Danielle Darrieux, à Johnny Hallyday mais pas seulement ! Tout ce qui disparait peu à peu de notre passé mythique, porté à l'écran ou dans le secret des livres, Thomas Morales le saisit au vol et en ranime le rêve pour notre plus grande joie. Une nouvelle "Lettre à France" dans le sillage d'un Polnareff au temps de l'exil, à la fois réconfortante, sensuelle et poignante.
Résumé : La télévision perd son sang-froid, c'est la panique sur les plateaux ! Une jeune étoile montante du petit écran vient d'être sauvagement assassinée. Et quand l'image se brouille, il n'existe qu'un professionnel pour démasquer les faux-semblants : c'est Joss Beaumont. Le détective privé, flegmatique et nostalgique, reprend du service dans cette nouvelle enquête. Au volant de son break usé, il fouine partout à la recherche d'indices, se trompant souvent mais n'abandonnant jamais. Amours impossibles, ambition, jalousie... Dans ce road-movie décalé, au parfum des années soixante-dix, les sentiments se bousculent. Aidé par ses fidèles Merlin et Tabourin, secondé par la fantasque Samira, Joss B. découvre un monde où la lumière des projecteurs aveugle. Meurtre, complot et suicide en prime time : la notoriété aurait-elle le prix du sang ?
Résumé : Comme Johnny Hallyday retenait la nuit, Thomas Morales retient la province dans un essai littéraire où l'auteur nous livre ses souvenirs d'enfance. Né au siècle dernier dans un village de moins de 2 000 habitants, il écrit un hommage sincère et enfiévré à ces "territoires oubliés" de la République. Sans folklore, sans passéisme et avec une grande tendresse, il en dessine les paysages, les habitudes, les personnages, les espoirs et les dignités, tout un cadre de vie qui a été balayé par la modernité. Ce texte aux allures de plaidoyer oscille entre le portrait intimiste d'un pays tant admiré et quelques piques adressées à ceux qui voudraient le déconstruire. C'est surtout un plongeon amusé, gourmand et culturel dans l'histoire récente de la France. Thomas Morales nous emporte dans sa balade des jours heureux, du Berry au Finistère, des plats en sauce à la Peugeot 404, des comédies de Philippe de Broca à l'émission Apostrophes de Bernard Pivot, de la chanson populaire aux exploits sportifs en Mondovision, de la gare de Tracy chère à Georges Simenon au Paris canaille de la rue Mouffetard saisie par l'objectif de Robert Doisneau. Tout refait surface sous la plume de cet écrivain à la nostalgie rieuse et partageuse. Cet éloge de la province est un voyage à l'intérieur d'une France cachée et souvent méprisée. Thomas Morales en capte l'éclat et nous donne mille raisons de l'aimer.
Les "ana"-chroniques, les nanas chroniques de Thomas Morales ? Non, ce n'est pas une lecture de pur loisir - de pur désir : cap sur la bande son et couleurs des années 60 à 80, c'est toute une éducation dont on recevra le salutaire coup de cravache sans se faire prier. Le prix à payer si l'on veut en être absolument ! Si l'on veut pénétrer, une fois pour toutes, les sphères grandeur nature de la France d'Audiard, de Marcel Aymé, d'Antoine Blondin. Les Copains d'abord ? Pas seulement. Car il n'est pas simplement question d'amitié et de bons moments à partager pour le redoutable patachon dans la mondialisation dont l'auteur nous dévoile le portrait conspirationniste. Il s'obstine, aussi, à marcher à rebours de la "tendance", des valeurs, du terrorisme hygiéniste et de l'écologie qui ont détruit sa vraie nature. D'où ses coups de gueule contre la politesse, les bons sentiments ou les droits de l'homme, etc. D'où sa tendresse pour le cinéma X de Brigitte Lahaie : "Un cinéma pratiqué entre copains consentants, 100% d'origine naturelle, où la fesse s'ébattait librement dans le champ de la caméra." D'où son addiction à la conduite automobile à tombeau ouvert en plein Paris, un plaisir qui s'interdit mais ne se refuse pas. D'où sa haine pour l'écrivain de carrière, qui pour un "passage télé" serait prêt, scandale suprême, à "dénoncer la pauvreté, le cancer et la pollution". Un point de vue indispensable, joignant les étincelles de la révolte aux frissons du plaisir !
Résumé : Ancien journaliste, Joss B est devenu détective privé presque par hasard, par romantisme et nostalgie. Lui qui n'aime que les longues voitures américaines et les rôles flamboyants du cinéma français d'après-guerre, n'a ni le courage ni la détermination nécessaires pour mener à bien ses enquêtes. Et pourtant... Sans course-poursuite ni fusillade, ce quinquagénaire au charme suranné arrive toujours à ses fins. Dans ces mémoires en deux actes, Joss B va croiser la route, parsemée de morts, de toute une galerie de personnages aussi fantasques qu'intrigants : un homme d'affaires hispanique, une ambitieuse call-girl, un brocanteur des bords de mer mais aussi une troublante voyante, une assistante berbère au franc-parler, une douce avocate et un cercle secret de personnalités peu recommandables... Un hymne à la variété française, à Belmondo, aux dialogues d'Audiard, à la presse d'antan, qui n'oublie pas l'amour ni les amitiés indéfectibles.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...