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Adios
Morales Thomas
PG DE ROUX
17,00 €
Épuisé
EAN :9782363711663
Notre béguin pour les voitures fantasques, les actrices racées, les plats en gelée, l'odeur saturée des chais, les romans amers des Hussards, les films d'Audiard, le profil d'une lycéenne aperçue dans un jardin public, toutes ces choses dérisoires et essentielles qui rendaient la vie si piquante disparaîtraient. Qui se souviendrait après nous des Alfa Giulia enchantant la Riviera, du charme vénéneux de Porfirio Rubirosa, des comédies mélancoliques de Philippe de B., des larges lunettes de Monica V., des seins conquérants de Sophia L. ou du sourire mauresque de Claudia C. ? Notre alphabet du coeur. Nous savourions ces derniers instants et protégions jalousement les images fugaces de nos glorieuses années comme le plus précieux des trésors. Nous ignorions tous les profanateurs de notre nostalgie qui nous encerclaient, nous enserraient." Thomas Morales ne se contente pas de nous livrer, clefs en main, le panthéon d'une très longue jeunesse, la malle aux trésors éblouissante d'où jailliraient soudain non-stop tous les livres, toutes les B.D., les émissions de télé et les films culte qui ont marqué notre imaginaire depuis les fifties jusqu'aux eighties. En artiste-né, c'est carrément le frisson qu'il nous donne. Quand il fait crépiter en rafales le portrait d'un monstre sacré et, crevant l'habituel décor de carton-pâte où il végète, ouvre à notre mémoire tout un horizon inattendu où les moindres gestes résonnent tout à coup si juste qu'on les croirait proches à nous toucher. Voyez ce que Thomas Morales fait de l'accent d'Arletty, des cavales de Jean-Paul Belmondo, du sexe chez Tinto Brass ou de cette satisfaction qui fait subitement ressembler l'académicien Maurice Druon à un homme de la Renaissance. En subtil metteur en scène qui ne néglige ni les coups de génie ni les petits riens de l'existence, Thomas Morales remet toujours tout en place et fait tourner le monde, "notre" monde !
Thomas Morales pratique une discipline particulière : la nécrologie de papier. Auteur et chroniqueur, il fait revivre ici toutes ces figures qui nous ont quitté, comme un générique de film aux mille visages composant le refuge de nos plus beaux souvenirs des Trente Glorieuses. D'Anémone à Karl Lagerfeld, de Jean-Paul Belmondo à Roger Moore, cette galerie de portraits est le miroir d'un monde que nous avons tant aimé, croqué avec liberté, tendresse et humour.
Orfèvre des médias, tacticien hors pair, florentin jusque dans ses souliers en veau velours, il était redoutablement efficace. Passé un premier mouvement d'humeur et, avouons-le, de jalousie, nous lui reconnaissions ce don inné pour la repartie aérienne, un art divin de la conversation et une élégance jamais prise en défaut, en soixante ans de carrière. Un exploit à méditer car tant de vaniteux finissent fatalement par sombrer. Même sa proximité avec plusieurs présidents de la République aurait pu entacher son image. Les ors des palais ternissent la destinée des artistes, pas la sienne. Il semblait immunisé contre les blessures d'ego et les éternelles luttes de pouvoir. Trop fin et probablement trop désespéré pour en souffrir vraiment, Jean d'O était au-dessus des parties. Hors-sol, il ne s'appartenait plus. Ecrivain préféré des gens de gauche et de droite, des animatrices et des institutrices, ce Johnny Hallyday de la Pléiade avait fait de Gallimard son stade de France. Il écrivait à guichets fermés. Il était arrivé à un tel point de notoriété que ses livres n'étaient plus lus, mais achetés frénétiquement, le rêve de toutes les professions aventureuses. Le moindre auteur de province, aigri par les difficultés de noircir cette page blanche, butant sur chaque phrase, savait qu'il existait au royaume de France un seigneur qui avait déjoué le système et qui vivait de sa plume." Hommage à Jean d'Ormesson, à Danielle Darrieux, à Johnny Hallyday mais pas seulement ! Tout ce qui disparait peu à peu de notre passé mythique, porté à l'écran ou dans le secret des livres, Thomas Morales le saisit au vol et en ranime le rêve pour notre plus grande joie. Une nouvelle "Lettre à France" dans le sillage d'un Polnareff au temps de l'exil, à la fois réconfortante, sensuelle et poignante.
Résumé : Ancien journaliste, Joss B est devenu détective privé presque par hasard, par romantisme et nostalgie. Lui qui n'aime que les longues voitures américaines et les rôles flamboyants du cinéma français d'après-guerre, n'a ni le courage ni la détermination nécessaires pour mener à bien ses enquêtes. Et pourtant... Sans course-poursuite ni fusillade, ce quinquagénaire au charme suranné arrive toujours à ses fins. Dans ces mémoires en deux actes, Joss B va croiser la route, parsemée de morts, de toute une galerie de personnages aussi fantasques qu'intrigants : un homme d'affaires hispanique, une ambitieuse call-girl, un brocanteur des bords de mer mais aussi une troublante voyante, une assistante berbère au franc-parler, une douce avocate et un cercle secret de personnalités peu recommandables... Un hymne à la variété française, à Belmondo, aux dialogues d'Audiard, à la presse d'antan, qui n'oublie pas l'amour ni les amitiés indéfectibles.
Dans le disco ou la techno, l'individu se regarde. Dans le slow, l'individu se découvre. Il fait preuve de courage et d'inconscience même. Quand il invite l'autre, cet étranger qui vous attire et vous obsède, il a un coté chevaleresque. C'est Don Quichotte qui a reçu l'appel divin d'Eros Ramazzotti ou d'Umberto Tozzi. Le slow demande de l'audace et de l'improvisation. C'est une confrontation brutale avec la réalité. Une mise à nu. L'antichambre du baiser. Le slow n'est pas une danse pour les pleutres. Tout le monde n'est pas capable de le pratiquer (...) Proposer un slow à une femme que l'on convoite demande plus de courage que de se présenter au Grand Oral de l'ENA."
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.