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La Sagesse de ben Sira
MOPSIK CHARLES
VERDIER
25,36 €
Épuisé
EAN :9782864323945
La Sagesse de ben Sira (dénommé aussi Ecclésiastique ou Siracide) a été écrit à Jérusalem vers 18o avant l'ère chrétienne. Ce livre de sagesse cité dans le Talmud, qui contient aussi un résumé des grands épisodes bibliques, ainsi que des hymnes et des prières, est inclus dans la Bible catholique, mais il est considéré par les juifs et les protestants comme un livre apocryphe, extérieur au canon. Il a été connu pendant longtemps à travers la traduction grecque qu'en fit le petit-fils de l'auteur et qui a été incluse dans la Septante. A la fin du dix-neuvième siècle, des fragments en langue originale, l'hébreu, furent retrouvés (notamment dans la genizah du Caire), et par la suite d'autres fragments vinrent s'ajouter aux premières feuilles identifiées. Si bien qu'aujourd'hui on dispose des deux tiers de l'ouvrage. Le volume propose pour la première fois une traduction intégrale de l'ensemble des fragments hébreux retrouvés à ce jour, dont les derniers ont été identifiés en 1988. Des notes abondantes, surtout philologiques et historiques, accompagnent la traduction, et une introduction tente de présenter au lecteur un dossier complet concernant aussi bien la pensée contenue dans l'ouvrage, son histoire, que les problèmes que pose à l'historien l'interprétation. Le contexte oriental et méditerranéen des livres de sagesse dans lequel le recueil de Ben Sira s'inscrit fait l'objet d'une attention particulière, ainsi que les influences qu'il a exercées aux origines de la pensée rabbinique dans les premiers siècles de l'ère commune.
Cabale" est le nom donné à la tradition ésotérique qui s'est développée au sein de la religion juive depuis le Moyen Age, à partir des prémices de la mystique juive de l'Antiquité. Transmise surtout oralement depuis des siècles,, sa thématique est riche de toute la palette d'une grande pensée spirituelle. La cabale n'est pas une doctrine unique, d'un unique auteur, mais un champ d'expériences religieuses et intellectuelles foisonnant et varié. Cherchant les réponses les plus appropriées aux questions essentielles de l'esprit en quête de vérité à travers un déchiffrement des secrets du texte biblique, la tradition ésotérique juive a débordé les frontières du judaïsme en suscitant à la Renaissance le vaste mouvement européen de ceux que l'on a appelé les "cabalistes chrétiens". Encore vivante aujourd'hui, elle a fourni également une mine d'inspiration inépuisable à la culture, au folklore, à l'art et à la littérature
La disparition de Charles Mopsik, en juin 2003 ; à l'âge de 46 ans, a bouleversé ceux qui l'ont connu ou lu, parce que tous nous avions conscience de l'extraordinaire singularité de son œuvre et du caractère strictement irremplaçable de sa parole. Parce que son art était aussi un " art d'écrire ", un art de la précision du mot, du " souci " des formes et du fond, Charles Mopsik a profondément marqué le paysage du judaïsme français, par ses traductions et ses différentes études sur la mystique juive. Ce volume, qui propose un large choix d'essais et deux traductions inédites, veut donner la mesure, si besoin était, de la richesse de son œuvre, comme de la très grande liberté avec laquelle il l'a menée, depuis ses premières publications dans le cadre de la collection " Les Dix Paroles " qu'il a créée et fait vivre aux éditions Verdier à partir de 1979, jusqu'à ses dernières expériences de conférences en ligne sur le site du " Journal des études de la cabale ".
Le Zohar sur les Lamentations est non seulement la plus singulière d'entre toutes les sections du corpus zoharique, mais il n'est pas exagéré de dire qu'il en est la clé. Il suppose en effet la totalité du Zohar et l'ensemble du système de pensée cabalistique comme arrière-plan et comme socle, et en même temps il se passe totalement de toute lecture préalable, de toute explicitation. Il est abordable tel quel, comme objet littéraire indépendant et de portée universelle, bien qu'il ne parle que d'événements particuliers, d'un peuple particulier, d'un Dieu particulier, d'une histoire singulière. Mais le langage qu'il emploie pour en parler est le plus universel de tous les langages, C'est celui de la poésie, de l'imagination, de la création artistique. Et comme la poésie est aussi la pensée, le Zohar sur les Lamentations est sans doute, de tous les volumes du Zohar, celui qui donne le plus à penser, parce qu'il explique le moins, parce qu'il dit le plus.
Résumé : La cabale a développé au sein du judaïsme un vaste réseau d'interprétations qui a permis l'édification d'un système accordant place et reconnaissance religieuse aux formes multiples de l'identité sexuelle, à la bisexualité, aux distorsions entre le "sexe des corps" et le "sexe des âmes" et à une économie complexe du désir, dont nos sociétés contemporaines sont également le reflet. C'est ce réseau que Charles Mopsik a exploré, à travers l'étude des écrits de grands cabalistes, tels que Hayyim Vital, Isaac Louria ou Abraham ben David de Posquières. Ces essais que Charles Mopsik (1956-2003) avait voulu rassembler en volume, après son édition du David et Bethsabée de R. Joseph Gikatila (L'éclat, 2003), donnent toute la mesure de son génie paradoxal.
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.