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LE ZOHAR. Lamentations
MOPSIK CHARLES
VERDIER
17,24 €
Épuisé
EAN :9782864323150
Le Zohar sur les Lamentations est non seulement la plus singulière d'entre toutes les sections du corpus zoharique, mais il n'est pas exagéré de dire qu'il en est la clé. Il suppose en effet la totalité du Zohar et l'ensemble du système de pensée cabalistique comme arrière-plan et comme socle, et en même temps il se passe totalement de toute lecture préalable, de toute explicitation. Il est abordable tel quel, comme objet littéraire indépendant et de portée universelle, bien qu'il ne parle que d'événements particuliers, d'un peuple particulier, d'un Dieu particulier, d'une histoire singulière. Mais le langage qu'il emploie pour en parler est le plus universel de tous les langages, C'est celui de la poésie, de l'imagination, de la création artistique. Et comme la poésie est aussi la pensée, le Zohar sur les Lamentations est sans doute, de tous les volumes du Zohar, celui qui donne le plus à penser, parce qu'il explique le moins, parce qu'il dit le plus.
Cabale" est le nom donné à la tradition ésotérique qui s'est développée au sein de la religion juive depuis le Moyen Age, à partir des prémices de la mystique juive de l'Antiquité. Transmise surtout oralement depuis des siècles,, sa thématique est riche de toute la palette d'une grande pensée spirituelle. La cabale n'est pas une doctrine unique, d'un unique auteur, mais un champ d'expériences religieuses et intellectuelles foisonnant et varié. Cherchant les réponses les plus appropriées aux questions essentielles de l'esprit en quête de vérité à travers un déchiffrement des secrets du texte biblique, la tradition ésotérique juive a débordé les frontières du judaïsme en suscitant à la Renaissance le vaste mouvement européen de ceux que l'on a appelé les "cabalistes chrétiens". Encore vivante aujourd'hui, elle a fourni également une mine d'inspiration inépuisable à la culture, au folklore, à l'art et à la littérature
Le présent volume est un inédit posthume de Charles Mopsik (1956-2003), qui fut pendant sa trop courte vie le plus éminent spécialiste français de la cabale, la tradition ésotérique juive. Dés le milieu des années 1980, Charles Mopsik s'est attaché au thème, central pour la cabale comme pour la pensée religieuse en général, de la différence sexuelle, de la dialectique en Dieu même du masculin et du féminin, et de son implication pour les relations entre hommes et femmes. Les Deux Visages de l'Un peut être considéré comme son magnum opus, qu'il n'aura cessé de travailler tout au long de sa vie. Le titre dit bien son ambition : comment l'Un divin au-delà de toute définition se manifeste, selon les mystiques juifs, non pas à travers le seul visage du Père, mais bien deux visages, l'un masculin, l'autre féminin. Depuis les antécédents bibliques et rabbiniques jusqu'aux échos dans les traditions chrétienne et islamique, il nous invite à suivre ce fil de l'androgynie divine et de ses conséquences pour l'identité spirituelle des humains - le sexe, non des anges, mais des âmes. Cette somme, où la pensée limpide de l'auteur se déploie autour de très nombreux extraits de textes cabalistiques, quasiment tous inédits en français, nous fait pénétrer dans l'un des domaines les plus fascinants de la culture universelle : celui des rapports entre sexualité et spiritualité.
La Bible hébraïque a été traduite en araméen au cours des premiers siècles de l'ère commune. D'abord traductions orales qui accompagnaient les lectures synagogales lors des assemblées festives, les versions des différents livres des Ecritures ont été ensuite adaptées et mises par écrit. Parmi ces traductions appelées Targoums, celle de l'Ecclésiaste à la particularité d'être à la fois une paraphrase suivie de son modèle hébreu et, en quelque sorte, sa réécriture, son double araméen. Elle renferme, comme d'autres Targoums, des amplifications narratives qui mettent en scène le roi Salomon et ses successeurs sur le trône d'Israël et de Juda. Un de ces récits donne lieu en fin d'ouvrage à une étude portant sur les échos des légendes salomoniennes dans la mystique juive ainsi que sur des lectures de la cabale concernant quelques-uns des versets de l'Ecclésiaste, source d'inspiration importante pour elle.
Pratiques religieuses et efficacité théurgique dans la cabale, des origines jusqu'au milieu du XVllle siècle, tel est le sujet d'étude de cet ouvrage. Première monographie entièrement consacrée à la signification et à la fonction des observances religieuses (ta'amé hamitsvot), ce livre rassemble en traduction française les écrits d'une centaine de cabalistes, présentés et expliqués dans l'ordre chronologique, école par école, auteur par auteur. Un des apports les plus originaux des cabalistes a été le développement d'une pensée de la pratique et des ceuvres qui attribue à celles-ci un pouvoir sur la création et sur le monde divin, pouvoir si extraordinaire qu'il est même capable de "faire Dieu". Les systèmes de pensée élaborés par les cabalistes pour rendre compte de cette puissance des actes des hommes se sont déployés en mêlant certains concepts issus du néoplatonisme tardif et de sa théurgie aux croyances bibliques et aux exégèses rabbiniques anciennes. Cette fusion entre certains aspects de la pensée des derniers philosophes de la fin de l'Antiquité et de la tradition juive a été d'une très grande fécondité puisqu'elle a suscité une immense littérature qui s'est proposé d'élucider les "secrets de la Torah", Cette part essentielle de la pensée juive, très souvent ignorée et parfois même rejetée comme intrusion étrangère et inauthentique, se trouve au coeur de la conception théologique et anthropologique de quelques maîtres parmi les plus éminents de l'histoire du judaïsme.
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.