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Chemins de la Cabale. Vingt-cinq études sur la mystique juive
Mopsik Charles
ECLAT
35,00 €
Épuisé
EAN :9782841620920
La disparition de Charles Mopsik, en juin 2003 ; à l'âge de 46 ans, a bouleversé ceux qui l'ont connu ou lu, parce que tous nous avions conscience de l'extraordinaire singularité de son œuvre et du caractère strictement irremplaçable de sa parole. Parce que son art était aussi un " art d'écrire ", un art de la précision du mot, du " souci " des formes et du fond, Charles Mopsik a profondément marqué le paysage du judaïsme français, par ses traductions et ses différentes études sur la mystique juive. Ce volume, qui propose un large choix d'essais et deux traductions inédites, veut donner la mesure, si besoin était, de la richesse de son œuvre, comme de la très grande liberté avec laquelle il l'a menée, depuis ses premières publications dans le cadre de la collection " Les Dix Paroles " qu'il a créée et fait vivre aux éditions Verdier à partir de 1979, jusqu'à ses dernières expériences de conférences en ligne sur le site du " Journal des études de la cabale ".
On s'accorde à dire que Le Zohar, livre fondamental de la mystique juive ou cabale, fut rédigé en Castille vers la fin du XIIIème siècle par Moïse de Léon. Il rassemble un grand nombre de traditions cachées élaborées depuis l'Antiquité et transmises oralement. L'ouvrage adopte la forme d'un commentaire sur l'ensemble du Pentateuque et sur les Cinq Rouleaux (dont seuls nous sont parvenus le Cantique des Cantiques, Ruth et les Lamentations).
Le présent volume est un inédit posthume de Charles Mopsik (1956-2003), qui fut pendant sa trop courte vie le plus éminent spécialiste français de la cabale, la tradition ésotérique juive. Dés le milieu des années 1980, Charles Mopsik s'est attaché au thème, central pour la cabale comme pour la pensée religieuse en général, de la différence sexuelle, de la dialectique en Dieu même du masculin et du féminin, et de son implication pour les relations entre hommes et femmes. Les Deux Visages de l'Un peut être considéré comme son magnum opus, qu'il n'aura cessé de travailler tout au long de sa vie. Le titre dit bien son ambition : comment l'Un divin au-delà de toute définition se manifeste, selon les mystiques juifs, non pas à travers le seul visage du Père, mais bien deux visages, l'un masculin, l'autre féminin. Depuis les antécédents bibliques et rabbiniques jusqu'aux échos dans les traditions chrétienne et islamique, il nous invite à suivre ce fil de l'androgynie divine et de ses conséquences pour l'identité spirituelle des humains - le sexe, non des anges, mais des âmes. Cette somme, où la pensée limpide de l'auteur se déploie autour de très nombreux extraits de textes cabalistiques, quasiment tous inédits en français, nous fait pénétrer dans l'un des domaines les plus fascinants de la culture universelle : celui des rapports entre sexualité et spiritualité.
Pratiques religieuses et efficacité théurgique dans la cabale, des origines jusqu'au milieu du XVllle siècle, tel est le sujet d'étude de cet ouvrage. Première monographie entièrement consacrée à la signification et à la fonction des observances religieuses (ta'amé hamitsvot), ce livre rassemble en traduction française les écrits d'une centaine de cabalistes, présentés et expliqués dans l'ordre chronologique, école par école, auteur par auteur. Un des apports les plus originaux des cabalistes a été le développement d'une pensée de la pratique et des ceuvres qui attribue à celles-ci un pouvoir sur la création et sur le monde divin, pouvoir si extraordinaire qu'il est même capable de "faire Dieu". Les systèmes de pensée élaborés par les cabalistes pour rendre compte de cette puissance des actes des hommes se sont déployés en mêlant certains concepts issus du néoplatonisme tardif et de sa théurgie aux croyances bibliques et aux exégèses rabbiniques anciennes. Cette fusion entre certains aspects de la pensée des derniers philosophes de la fin de l'Antiquité et de la tradition juive a été d'une très grande fécondité puisqu'elle a suscité une immense littérature qui s'est proposé d'élucider les "secrets de la Torah", Cette part essentielle de la pensée juive, très souvent ignorée et parfois même rejetée comme intrusion étrangère et inauthentique, se trouve au coeur de la conception théologique et anthropologique de quelques maîtres parmi les plus éminents de l'histoire du judaïsme.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.
Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels: L'Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux édifions de l'éclat en 2000.