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Les collectionneurs des lagunes
Montrémy Jean-Maurice de
PG DE ROUX
20,00 €
Épuisé
EAN :9782363710963
Présentation de l'éditeur Au cours de l'été 1893, quelques mois avant sa mort, alors qu'il travaille à sa 6e symphonie - Pathétique - le compositeur Piotr Ilyitch Tchaïkovski séjourne secrètement à Venise. Accablé par l'impossible passion qu'il porte à son neveu Bob, rongé par la jalousie que lui inspirent les amours du jeune homme, il a accepté l'invitation du docteur Barparoz, étrange et invisible mécène. Voici Tchaikovski logé dans le palazzo de l'inquiétant bienfaiteur. Aucune condition à ce séjour : le compositeur peut y travailler librement à un projet d'opéra-ballet où se transposent ses obsessions, ses angoisses et ses désirs. Il ignore que Barparoz est un collectionneur d'inédits, d'indiscrétions, d'ébauches, de cachotteries... tous puisés dans les corbeilles où les invités, sans y réfléchir, jettent notes, projets, brouillons. Barparoz se paye sur les futures variantes des futures "oeuvres complètes" et les misérables secrets de ses protégés. Autour de Tchaïkovski, se multiplient les intrigues, les complots, les mensonges, les manipulations. Il poursuit opiniâtrement son projet. Tout culmine dans une étrange fête costumée pour la Saint-Jean... Mêlant espionnage, rapports de police, trahisons, chants d'amour, rêves sublimes, hontes obscures et création musicale, ce dernier bal prélude aux tourmentes du XXe siècle. A moins que ne s'y profilent déjà les faillites du XXIe.
Armand-Jean Bouthillier de Rancé (1626- 1700) est issu d'une famille qui doit à Richelieu fortune et influence. Filleul de l'Homme rouge, destiné à la prêtrise, il commence sa carrière dans le Paris aristocratique de la Fronde. Proche du cardinal de Retz, le jeune prêtre passe pour l'amant ou l'ami de coeur de l'une des frondeuses les plus en vue : Marie, duchesse de Rohan-Montbazon, de quinze ans son aînée. Mais le 28 avril 1657, Marie meurt soudainement. Bouleversé, Armand-Jean quitte Paris, jeûne, lit, médite, vend tous ses biens, devient moine. Sa légende commence. De l'abbaye de la Trappe, qui s'en allait à vau-l'eau, Rancé fait l'antithèse de la Cour. Celle-ci, bientôt, se presse dans le Perche, fascinée par ce combat où "il ne s'agit rien moins que d'affronter la mort et de l'engloutir De Bossuet au roi Jacques II Stuart ou au duc de Saint-Simon, ils sont nombreux à visiter le monastère et correspondre avec celui que l'on surnommera l'abbé Tempête et qui fascinera Chateaubriand. Au Roi Soleil répond le Soleil noir.
Résumé : Jeune lecteur de Walter Scott, Jacques Le Goff est parti très tôt à la recherche du Moyen Age, un monde à la fois proche et lointain. Refusant la légende "noire" du Moyen Age comme les rêveries idéalisées, il fait revivre ici l'intense richesse d'une civilisation, marquée par l'Eglise chrétienne. Insistant sur la capacité d'innovation d'une culture qui se disait hostile à toute nouveauté, il n'hésite pas à évoquer de multiples "renaissances". Dans cette synthèse originale et passionnée, il montre que l'humanisme n'a pas attendu la Renaissance pour apparaître. Et que l'Europe à venir ne s'aurait s'inventer en oubliant son passé.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...