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Fictographies de la Bretagne. Qu'est-ce qu'un Pays ?
Montier Jean-Pierre
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753587106
Fictographies est un point de convergence entre plusieurs disciplines permettant d'évoquer la pertinence d'une vieille notion qui, loin d'être morte, est en devenir : le "pays" . La Bretagne a été choisie au motif qu'elle se donne à la croisée de deux configurations morphologiques et humaines, l'île et l'archipel, qui sont elles-mêmes des figures de l'identité. "Nous avons besoin des histoires que le roman nous raconte pour ne plus nous raconter d'histoires" , écrit Alain Finkielkraut dans L'après littérature : contre la tyrannie des prétendus éveillés ("woke"), cet ouvrage est ainsi un éloge de la fiction, du pas-de-côté, de la mise à distance, de la modélisation, du littéraire contre le littéral. Fictographies propose d'approcher le "pays" de Bretagne par deux côtés : celui de la construction des représentations fictives déclarées, telles que les disposent des romanciers, des cinéastes, des photographes ; et celui des modèles heuristiques tels que les élaborent des historiens, des sociologues, des géographes, sachant que toutes ces constructions, esthétiques ou savantes, ont en commun la "graphie" , l'écriture.
Biographie de l'auteur Jean-Pierre Montier, né à Saint-Malo, est professeur de littérature à l'Université Renne 2. Il a publié plusieurs ouvrages de référence sur Henri Cartier-Bresson, Josef Koudelka, les rapports entre photographie et littérature.
Les connaisseurs le savent, l'?uvre photographique de Josef Koudelka est d'une importance majeure.L'essai que lui consacre Jean-Pierre Montier en propose une vision d'ensemble, confrontant systématiquement texte et photographies. Est ainsi mise en évidence une pensée photographique aussi cohérente que puissante, questionnant notre rapport au fait totalitaire.
Lorsque deux artistes accomplis tels que Colette et Mathurin Méheut, conjuguent leurs talents pour apprendre aux enfants à regarder, cela donne un ouvrage rare à tous égards : Regarde. Cet album consacré aux animaux de la mer et destiné à des yeux d'enfants va permettre à Colette et Mathurin Méheut de concentrer leur expérience et leur créativité respectives en une parfaite synthèse. Les lettres qu'ils adressent l'un et l'autre à leurs correspondants viendront éclairer non seulement la genèse du projet mais sa signification humaine et artistique...
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour