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Le Moi et ses modèles. Genèse et transtextualités
Montémont Véronique ; Viollet Catherine
ACADEMIA
27,00 €
Épuisé
EAN :9782872099108
Tout texte est un intertexte ", affirmait R. Barthes. Mais comment se tissent, au cours de sa fabrication, les relations d'un texte donné avec d'autres textes, notamment lorsqu'il s'agit d'écrits autobiographiques ? Sur quels documents, quels livres, quelles archives les auteurs se sont-ils appuyés pour construire une représentation d'eux-mêmes ? Et sur quels modes les différents textes se sont-ils échangés, entrelacés pour créer un nouveau texte ? C'est pour répondre à la polysémie du concept de " transtextualité " (G Genette) qu'est ici analysée la part des emprunts dans l'élaboration d'un discours sur soi : au fil des lectures (Raymond Queneau, Philippe Soupault, Marie-Claire Biais) ; au travers du dialogue de deux personnalités (Paul Valéry/ Catherine Pozzi ; André Gide/ Madeleine Rondeaux ; Ingeborg Bachmann/ Paul Celan) ; sous forme de palimpseste (Dominique Arban, Jacques Roubaud) ; ou encore à partir d'une multiplicité de sources (Roland Barthes, Georges Perec, Julio Cortàzar, Christiane Rochefort).
Dans la remarquable fortune posthume que connaît l'oeuvre de Georges Perec, aujourd'hui salué comme un " classique ", il est frappant que l'approche linguistique de ses textes ait presque toujours été négligée par la critique malgré son orientation d'abord formaliste. De fait, une telle perspective semble interdite par le discours explicite de l'écrivain. Georges Perec, " homme de lettres " au sens où il a affaire " aux lettres de l'alphabet ", notait en 1965: "je n'ai jamais fait vraiment attention aux formes : je ne me suis jamais demandé pourquoi j'écrivais comme ça et pas autrement." Ce volume prend le contrepied d'un tel discours en se donnant pour objet, au contraire, la langue de l'écrivain Perec. Il réunit donc des approches proprement linguistiques (lexique, ponctuation, énonciation, conséquences de contraintes " dures " comme le lipogramme) et des réflexions stylistiques, à partir d'une interrogation fondamentale sur l'écriture " blanche ". Si le propos de ce livre n'est pas absolument sans précédents, il est cependant nouveau par beaucoup d'aspects - notamment par la présence, à la fin de l'article inaugural de Paulette Perec, d'une lettre inédite de Georges Perec, adressée en août 1959 à l'un de ses amis.
Résumé : La démonologie est un terme désignant l'étude des démons ou les croyances liées aux démons. Le mot "démonologie" provient du grec ??? ? ?? (daimon), "divinité" , "pouvoir divin" , "Dieu" et de -? ??? ? (-logia), "la science" , "l'étude" . Jusqu'à la fin du xiiie siècle, peu d'intérêt était porté aux démons. Le Traité sur le mal de saint Thomas d'Aquin en 1272 rappelle que le diable est un hérétique, et que la sorcellerie un crime d'hérésie. Les théologiens vont alors se pencher sur les entités du Mal. La démonologie était conduite sous les auspices et avec les encouragements des plus hautes autorités catholiques et du pape lui-même. Définition Les objectifs de la démonologie sont d'opérer une classification hiérarchique des démons, de connaître leurs histoires et de comprendre leur façon d'opérer. A cela, il existe deux parties le Bien représenté par Dieu et le Mal représenté par le diable. Satan, Léviathan, Bélial et Lucifer sont quatre êtres différents. Le nombre 666 est couramment associé à Satan ; il provient de la Bible et symbolise ce qui est humain. Les démons bibliques répondent à une hiérarchie bien déterminée semblable à celle des militaires. D'après Richelmus de Schental, abbé cistercien de Wurtemberg au xiiie siècle, les démons se comptent par centaines de milliards. En 1467, Alphonsus de Spina en calcule 133 306 6686. Au xvie siècle, Jean Wier n'en enregistre que 44 435 556, divisés en 666 légions commandées par 66 princes. D'autres savants démonologues contestent ces chiffres incluant Pannethorne Hugues (qui en recense 1 758 064 176), Martin Barshaus (2 665 866 746 664) et Jean Oswald (14 400 000). Chaque démon possède ses propres caractéristiques. Certains ont un nom tiré de leurs façons de se manifester (Belzébuth le seigneur des mouches, etc.).
Le roman historique n'a jamais été à pareille fête. Revenons donc à l'inventeur du genre, sir Walter Scott. Rien dans l'histoire ne lui tenait à c?ur comme l'aventure du jacobitisme, les tentatives de remettre les Stuart sur le trône. Ces Stuart dont Chateaubriand disait qu'il ne leur avait manqué que la main de Dieu. Dans Redgauntlet, Scott nous raconte cette main de Dieu, et celle du Diable, mais à sa manière, avec force, péripéties et rebondissements, une galerie de portraits hauts en couleurs, des changements étonnants de ton et de registre. Avec une morale, comme toute histoire doit en avoir, valable autant pour notre époque que pour la sienne. Le traducteur, contemporain de Scott, a su revêtir le récit de toute la dignité qui sied au chant funèbre d'une grande cause maudite. Redgauntlet, monument de la sensibilité romantique, était l'un des premiers romans historiques; il compte toujours parmi les meilleurs.
A une époque où la sphère privée flirte ouvertement avec la sphère publique, il semble intéressant d'analyser les modes variables de l'interpénétration du politique et de l'intime du XVVVe au XXIe siècle. Les écrits de la sphère intime - mémoires, journaux personnels, autobiographies, lettres - constituent le vecteur privilégié de notre réflexion. Ceux-ci peuvent être ambivalents selon qu'ils constituent un retranchement critique susceptible de garantir un fonctionnement sain du politique ou que, instrumentalisés et dévoyés, ils mettent en danger l'équilibre de la cité. Ce volume se penche également sur les traces de soi qui affleurent dans les écrits ou les discours politiques, en étudiant leurs significations et leurs fonctions.
Au-delà des dichotomies recherche fondamentale - recherche appliquée et théorie académique - pratique politique, il s'agit pour l'anthropologie prospective d'explorer les voies d'une science engagée dans les évolutions et les enjeux sociétaux du 21e siècle. La collection Anthropologie Prospective entend mettre à disposition d'un large public des ouvrages concis - rédigés dans un style synthétique et enlevé - qui seront consacrés à des recherches contemporaines et inédites. reposant sur une connaissance et une expérience approfondies du terrain. Cette collection est dirigée par Pierre-Joseph LAURENT, Olivier SERVAIS et Anne-Marie VUILLEMENOT (professeurs à l'UCL et membres du LAAP, Laboratoire d'anthropologie prospective, Louvain-la-Neuve, Belgique). Cette enquête de terrain porte sur le vécu d'adolescents en exil, adolescents migrants ou issus de l'immigration, qui vivent dans des quartiers marqués par la précarisation, du nord-ouest de Bruxelles. L'ouvrage a trois parties : leurs lieux d'exil ici et là-bas, "l'ethnicisation" des regroupements de jeunes et des écoles et, enfin, les violences de l'Etat qu'ils relatent. L'originalité cette ethnographie est d'articuler processus macro-sociaux et bricolages du quotidien ; de retisser des liens entre les espaces de vie des adolescents : quartiers, écoles, rue, ce qui nous renseigne sur leur situation actuelle, mais aussi sur le fonctionnement de notre société. En effet, il n'est pas simple de vivre dans un pays divisé en plusieurs communautés. Les histoires, migratoire et coloniale, pèsent également. Les configurations spatiales - zones de relégation, logements sociaux - ainsi que la question de la reconnaissance de droits citoyens, jouent sur les possibilités d'un vivre ensemble.
Belle-doche, salope ! Eric, gamin sensible et intelligent, invective ainsi en secret sa belle-mère qui ne rate pas une occasion de le maltraiter. Son père se voile la face, sa grande soeur Anne essaie de le protéger. Encore une qui va me faire chier ! Cinquante ans plus tard, Eric, misanthrope reclus dans son appartement, ne supporte ni Prune, sa nouvelle voisine qui essaie de s'immiscer dans sa vie, ni sa soeur qui l'entoure toujours de ses attentions. Un même personnage, une alternance de deux époques, un dénouement parallèle pour un drame psychologique caustique, non dénué d'humour et de poésie.
Cet ouvrage tente de défricher un espace encore à peu près vierge: celui d'une réflexion systématique sur l'ancrage empirique des énoncés dans les sciences sociales qualitatives. Dans la mesure où toute enquête de terrain (sous forme d'insertion prolongée du chercheur) produit des données discursives et observationnelles, on doit s'interroger sur la nature du lien entre le "réel de référence" et ces données, comme sur le lien entre ces données et les énoncés interprétatifs et autres "théories" figurant dans le texte écrit final. Comment définir une "politique du terrain"? Que signifie comprendre ou exprimer "le point de vue des acteurs"? Sur quelles procédures repose l'observation? Quelles sont les conditions de la rigueur dans les approches qualitatives? Quel est leur régime de véridicité ou de plausibilité? Quelle place accorder à la subjectivité du chercheur? Peut-on minimiser les pièges de la sur-interprétation ou les biais des idéologies scientifiques? Ce livre s'adresse aux étudiants avancés, aux doctorants et aux chercheurs. Il propose, en termes accessibles et sans jargon, une réflexion de fond originale, solidement documentée et argumentée, appuyée sur quarante ans d'expérience de l'enquête de terrain. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Olivier de Sardan est professeur (directeur d'études) à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (France). Il vit et travaille au Niger, où il est un des membres fondateurs du LASDEL, une structure de recherche en sciences sociales qui regroupe une vingtaine de chercheurs béninois et nigériens autour de l'étude empirique, par des méthodes qualitatives de type socio-anthropologique, des diverses formes de délivrance et de gestion des services et biens collectifs ou publics.
C'est l'histoire d'Abdou, Marie, Tarik et Ramatou, en fuites, en espoirs, en rêves. Des vies ordinaires ou presque. Des vies chamboulées au gré des vagues, au gré du vent. Venus d'Afrique de l'Ouest, réunis par les hasards de leur existence sur un même bateau entre la Libye et l'Italie. Aux prises avec les mêmes peurs, les mêmes espérances.