Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Georges Perec, artisan de la langue
Montémont Véronique ; Reggiani Christelle
PU LYON
21,00 €
Épuisé
EAN :9782729708603
Dans la remarquable fortune posthume que connaît l'oeuvre de Georges Perec, aujourd'hui salué comme un " classique ", il est frappant que l'approche linguistique de ses textes ait presque toujours été négligée par la critique malgré son orientation d'abord formaliste. De fait, une telle perspective semble interdite par le discours explicite de l'écrivain. Georges Perec, " homme de lettres " au sens où il a affaire " aux lettres de l'alphabet ", notait en 1965: "je n'ai jamais fait vraiment attention aux formes : je ne me suis jamais demandé pourquoi j'écrivais comme ça et pas autrement." Ce volume prend le contrepied d'un tel discours en se donnant pour objet, au contraire, la langue de l'écrivain Perec. Il réunit donc des approches proprement linguistiques (lexique, ponctuation, énonciation, conséquences de contraintes " dures " comme le lipogramme) et des réflexions stylistiques, à partir d'une interrogation fondamentale sur l'écriture " blanche ". Si le propos de ce livre n'est pas absolument sans précédents, il est cependant nouveau par beaucoup d'aspects - notamment par la présence, à la fin de l'article inaugural de Paulette Perec, d'une lettre inédite de Georges Perec, adressée en août 1959 à l'un de ses amis.
Compositeur de poésie, de mathématique et de littérature " c'est ainsi qu'aime à se définir Jacques Roubaud, né en 1932. Son ?uvre est un continent complexe, où la prose se mêle à la poésie, les Troubadours aux poètes du Japon ancien, l'humour à la gravité. A l'impermanence des choses et des êtres, Roubaud oppose la cohérence d'une création suprêmement ordonnée, dont le temps, l'amour, le deuil et la mémoire sont les fondements. L'amour du nombre permet la création ou la restauration de formes exigeantes, ordonnant à la fois la parole et l'image qu'elle renvoie du monde. Cet ouvrage offre pour la première fois une vue globale et panoramique de l'?uvre, tout en ouvrant des pistes de lecture jusqu'ici peu explorées : Roubaud et la musique, la mathématique, la théorie du rythme abstrait, la photographie, l'art contemporain.
Instrument de formation, l'Ecriture Biographique Accompagnée (EBA) se fonde sur la rencontre et réunit deux personnes. Tout ce qui est échangé oralement au cours de chaque rendez-vous est pris en note par l'animateur-accompagnant, sous le regard et le contrôle de l'accompagné, et porte sur l'histoire biographique de ce dernier. La sobriété du dispositif EBA permet-il à Souris d'accéder progressivement et consciemment à une seconde naissance ?
Le roman historique n'a jamais été à pareille fête. Revenons donc à l'inventeur du genre, sir Walter Scott. Rien dans l'histoire ne lui tenait à c?ur comme l'aventure du jacobitisme, les tentatives de remettre les Stuart sur le trône. Ces Stuart dont Chateaubriand disait qu'il ne leur avait manqué que la main de Dieu. Dans Redgauntlet, Scott nous raconte cette main de Dieu, et celle du Diable, mais à sa manière, avec force, péripéties et rebondissements, une galerie de portraits hauts en couleurs, des changements étonnants de ton et de registre. Avec une morale, comme toute histoire doit en avoir, valable autant pour notre époque que pour la sienne. Le traducteur, contemporain de Scott, a su revêtir le récit de toute la dignité qui sied au chant funèbre d'une grande cause maudite. Redgauntlet, monument de la sensibilité romantique, était l'un des premiers romans historiques; il compte toujours parmi les meilleurs.
Tout texte est un intertexte ", affirmait R. Barthes. Mais comment se tissent, au cours de sa fabrication, les relations d'un texte donné avec d'autres textes, notamment lorsqu'il s'agit d'écrits autobiographiques ? Sur quels documents, quels livres, quelles archives les auteurs se sont-ils appuyés pour construire une représentation d'eux-mêmes ? Et sur quels modes les différents textes se sont-ils échangés, entrelacés pour créer un nouveau texte ? C'est pour répondre à la polysémie du concept de " transtextualité " (G Genette) qu'est ici analysée la part des emprunts dans l'élaboration d'un discours sur soi : au fil des lectures (Raymond Queneau, Philippe Soupault, Marie-Claire Biais) ; au travers du dialogue de deux personnalités (Paul Valéry/ Catherine Pozzi ; André Gide/ Madeleine Rondeaux ; Ingeborg Bachmann/ Paul Celan) ; sous forme de palimpseste (Dominique Arban, Jacques Roubaud) ; ou encore à partir d'une multiplicité de sources (Roland Barthes, Georges Perec, Julio Cortàzar, Christiane Rochefort).
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.
En 2008, une enquête sociologique révélait qu'en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Les amours clandestines constituent ainsi le quotidien de millions de personnes. Dans une enquête initiale (Amours clandestines. Sociologie de l'extraconjugalité durable, 2016), Marie-Carmen Garcia recueillait la parole de ces hommes et de ces femmes adultères et faisait de l'infidélité conjugale un objet sociologique. Dans cette " nouvelle enquête ", elle se penche sur des thèmes renouvelés comme la naissance d'un enfant, la famille, l'argent... et adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination en action dans les couples illégitimes.