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La plume et le ballon
Montandon Alain
ORIZONS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782336298818
Les premières montgolfières suscitèrent un extraordinaire enthousiasme dans toute l'Europe, accompagné par un flot de publications techniques, scientifiques, frivoles, théâtrales, satiriques, mystiques, des récits d'aventure mettant en scène un nouveau rapport au monde et aux éléments dans un moment initiatique, tantôt sur le mode de l'affrontement, tantôt sur celui de la communion. L'incarnation matérielle d'un rêve fait de passivité, d'abandon, de libération voluptueuse dans une embarcation instable, quasiment incontrôlable, livrée aux aléas de la météorologie et au caprice de s vents, allait de pair avec la découverte de nouvelles perspectives et de nouveaux paysages. L'air avec ses songes et ses cauchemars suscita de nouvelles poétiques (Verne, Jean Paul, Maupassant, Stifter, Hugo, Edgar Poe, Robe Walser et bien d'autres). Plus léger que l'air, telle une plume, livré au souffle du vent comme a celui de l'inspiration, l'aérostat appelle l'imagination et son voyage.
Résumé : Le XVIIIe siècle, siècle d'échanges et de traductions comme il n'en a jamais existé entre les littératures européennes, voit se multiplier non seulement les moyens d'édition, mais aussi croître considérablement ses publics. Epoque d'une formidable explosion romanesque pour la France, l'Angleterre, l'Allemagne et les Pays-Bas, ce siècle est celui de nouvelles formes et de nouveaux thèmes caractérisés par le mouvement, les déplacements, les agitations passionnées ou mondaines, par un regard qui se tourne dynamiquement vers le réel en réaction aux romans précieux, par l'agitation des débats moraux et les émois de la sensibilité également. Avec Richardson et Marivaux, Diderot et Sterne, Rousseau et Goethe, Prévost, Crébillon, Fielding et tant d'autres, le monde bouge sous le regard de la nouvelle subjectivité qui l'anime. A son contact, l'individu développe une irritation vitale, une sensibilité qui revêt de nombreuses formes. Le roman devient expérimental, il s'ouvre à la singularité de chaque individu. Confrontations multiples qui exigent de nouvelles formes, formes épistolaires, formes dialoguées, romans d'apprentissage et de nouvelles techniques narratives dans lesquelles le moment de la création vient occuper le devant de la scène, avec un narrateur conscient de lui-même et un lecteur interpellé dans l'acte même de sa lecture.
Le nouvel éclairage urbain au XIXe siècle, modifiant la sensibilité et la perception de l'espace, du temps et de la société, est à l'origine d'un nouveau regard, de nouveaux modes d'appropriation de la ville et de nouvelles poétiques caractéristiques de la modernité. A la figure du veilleur de nuit du romantisme allemand, qui traverse les rues désertes en déclinant les heures, spectateur nocturne et solitaire, figure d'un poète désespéré, succède celle d'un flâneur qui se fait noctambule et voyeur de la vie citadine plongée dans de singulières ténèbres, qui, sous les nouveaux lampadaires, prend un nouveau visage.
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.
D'une île à l'autre, de tragédies en découvertes personnelles, Ariane accoste finalement en Sardaigne où elle récrit sa légende. Traversé par le deviens qui tu es nietzschéen, son récit retrace la vie mouvementée d'une femme qui pourrait être notre contemporaine. Au fil des nombreuses péripéties qui balisent son existence, elle n'a de cesse de questionner le sens, ferment de sa réelle identité.
Une jeune fille rencontre celui qu'elle appelle l'homme de sa vie. Ils habitent à Ashod, une ville portuaire sur la côte israélienne. Elle l'épouse et le suit en France, à Paris. Mais Charles, au fil du temps, s'est progressivement détaché de ses origines ; le message de Jésus le bouleverse et le sentiment d'être plus proche de la religion, va en lui plus profond. Ce récit émouvant trouve sa résonance sur la scène religieuse contemporaine.