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Le roman au XVIIIe siècle en Europe
Montandon Alain
PUF
15,72 €
Épuisé
EAN :9782130495222
Le XVIIIe siècle, siècle d'échanges et de traductions comme il n'en a jamais existé entre les littératures européennes, voit se multiplier non seulement les moyens d'édition, mais aussi croître considérablement ses publics. Epoque d'une formidable explosion romanesque pour la France, l'Angleterre, l'Allemagne et les Pays-Bas, ce siècle est celui de nouvelles formes et de nouveaux thèmes caractérisés par le mouvement, les déplacements, les agitations passionnées ou mondaines, par un regard qui se tourne dynamiquement vers le réel en réaction aux romans précieux, par l'agitation des débats moraux et les émois de la sensibilité également. Avec Richardson et Marivaux, Diderot et Sterne, Rousseau et Goethe, Prévost, Crébillon, Fielding et tant d'autres, le monde bouge sous le regard de la nouvelle subjectivité qui l'anime. A son contact, l'individu développe une irritation vitale, une sensibilité qui revêt de nombreuses formes. Le roman devient expérimental, il s'ouvre à la singularité de chaque individu. Confrontations multiples qui exigent de nouvelles formes, formes épistolaires, formes dialoguées, romans d'apprentissage et de nouvelles techniques narratives dans lesquelles le moment de la création vient occuper le devant de la scène, avec un narrateur conscient de lui-même et un lecteur interpellé dans l'acte même de sa lecture.
Résumé : Il y a une érotique de l'hospitalité, ou plutôt des érotiques, tant l'hospitalité répond à divers désirs, désir d'être accueilli, mais également désir de recevoir et désir de donner. Depuis Homère dont L'Odyssée rejoue sans cesse l'épreuve de l'hospitalité, de Calypso à Circé, de Polyphème à Nausicaa d'Eumée à Pénélope et jusqu'à Klossowski, le geste de l'hospitalité, loin d'être statique, est bien au contraire agité de mille turbulences. Il offre un parcours dynamique qui suit une gamme calculée de gradations propres à la séduction et l'égarement. Les stratégies de l'hospitalité érotique prennent ainsi de nombreuses formes dans la littérature libertine, de Crébillon à Mandiargues, ménageant la surprise comme piment de la volupté dans une mise en scène théâtralisée, autant d'artifices qu'un Jean-Jacques Rousseau, quant à lui, ne tolère guère. L'ermite voit dans l'hospitalité aliénation, mensonge, tromperie. Hôte, voire parasite toute sa vie, il ne supporte ni d'inviter ni d'être invité. Le rêve de l'hospitalité réactive les fantasmes de l'oralité mettant en place le passage du dedans et du dehors, du manger et de l'être mangé, et figures du cannibale et de l'ogre. D'où une question qui hante les protagonistes : qui de l'hôte accueillant ou de l'hôte reçu mangera l'autre ? De nombreux mythes et légendes en montent les péripéties. La reprise que fait Flaubert de la Légende de Saint Julien l'hospitalier met en évidence l'importance du contact, du toucher, de la peau mais de la distance, de la violence qui s'exacerbe dans le crime et dans le sacrifice pour s'évaser dans le miracle ambigu d'une hospitalité inconditionnelle, d'une hospitalité " à corps perdu ", oxymore du supplice et du délice. L'hospitalité, qui touche à l'intime et au Moi, est aussi source d'angoisse devant l'étranger qui fait intrusion, devant le parasite qui dépossède l'hôte de son lieu et de son être, chez Maupassant comme chez Landolfi. Invitation au dialogue, à la conversation, désir de langage, la scène de l'hospitalité met également à l'épreuve la communication entre les êtres, souvent sous une forme tragique comme chez Vercors, Pirandello ou Camus. Kafka exprime mieux que quiconque la gêne engendrée par la cohabitation, la promiscuité de personnes étrangères l'une à l'autre, à commencer par les membres de sa famille qui l'emprisonnent d'une gluante et aliénante hospitalité. D'où la fuite et le mouvement pour la quête d'une intégration impossible. D'où la fatigue, le malaise, le mal-être de celui qui n'est pas que " l'hôte de la langue allemande ", nomade linguistique qui écoute les sons, les bruits, l'inaccompli de la musique. Le besoin d'autohospitalité se confond avec l'écriture, comme tentative d'hospitaliser sa propre étrangeté, et le désir d'hospitalité se confond avec le désir de littérature.
Le nouvel éclairage urbain au XIXe siècle, modifiant la sensibilité et la perception de l'espace, du temps et de la société, est à l'origine d'un nouveau regard, de nouveaux modes d'appropriation de la ville et de nouvelles poétiques caractéristiques de la modernité. A la figure du veilleur de nuit du romantisme allemand, qui traverse les rues désertes en déclinant les heures, spectateur nocturne et solitaire, figure d'un poète désespéré, succède celle d'un flâneur qui se fait noctambule et voyeur de la vie citadine plongée dans de singulières ténèbres, qui, sous les nouveaux lampadaires, prend un nouveau visage.
Si l'on connaît Théophile Gautier grâce au Capitaine Fracasse, on oublie combien il promena sa gourmandise éclairée à travers l'Espagne, l'Allemagne, la Suisse, l'Angleterre, l'Italie, la Turquie. la Grèce, l'Algérie ou la Russie. Ce livre rend justice au goût du voyage cher au grand écrivain. Un voyage qui passe par l'assiette... Celui qui prônait pour régime bordeaux, gigot et haltères ne confiait-il pas aux Goncourt: "Moi, le matin, ce qui m'éveille, c'est que je rêve que j'ai faim"? Au gré des pages, Alain Montandon nous plonge dans les carnets gourmands de Théophile Gautier, nourris d'impressions et de recettes. Où il est question d'orgie. de soupe à la tortue, de côtelettes de tigre, de tomates "à se lécher les doigts jusqu'au coude" ou de jambon d'ours... Où l'on croise aussi des mets d'une vraie actualité, tel un succulent risotto au riz du Piémont, un blanc-manger ou des spumas de chocolat à Madrid. Théophile Gautier rêvait d'être un oiseau. On retrouve ici cette faculté de se transposer d'un battement d'ailes dans l'ailleurs. Elle doit beaucoup à l'imagination sans bornes de ce témoin voyageur qui passe allègrement du souvenir au fantasme.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.