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Foucault. La police des conduites
Monod Jean-Claude
MICHALON
8,99 €
Épuisé
EAN :9782841860661
Les premiers champs d'intérêt de Michel Foucault - la folie, la naissance de l'asile, et de la clinique - peuvent paraître bien éloignés du droit. Pourtant, l'étude des institutions qui, de l'hôpital général à la prison, ont "traité" malades et miséreux, fous et débauchés, vagabonds et délinquants, conduit à réinterroger ces gestes dont l'habitude nous a fait oublier l'étrangeté : enfermer pour guérir, discipliner pour intégrer, exclure pour inclure... L'étude des pratiques disciplinaires a permis à Michel Foucault d'éclaircir le fonctionnement du système pénal moderne. Si cette perspective peut apparaître comme une rupture radicale à l'égard des représentations courantes du droit, elle pourrait bien constituer aussi l'une des approches critiques les plus éclairantes des tensions qui traversent les systèmes pénaux contemporains, et au-delà, tout notre système juridique.
Qu'est-ce qu'un chef en démocratie ? La mystique du chef a participé des pires constructions idéologiques du xx e siècle, et la démocratie reste aujourd'hui la forme de pouvoir qui doit s'approcher autant que possible d'un gouvernement du peuple par lui-même. Elle semble pourtant, dans les faits, indissociable de modes de délégation et de représentation, et surtout d'une certaine incarnation temporaire de l'autorité. Ce livre entreprend d'éclairer la figure problématique - mais peut-être nécessaire - d'un chef en démocratie et tente de définir ce que serait un "charisme démocratique" . A rebours des confusions qui veulent faire du dirigeant démocratique un Père, un Maître ou un Savant, il se risque à imaginer une forme originale de "charisme progressiste" , que seule la démocratie serait à même de promouvoir. Jean-Claude Monod Docteur en philosophie, directeur de recherche au CNRS, il est professeur rattaché à l'Ecole normale supérieure de Paris. Parmi ses nombreux ouvrages, on trouve Penser l'ennemi, affronter l'exception (La Découverte, 2006) et Sécularisation et laïcité (PUF, 2007).
Jacques Bouveresse fut un philosophe en tout point singulier : d'abord connu comme introducteur en France d'une des pensées les plus importantes de l'histoire de la philosophie, celle de Wittgenstein, il a développé une oeuvre qui témoignait d'un tempérament profondément indépendant vis-à-vis des modes intellectuelles, souvent polémique par rapport aux aveuglements idéologiques, aux facilités rhétoriques ou aux faiblesses argumentatives de ce qui était présenté comme la Théorie française. Jean-Claude Monod a entretenu avec Jacques Bouveresse une longue conversation. La remémoration de ces discussions lui permet de livrer un portrait sensible de l'auteur du Mythe de l'intériorité, en revenant sur ses points d'ancrage et ses combats : son inscription dans la tradition française d'un certain rationalisme ; son ouverture à la philosophie analytique aussi bien qu'à la littérature de langue allemande ; sa critique du journalisme, nourrie par l'exemple du satiriste viennois, Karl Kraus ; sa complicité avec Pierre Bourdieu, qui articulait autrement engagement et rigueur scientifique ; son attachement à l'idée de vérité objective. C'est tout un paysage intellectuel qui est ainsi parcouru, celui de la philosophie française des cinquante dernières années, que Jacques Bouveresse a contribué à transformer en profondeur.
Condorcet, entre Lumières et Révolution, est l'auteur des cinq Mémoires sur l'instruction publique (1791) et d'un Projet de Constitution (1793). Par ces oeuvres, il entend contribuer à l'institution du citoyen qui suppose à la fois l'instruction publique et la fondation de la République. L'exercice de la citoyenneté est bien l'affaire de tous, mais tous ne s'en avisent pas encore. Condorcet donne ainsi un testament politique à l'héritage philosophique des Lumières. Instituer le citoyen, c'est affirmer et défendre la République qui existe mais c'est aussi penser à celle qui vient, en se souvenant de la longue histoire de la liberté humaine. Ainsi pourrait-on reconnaître Condorcet, lui-même dans ces lignes consacrées, en 1790, à son ami du Nouveau Monde, Benjamin Franklin : "Sa politique était celle d'un homme qui croit au pouvoir de la raison et à la réalité de la vertu, et qui avait voulu se rendre l'instituteur de ses concitoyens avant d'être appelé à en devenir le législateur".
Il manquait quelque chose en moi. Je ne savais pas où chercher, alors j'ai commencé par le frigo. 10 : C'est le nombre de messages que lui et moi avons échangés en quelques jours. 7 : C'est le nombre de kilos que j'ai perdus, quelque part dans cet espace-temps. J'ai perdu le sommeil tout juste après l'appétit. Le premier me fatigue, le second m'arrange. Plus besoin de lutter contre quoi que ce soit, rien à vomir, ça rend la vie tellement plus simple. Mes proches s'inquiètent un peu, pas moi. Moi, je m'inquiète à l'idée que ça puisse "aller mieux" d'un jour à l'autre. Parce que leur "mieux" n'est pas le mien. Mais ça, c'est parce qu'ils pensent tous que je suis guérie". Avec sensibilité et justesse, Mélina Hoffmann nous livre le parcours d'une jeune femme qui tente de garder l'équilibre sur le fil d'une vie qui tangue, au coeur des troubles alimentaires. Le récit d'un mal trop ordinaire, lorsque le corps nous parle d'amour, du vide, du manque et des mensonges que l'on se raconte à soi-même, peut-être plus dangereux que ceux que l'on raconte aux autres.
Témoin capital de notre siècle, Hannah Arendt n'a cessé de construire son ?uvre sur les rapports entre " l'être citoyen " et l'actualité du monde. Comment aurait-elle fait autrement puisque l'Histoire, pour elle, s'est confondue avec sa propre vie ? Chassée d'Allemagne par le nazisme où elle étudiait la philosophie avec Jaspers et Heidegger, exilé d'abord en France puis aux Etats-Unis, celle qui se sentait " l'obligée du monde " a réfléchi, en s'interrogeant sur le pouvoir, sur sa propre destinée et à ce tire, son livre le plus célèbre, Les origines du totalitarisme, constitue la narration dramatique des évènements de l'Europe des années trente et quarante. Attachée à identifier les ruptures de la société européenne à la lumière de la perte du monde commun et de l'affaiblissement de " l'être-citoyen ", Hannah Arendt offre une appréhension nouvelle de notre situation propre, entre le passé et l'avenir, sans l'appui d'autorités et de traditions. Penseur de notre temps, elle a reconnu la fragilité de l'homme. Mais elle a aussi montré sa capacité à imposer un sens à sa vie sociale et morale grâce aux expériences fondamentales de la vie publique.
Comprendre plus vite que la moyenne, mais décortiquer, réfléchir jusqu'à épuisement ; ressentir certaines émotions à un point inimaginable tout en passant à côté des codes sociaux les plus élémentaires ; se sentir constamment en décalage sans savoir pourquoi, mais capter intuitivement ce qui ne se dit ou ne se voit pas... Bienvenue dans la famille des adultes dits "précoces", "surdoués", Haut Potentiel Intellectuel (HPI), ou encore zèbres. 2 % de la population aurait ainsi un fonctionnement atypique. Un handicap invisible, souvent mal vécu car suscitant méfiance, envie, jalousie parfois. Sans manquer de courage, Elina Nobelen fait le récit d'une réalité bien éloignée d'une prétendue supériorité intellectuelle. Comment vit-on avec une telle acuité sensitive et émotionnelle ? Comment se faire des amis ou se lancer dans une relation amoureuse lorsque tout est sujet à analyse ? Comment gérer son hypersensibilité dans le cadre professionnel ? Comment trouver sa place lorsque l'on porte un masque conforme à ce que la société attend de vous ? Un témoignage pudique, exigeant, pour qu'enfin la complexité de ces enfants et adultes au fonctionnement si particulier soit reconnue et fasse l'objet d'une compréhension de tout un chacun.