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L'entre-deux de la mode
Monneyron Frédéric ; Franchi Franca
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782747567893
La mode joue volontiers sur les oppositions et sur l'harmonisation de ses oppositions. Alors que le dimorphisme sexuel, plus encore renforcé au XIXe siècle, est une des caractéristiques essentielles de la mode occidentale, voici une quarantaine d'années que les couturiers n'ont de cesse de le remettre en question. De même n'ont-ils pas manqué, depuis plus longtemps encore, dans une tradition qui remonte à Paul Poiret, de s'attaquer aux codes occidentaux du vêtement en empruntant aux civilisations étrangères. Ou, encore, ils aiment à mélanger les époques, et, plus récemment, les styles, les plus divers. 1l n'est pas non plus jusqu'au rapport que tout un chacun entretient avec le vêtement dans sa vie sociale ou sa vie sexuelle qui ne s'articule sur une dialectique de l'être ou du paraître ou sur celle du manque et du désir. D'une manière générale, donc, la mode se plaît a se placer entre-deux, dans l'Entre-Deux. Et c'est cette notion même qui est à l'origine des études menées dans cet ouvrage, fruit, par ailleurs, d'une féconde collaboration de chercheurs français et italiens et d'une transdisciplinarité nécessaire pour sortir des idées reçues et remettre en cause les certitudes trop faciles dans lesquelles on a trop souvent à se réfugier quand on interroge ce monde de l'éphémère qu'est celui de la mode.
Résumé : "En quoi l'adoption de telle ou telle parure vestimentaire peut-elle modifier un comportement ou déterminer une identité ? D'une manière plus générale, quelle est, aujourd'hui, la fonction sociale de la mode et si, par essence, elle fournit des modèles, comment les fournit-elle ? Assurément ces modèles passent par les images suscitées par les vêtements. Dans quelle mesure, dès lors, ces images de mode, qui ont été peu étudiées en tant que telles, sont-elles significatives de l'état d'une société ? Ou encore. Qu'est-ce que l'élégance ? Au-delà des vicissitudes des modes et des temps, existe-t-il une élégance en soi ? Ou s'il n'existe que des élégances particulières, comment peut-on les définir ?"
La mode, en tant que concept et phénomène social, est une création occidentale ; elle est, en outre, intimement liée à l'avènement, exclusivement occidental lui aussi, de sociétés fondées sur l'individu, qui se substituent progressivement aux sociétés traditionnelles, fondées elles sur le groupe ou la société tout entière. A partir de ce constat, Frédéric Monneyron propose une double réflexion, et d'une belle profondeur. D'abord sur les évolutions de la mode : il examine minutieusement ses origines socio-culturelles et son devenir jusqu'à nos jours, explore les divers contextes dans lesquels elle s'épanouit, analyse ses rapports avec les aspirations populaires, bref, dévoile l'ensemble des processus complexes qui gouvernent la pluralité des modes. Ensuite sur les évaluations de la mode : en effet, il en vient à étudier le discours qui cherche à évaluer les caractéristiques essentielles de la mode, en interroge le sens et la fonction. C'est ainsi que l'on découvre la philosophie du vêtement de Balzac, les réflexions sur l'élégance de Barbey d'Aurevilly, les analyses de Baudelaire sur l'art ou l'artifice de la mode. Sans oublier les sociologues (Tarde, Durkheim, König, Bourdieu), les économistes (Veblen), les sémiologues (Barthes), et la perspective des femmes sur la mode (Hollander, Steele). Mais ne nous y trompons pas : cet essai n'a rien d'une compilation ; il participe d'une réflexion fondamentale sur la sociologie de la mode et suppose un renversement de perspective lequel implique de "poser le vêtement non plus comme élément second, accessoire, mais comme élément premier, fondateur, déterminant les comportements individuels comme les structures sociales ; puis de considérer, position encore plus iconoclaste, que non seulement il ne suit pas l'histoire mais qu'il la précède et que c'est peut-être même en parlant chiffon que commence tout changement social d'importance".
Essai philosophique et sociologique qui renchérit sur un précédent ouvrage de lauteur, La frivolité essentielle, publié dans la même collection « Perspectives critiques » en 2001 et repris en poche en 2008. Il se propose tout dabord de montrer comment la photographie en général et la photographie de mode en particulier ont eu bien des difficultés au cours des décennies à passer du statut dart mineur à celui dart à part entière. Dans un second temps, puisque la photographie de mode est devenu aujourdhui art, il sinterroge sur ses fonctions esthétiques, analysant successivement ses relations au vêtement quelle est censée présenter, au mannequin qui porte celui-ci et au contexte général dans lequel lun et lautre sinscrivent. Dans un dernier temps, cest limaginaire de la photographie de mode qui devient lobjet de lenquête. Il est étudié dans sa dimension sociologique, comme un moyen de pénétrer sous la surface sociale, dans les aspirations et les craintes des sociétés, puis, en confrontant limaginaire photographique dune période et celui de certains des photographes de mode les plus représentatifs, il permet de comprendre le succès ou linsuccès des seconds.
Dans le contexte actuel où l'interrogation métaphysique semble avoir déserté le champ de la pensée et où la seule efficacité technocratique et économique remplace l'exigence politique - voire l'éthique elle-même, bref, dans un monde privé de valeurs et de questionnements essentiels, une autre perte se profile, peut- être la plus grave : celle du sens esthétique. L'homme pourrait-il y survivre ? C'est la question qui a motivé ce livre, car certaines évolutions des sociétés contemporaines peuvent laisser craindre que la beauté elle-même, au moins en tant que valeur, ne puisse être remise en cause. Passant d'abord au crible une tradition esthétique qui a progressivement réduit notre appréhension de la beauté, Frédéric Monneyron propose une réflexion qui, en nous donnant les moyens d'identifier la sensation du beau, pose les bases de ce que pourrait être une anthropologie esthétique fondée sur l'image plutôt que sur le concept. Par là, il invite à reconsidérer l'esthétique occidentale pour en faire une philosophie de la nature plutôt qu'une philosophie de l'art. Ce renversement de perspective rend possible une nouvelle herméneutique dans laquelle non seulement les apparences peuvent être profondes, mais ce qui était devenu invisible est rendu de nouveau manifeste...
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.