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La jeunesse de Mek-Ouyes
Monk Ian
CAMBOURAKIS
21,30 €
Épuisé
EAN :9782916589695
Au tournant du XXIe siècle, Jacques Jouet a inauguré un roman-feuilleton dont Mek-Ouyes est le principal personnage : pendant plusieurs années il s?astreint chaque jour à l?écriture d?un épisode. Publiés d?abord sur le site de POL, ces derniers ont été regroupés en volumes (La République de Mek-Ouyes, 2001 puis Mek-Ouyes amoureux, 2006). JJ souhaitant que ce feuilleton se perpétue à l?infini, il a désigné Ian Monk comme son héritier pour poursuivre le projet après sa mort. Mais Ian Monk n?a pas attendu d?enterrer JJ, et a décidé d?imaginer « l?adolescence de Mek-Ouyes ». Dans cet ensemble d?épisodes, la lectrice, les statistiques attestant que l?écrasante majorité des lecteurs est de sexe féminin, découvre René Pascal-Sylvestre (il s?auto-rebaptisera Mek-Ouyes bien plus tard) sur le point d?entamer son service national. René se retrouve affecté dans la marine, en compagnie d?un certain Aimé d?Eux, avec qui il s?embarque sur le porte-pigeon Charles de Gaulle. Après une soirée d?accueil au cours de laquelle le commandant leur fera partager les trésors de sa cave, les deux gaillards déchantent en découvrant leurs nouvelles fonctions : nettoyage des fientes pour René, entraînement des pigeons pour Aimé. Lors d?une escale en Angleterre, une rixe dans un pub leur vaut des ennuis avec les autorités : c?est les pieds devant qu?Aimé sortira des geôles anglaises. Sous le coup d?une condamnation, René regagne son vaisseau et se prépare à faire ses adieux à son camarade, lorsque celui-ci se manifeste in extremis en tapant au couvercle de son cercueil. Embarrassé par ces deux recrues décidemment turbulentes, le commandant décide de les abandonner sur le Rocher du diamant. L?obscur caillou perdu dans l?océan abrite en fait des recherches ultra-secrètes dont René et Aimé vont bientôt découvrir la teneur?Ian Monk se plie avec une jubilation évidente aux lois du feuilleton populaire en gardant la liberté, la crudité parfois, de ton qui lui est propre. Par son ironie mordante et son humour grinçant, ce roman rocambolesque et farfelu prolonge parfaitement l?oeuvre de Jacques Jouet.
Résumé : Reprenant à l'inverse la forme rigoureuse adoptée dans Plouk Town, une suite de onze parties à l'ampleur et à la longueur décroissante, Là est le second volet d'un dyptique consacré à la description crue et terriblement lucide du quotidien des habitants d'une banlieue populaire du Nord de la France. Un quotidien rugueux, parfois sordide, fait de labeur abrutissant ou de désoeuvrement, d'existences noyées dans l'alcool ou submergées de violence, auxquelles seuls les néons du supermarché ou les lueurs du petit écran apportent un semblant de lumière... Les résumés des Feux de l'amour relevés dans Télé Z reviennent à la manière d'une ritournelle : mis en parallèle avec les propos ou bribes de vies d'habitants de la banlieue lilloise, ces imbroglios sentimentaux de nantis américains produisent des effets de télescopage particulièrement frappants, amers ou grotesques. La narration se déploie tantôt librement, tantôt sous des contraintes formelles plus ou moins facilement identifiables, notamment des textes "à démarreurs", fortement scandés. Avec Là, Ian Monk poursuit une oeuvre poétique d'une ambition peu commune mettre en scène une certaine réalité contemporaine, rarement représentée dans la littérature, qui a conquis au fil du temps et des lectures publiques l'admiration d'un lectorat conséquent relativement à l'audience habituelle de la poésie : après un premier tirage de huit cents exemplaires en grand format, Plouk Town connaît aujourd'hui une seconde vie en format de poche. Ian Monk réussit le tour de force de concilier exigence formelle et poésie populaire, tant par les thèmes abordés que par le niveau d'accessibilité de son texte, d'une force immédiate.
Résumé : Vers de l'infini est le troisième et dernier (?) volet du projet poétique inauguré par l'auteur avec Plouk Town (meilleure vente de poésie en 2007) et poursuivi avec Là. Contrairement aux deux livres précédents, celui-ci n'est pas focalisé sur la vie urbaine et télévisuelle actuelle, mais plutôt sur un avenir proche, plus ou moins imaginaire, projeté à partir d'avancées technologiques et de déroutes sociétales. La forme épouse le fond : après une première partie disparaissant progressivement vers l'infini et un interlude stylistique, la dernière partie nous ramène sur terre, à mais à l'envers. Une nouvelle oeuvre poétique de ce membre de l'Oulipo, toujours aussi brillante et divertissante.
Le temps est le nerf de la guerre de ce livre, celle de petites unités découvertes frontalement à chaque fois, page après page (plan après plan), selon leur propre théâtre d'opérations (...) N/S, bilingue, écrit à quatre mains selon son protocole, est un système de micro-émulsion français/anglais en huit vers, passant d'une configuration particulière (lignes de flottaison de quatre vers de chaque langue à l'intérieur du poème) à son opposée exacte en soixante-dix étapes (doublées : chaque étape a son reflet, chaque vers sa traduction) ; avant que le système ne recommence au point de départ inverse (S/N). La machine à deux travaille en flux tendu, dont les thèmes mêmes de N/S filent l'analogie (...) tandis que S/N s'en écarte pour toucher à un autre type d'aventure. (David Lespiau dans CCP n°11)
Partisane de l'action directe non violente, Starhawk a été de tous les mouvements antimilitaristes et antinucléaires aux Etats-Unis dans les années 1970-1980. On la retrouve ensuite à Seattle ou à Gênes dans tes rangs altermondiatistes. Se définissant à ta fois comme féministe et sorcière néopaïenne, elle publie Rêver l'obscur. Femmes, magie et politique en 1982 aux Etats-Unis. Se basant sur la narration très concrète de sa participation à ces mouvements, elle explore une science inventive et festive des rituels, invitant chacun-e à prendre conscience de son pouvoir et à le mettre en oeuvre en resserrant les liens avec tes autres, en agissant à sa mesure au sein de la communauté.
Résumé : L'Arbre de mon père est le premier volume d'un récit familial en trois tomes, qui retrace l'enfance de Kosta, le père de l'auteure. A travers son histoire, on découvre celle de la communauté des Egyptiotes, les Grecs d'Egypte. En quelques pages d'introduction très claires, on en apprend plus sur cette communauté majoritairement bourgeoise, enrichie par le commerce du coton et vivant tous dans le même quartier, à l'écart du reste de la population égyptienne. Entre anecdotes d'enfance et réflexions sur la communauté, son récit nous plonge aussi dans l'Egypte de l'après Seconde Guerre mondiale, période décisive au cours de laquelle le pays s'affranchit du protectorat britannique avec l'arrivée au pouvoir de Nasser. Emilie Saitas compose un livre aux couleurs remarquables entre récit intimiste et fresque historique.
Résumé : Réédition d'un des romans les plus célèbres de l'écrivain sicilien Gesualdo Bufalino. Au temps trouble du Risorgimento, dans une île pénitentiaire de la Méditerranée, quatre condamnés à mort vivent leur dernière nuit. Le gouverneur de la prison leur propose un marché : le nom de leur chef en échange de leur grâce. Dès lors, au fil de la nuit, ces hommes confessent leurs hauts faits. Mais comment dénuer le vrai du faux dans ces récits livrés face à une échéance aussi fatale ?
Résumé : Le 13 décembre 1943, une tragédie a frappé la ville de Kalavryta : en représailles aux actions des résistants grecs, des soldats allemands ont assassiné tous les hommes présents. Parmi eux, Athos est laissé pour mort. Afin de surmonter son traumatisme, il se réfugie dans la forêt, qu'il ne quittera plus qu'à de très rares occasions, laissant sa femme et sa fille dans le doute quant à sa disparition. Sa présence planera comme une ombre sur les trois générations de femmes de sa descendance, chacune oscillant entre la volonté d'en savoir davantage sur cet homme qu'elles ont peu ou pas connu, et celle d'oublier, pour se consacrer aux vivants. Dans son premier grand roman, récompensé par le prix de l'Académie d'Athènes, Maria Stefanopoulou convoque l'Histoire en mettant en regard les conséquences de la catastrophe historique et la vie dans la forêt garante de la liberté. Avec virtuosité et une impressionnante compréhension de l'âme humaine, elle bâtit ce bouleversant récit qui interroge la transmission des mythes et de la mémoire.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...