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S'indigner, oui, mais agir
Mongeau Serge
ECOSOCIETE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782897191238
Fidèle à ses idéaux, Serge Mongeau continue de défendre le bien commun et de dénoncer les inégalités sociales, la crise écologique, l'absence de véritable démocratie... Depuis le mouvement Occupy qui dénonçait une société constituée au profit des 1 % les plus riches et au détriment des 99 % autres, l'indignation a gagné la planète. Mais Serge Mongeau pose une question toute simple : pourquoi ne pas commencer tout de suite à vivre en pleine conformité avec les valeurs que nous défendons ? Pourquoi ne pas tenter d'échapper à ce système si habile à nous séduire au point de nous amener à contribuer - même involontairement - à son renforcement ? Il nous invite donc à nous indigner, certes, mais aussi à agir et identifie huit propositions pour couper les amarres avec la société de consommation. Pour ce militant écologiste et père de la simplicité volontaire au Québec, il s'agit d'abord de reprendre le contrôle de son alimentation, car ce geste essentiel est dépendant de toute une infrastructure industrielle. Puis à dire adieu à l'automobile. Source de gaz à effet de serre et de pollution atmosphérique, la circulation automobile affecte la qualité de vie de l'ensemble de la population. Avec la fin du pétrole bon marché, il faut dès maintenant repenser notre civilisation sur un autre modèle, en diminuant nos besoins en déplacement. C'est dans ce même esprit que l'auteur plaide aussi pour un usage modéré de l'avion : un seul aller-retour Paris/New York équivaut à un quart des émissions liées à la consommation annuelle d'un Français ! En parallèle, Serge Mongeau s'interroge sur la centralité trop souvent accordée au travail dans nos vies, alors que nous pourrions assurer à tous les êtres humains les moyens de vivre convenablement, en répartissant mieux le travail pour qu'il y en ait pour tout le monde ou en se dotant de l'allocation universelle. Il dénonce aussi le piège du crédit, l'un des piliers du système capitaliste pour permettre une poursuite incessante de la consommation. Même raisonnement en ce qui concerne la télévision : en diffusant une seule et unique vision du monde, axée sur la surconsommation, le petit écran amène la population à une soumission volontaire. Selon Serge Mongeau, il faut sortir de cet individualisme auquel nous confine la société de consommation. Car ce n'est que grâce à la solidarité et à un réseau communautaire serré et imaginatif que nous pourrons survivre.
Les objecteurs de croissance refusent de se laisser enrôler dans une machine économique vouée à une quête incessante de croissance, rentabilité, productivité. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus nier qu'une croissance infinie, objectif de tous nos gouvernements, est impossible sur une planète aux ressources limitées. Si les impacts environnementaux de l'activité humaine sont maintenant reconnus, la population mondiale continue pourtant de produire et de consommer comme si nous disposions d'une planète et demie. A cette crise écologique s'ajoute une kyrielle de crises. Une crise sociale exacerbée par un modèle néolibéral générateur d'inégalités croissantes entre les riches et les pauvres ; une crise culturelle, qui renvoie à une perte de sens, de repères et de valeurs au sein de sociétés privilégiant le consumérisme à tout crin. Enfin, conséquence directe des trois précédentes, la crise démocratique se manifeste par un désintérêt inquiétant des citoyens pour le politique conjugué à une perte de confiance envers les politiciens. Le concept de décroissance dénonce ces crises écologiques, sociales, économiques et démocratiques que nous vivons actuellement tout en étant porteur d'un projet de société solidaire et démocratique. Les auteur. e. s d'Objecteurs de croissance dressent un état des lieux du concept de décroissance afin de "décoloniser les imaginaires" . Chaque auteur. e s'attaque, dans son domaine, à déconstruire les mythes tenaces de la croissance et propose une voie alternative via le concept de décroissance : rompre avec le consensuel mais peu efficace concept de développement durable, tordre le cou à la théorie économique de la rareté, établir une continuité avec la simplicité volontaire. A ces thèmes s'ajoutent des questions plus pragmatiques telles que comment appliquer l'idée de décroissance à l'agriculture, la santé, la représentation politique ? Autant de sujets abordés dans ce petit essai qui, en 144 pages, questionne en profondeur la validité de la croissance économique et nous offre de véritables pistes de réflexions pour construire une société viable et conviviale. Sous la direction de Serge Mongeau, auteur de plus de 25 livres, dont La simplicité volontaire, plus que jamais... , Moi, ma santé, L'écosophie ou la sagesse de la nature (Ecosociété). Avec Yves-Marie Abraham, professeur à HEC Montréal ; Jean-Claude Besson-Girard, directeur d'Entropia, Revue d'étude théorique et politique de la décroissance et auteur de Decrescendo cantabile, petit manuel pour une décroissance harmonique (Parangon) ; Jean-Marc Fontan, chercheur en économie sociale ; Anna Kruzynski, militante féministe et libertaire, professeure à l'Ecole des affaires publiques et communautaires de l'Université Concordia ; Lucie Sauvé, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l'environnement de l'UQAM et co-auteure de Porcheries ! (Ecosociété) ; Marcel Sévigny, libertaire, écologiste et auteur de Trente ans de politique municipale (Ecosociété) ; Marco Silvestro, sociologue, et membre du Collectif d'étude sur les pratiques solidaire, qui a participé à la rédaction de La consommation responsable. Entre bonne conscience individuelle et transformations collectives (Ecosociété) ; et Daniela Stan, membre du Réseau québécois pour la simplicité volontaire.
Comment utiliser les déchets pour rendre une terre à nouveau fertile, quels matériaux de construction peuvent se fondre dans l'environnement, comment se servir de l'énergie solaire et éolienne. Leurs observations et leur travail empirique sont guidés par ce principe intangible: la nature renferme une multitude de solutions; à l'humain d'être à l'écoute et de s'en servir dans son activité quotidienne. Peut-être fallait-il un choc tel que la crise écologique actuelle pour nous amener à modifier nos modes de vie et nos façons de penser. Et quel choc! Réchauffement climatique, pollution de l'air, des eaux et des sols, disparition d'espèces, la situation semble de plus en plus inquiétante pour notre survie et celle de la planète. Nombreux sont ceux et celles qui craignent maintenant qu'à moins d'un changement de cap rapide et résolu, les effets destructeurs des activités humaines sur la biosphère ne soient irréversibles. Pourtant, il existe des alternatives viables pour réduire notre empreinte écologique. Depuis des décennies, des chercheurs de divers horizons observent, inventent et testent différents moyens de permettre aux humains de combler leurs besoins de nourriture, d'énergie, de logement, tout en respectant leur environnement. Nancy J. Todd est l'une de ces pionnières. Nancy J. Todd est canadienne et vit aujourd'hui à Cape Cod. Cofondatrice du New Alchemy Institute et d'Ocean Arks International, elle est connue pour ses publications dans des revues scientifiques et militantes. Elle est rédactrice en chef de la revue Annals of Earth. Parmi les ouvrages qu'elle a publiés en collaboration avec son mari John Todd, on retrouve l'essai From Ecocities to Living machines: Principles of Ecological Design. Les Todd se sont vu décerner de nombreux prix pour leur contribution à l'avancement de la connaissance.
Fortier Jean-Martin ; Waridel Laure ; Bilodeau Mar
Résumé : Depuis la parution de la première édition à l'automne 2012, beaucoup de choses ont changé dans la vie de Jean-Martin Fortier. En plus des nombreuses conférences suite au succès de son livre, le jeune fermier bio a continué à perfectionner ses trucs de maraîchage diversifié et à expérimenter de nouveaux outils pour optimiser ses cultures sur petite surface. C'est avec la même générosité qu'il tient aujourd'hui à partager les résultats de ses nouvelles expériences afin d'aider les jardiniers-maraîchers qui voudraient s'inspirer de ses pratiques pour améliorer les leurs. Cette nouvelle édition entièrement revue et augmentée comporte en plus de nouveaux dessins de Marie Bilodeau, un livret de photos couleurs des Jardins de la Grelinette (tant réclamées par le public), un index des termes significatifs utilisés dans l'ouvrage pour permettre de s'y retrouver rapidement ainsi qu'une liste détaillée et commentée des principaux outils que Jean-Martin utilise. Une mine d'informations pratiques encore plus riche ! Cet ouvrage est devenu la référence en agriculture biologique dans le monde francophone et au-delà. Déjà traduit en anglais et en coréen, ce guide pratique est un incontournable pour tous ceux et celles qui défendent une agriculture de proximité capable de nourrir la population et de tourner le dos à une agriculture industrielle polluante tant pour la planète que pour notre santé.
Résumé : Alors que les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent, on réalise que les humains confondent moyens et fins, argent et richesse, croissance économique et bien-être. Comment mettre l'économie au service du bien commun afin qu'elle opère à l'intérieur des limites planétaires ? Par où commencer pour transformer un système qui a institutionnalisé la cupidité? Au contact de citoyennes et de citoyens issu. e. s de tous les milieux, Laure Waridel trace les chemins d'une réelle transition vers une économie écologique et sociale. Son constat est clair : les solutions sont déjà là, à notre portée. L'auteure identifie les lignes de force qui permettent d'investir autrement, de tendre vers le zéro déchet, de se nourrir autrement, d'habiter le territoire intelligemment et de se mobiliser par tous les moyens. Elle met en lumière de nouveaux paradigmes qui transforment le monde en misant sur la création de liens entre les humains et avec la nature, cette nature que nous habitons et qui nous habite tout autant. On constate alors qu'il est possible de créer une richesse inconnue de la finance : une richesse qui ne ruine pas les bases de la vie sur Terre. Avec La transition, c'est maintenant, Laure Waridel nous démontre que tout est encore possible. Elle fait la preuve que nous avons tous et toutes un rôle important à jouer, quelle que soit la place que l'on occupe dans la société. A nous de choisir aujourd'hui ce que sera demain.
Svarre Birgitte ; Gehl Jan ; Engle Jayne ; Hidalgo
Dans les villes du Nord et du Sud où l'humanité continue de se masser, il est certainement possible de concevoir des espaces publics plus viables et plus propices aux échanges, aux rassemblements, à la simple douceur d'habiter vraiment la ville. Mais pour pouvoir intervenir intelligemment, il faut d'abord savoir observer les comportements sur le terrain, constater l'usage que les gens font des rues et des trottoirs, de leurs ruelles, des terrains de jeu, des places et des terrasses, et comprendre les réussites et les échecs de l'urbanisme tels qu'ils s'imposent à nos vies au quotidien. Pourquoi certains lieux urbains respirent-ils la vie alors que d'autres, infréquentables, ne sont pour les piétons et les cyclistes que des déserts à franchir en vitesse ? Comment se fait-il que dans certaines rues tout le monde se connaisse mais qu'ailleurs on déplore la froideur de ses voisins ? Y a-t-il un seuil de fréquentation en deçà duquel on peut considérer que la conception d'un parc est hostile aux femmes, aux enfants ou aux personnes à mobilité réduite ? A toutes ces questions, Jan Gehl et Birgitte Svarre proposent ici de répondre avec les instruments de l'étude de la vie dans l'espace public, une pratique qui met l'humain au centre des préoccupations et qui est aujourd'hui responsable de succès éclatants dans les plus grandes villes du monde. Des méthodes d'investigation simples, accessibles, élaborées sur le terrain depuis 50 ans à partir du constat de l'échec du modernisme et du tout-à-l'auto, et qui fournissent des données quantifiées pour outiller les responsables politiques, les urbanistes et les citoyens. Un récit et une méthode, pour rêver et agir - et enfin bâtir des villes axées sur la mobilité, la lutte contre les changements climatiques et la justice sociale.
Résumé : La catastrophe écologique est déjà là, à côté de nous et non pas après nous. Stephan Lessenich démontre que le confort de notre consommation de masse déplace le fardeau écologique et externalise pauvreté et injustice à petite et grande échelle dans les pays du Sud. Cette société d'externalisation, basée sur l'extraction des ressources naturelles au Sud, sur les stratégies de marché des multinationales et sur les pratiques de consommation et le style de vie des habitants du Nord, a toujours besoin d'un "en dehors" pour se maintenir. Pour Lessenich, alors que les changements climatiques et la crise des migrants rendent matérielle et visible cette société d'externalisation, le problème est que nous vivons au-dessus des moyens des autres et ultimement, au dépend de nos propres vies.