
Que vaut Nice ?
Moncan Patrice de
LE MECENE
10,00 €
Épuisé
EAN :
9782358960557
| Date de parution | 16/06/2017 |
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| Poids | 500g |
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| EAN | 9782358960557 |
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| Titre | Que vaut Nice ? |
| Auteur | Moncan Patrice de |
| Editeur | LE MECENE |
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| Poids | 500 |
| Date de parution | 20170616 |
| Nombre de pages | 0,00 € |
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Les passages couverts de Paris. Promenades littéraires
Moncan Patrice deDÉFINITION DES PASSAGESOn distingue à Paris, sous le nom de passage, des chemins abrités par lesquels on va d'une rue à une autre en traversant une ou plusieurs maisons, et qui ne sont destinés qu'aux piétons. Leur nombre est de 137, parmi les quels on remarque pour la richesse et la magnificence, les passages Vivienne, Colbert, de l'Opéra, Choiseul, Véro-Dodat, etc. Les magasins en sont brillants, bien pourvus, mais un peu chers. Dans le mauvais temps, ils servent, comme le Palais-Royal, de promenades et de lieux de rendez-vous. Ils sont généralement éclairés au gaz.J.M.V. AUDINLe véritable conducteur parisien,Guide Richard, édition 1828Audin, Paris. 1828Il faut distinguer passages couverts et passages à ciel ouvert, ce que ne fait pas Audin dans son Guide parisien de 1828. Compter cent-trente sept passages à Paris sous la Restauration, c'était amalgamer les deux types de passages. En effet, en 1828, seuls trente-quatre passages avaient été construits à Paris, dont six étaient déjà démolis ou en cours de démolition comme les fameuses galeries de Bois du Palais-Royal. Il n'en restait donc alors que vingt-huit.A titre de comparaison, Paris compte aujourd'hui plus de trois cents passages découverts, quand il ne reste plus que seize passages couverts sous verrière des cinquante-cinq passages couverts construits au cours des XVIIIe et XIXe siècles.Les passages ne sont point une invention très ancienne. Tant que les rues de Paris restèrent à peu près praticables; tant que les gens en voiture voulurent bien laisser une part de pavé aux malheureux piétons; tant qu'il ne fut point rigoureusement vrai de dire que l'homme ayant encore tous ses membres sains et saufs après un an de marche dans Paris, était plus rare et plus curieux à montrer qu'un soldat sorti sans blessures de trente batailles, le passage fut inutile, le passage fut inconnu. [...]Mais à mesure que le luxe s'étendait comme une tache d'huile par toute la cité, à mesure que les dieux tombaient et disparaissaient en débris pour ne plus laisser sur l'autel qu'un symbole unique, la pièce de cent sous; l'argent, seul sang qui coulât dans les veines de la ville, se mit en cabriolet pour circuler plus vite, et les rues de Paris présentèrent bientôt leur effrayant spectacle d'aujourd'hui: spectacle de chocs et de heurts et d'écrasements continuels, où l'on dirait la moitié de la population payée pour galoper incessamment après l'autre. Bientôt les marchands, [se sont] rangés en haie sur le passage de cette éternelle déroute. [...] Pour chacun ce fut un grand travail d'imagination à l'effet de multiplier les ressources mercantiles, à l'effet de rendre plus fins et plus sûrs les filets que l'on jetterait sur le passant épouvanté, tout entier à l'instinct de sa sauvegarde, et que l'horrible tapage des chevaux et des roues qui broyaient le pavé autour de lui empêchait de remarquer les belles boutiques qu'il rasait en fuyant. Ce nouveau mode d'exploitation eut tout de suite un grand succès.Les passages, cours et Cités [...] appartiennent tous à la catégorie des passages découverts; et composent, à quelques édifices modernes près, ce que l'on pourrait appeler l'ancien régime des passages. Mais après l'invention, le perfectionnement: après les gendarmes les gardes municipaux: après les passages découverts les passages vitrés. [...]Il ne suffisait pas d'avoir enlevé le passant aux préoccupations de la rue, il fallait se l'approprier, se l'asservir corps et âme; il fallait qu'une fois entré dans le perfide passage, il se sentit comme ensorcelé, qu'il oubliât tout: femme, enfants, bureau, dîner; le passage ne devait plus descendre à n'être qu'une simple et commode abréviation de chemin, il fallait en faire un lieu de rendez-vous comme le Palais-Royal, où l'on put venir de loin, en voiture, pour s'en retourner en voiture. [...]Le problème fut ainsi posé: - donner autant de lumière qu'une rue; de la chaleur l'hiver, de la fraîcheur l'été; de l'abri en tout temps; jamais de poussière, jamais de boue.Une fortune immense attendait l'homme qui le premier comprendrait et exécuterait ainsi le passage. Tout Paris a connu cet homme, il s'appelait Delorme, et son chef-d'oeuvre conduit de la rue Saint-Honoré aux Tuileries. C'est à lui l'honneur de l'invention du «passage vitré».(...)ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,00 € -

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