Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les passages couverts de Paris. Promenades littéraires
Moncan Patrice de
LE MECENE
5,00 €
Épuisé
EAN :9782358960182
DÉFINITION DES PASSAGESOn distingue à Paris, sous le nom de passage, des chemins abrités par lesquels on va d'une rue à une autre en traversant une ou plusieurs maisons, et qui ne sont destinés qu'aux piétons. Leur nombre est de 137, parmi les quels on remarque pour la richesse et la magnificence, les passages Vivienne, Colbert, de l'Opéra, Choiseul, Véro-Dodat, etc. Les magasins en sont brillants, bien pourvus, mais un peu chers. Dans le mauvais temps, ils servent, comme le Palais-Royal, de promenades et de lieux de rendez-vous. Ils sont généralement éclairés au gaz.J.M.V. AUDINLe véritable conducteur parisien,Guide Richard, édition 1828Audin, Paris. 1828Il faut distinguer passages couverts et passages à ciel ouvert, ce que ne fait pas Audin dans son Guide parisien de 1828. Compter cent-trente sept passages à Paris sous la Restauration, c'était amalgamer les deux types de passages. En effet, en 1828, seuls trente-quatre passages avaient été construits à Paris, dont six étaient déjà démolis ou en cours de démolition comme les fameuses galeries de Bois du Palais-Royal. Il n'en restait donc alors que vingt-huit.A titre de comparaison, Paris compte aujourd'hui plus de trois cents passages découverts, quand il ne reste plus que seize passages couverts sous verrière des cinquante-cinq passages couverts construits au cours des XVIIIe et XIXe siècles.Les passages ne sont point une invention très ancienne. Tant que les rues de Paris restèrent à peu près praticables; tant que les gens en voiture voulurent bien laisser une part de pavé aux malheureux piétons; tant qu'il ne fut point rigoureusement vrai de dire que l'homme ayant encore tous ses membres sains et saufs après un an de marche dans Paris, était plus rare et plus curieux à montrer qu'un soldat sorti sans blessures de trente batailles, le passage fut inutile, le passage fut inconnu. [...]Mais à mesure que le luxe s'étendait comme une tache d'huile par toute la cité, à mesure que les dieux tombaient et disparaissaient en débris pour ne plus laisser sur l'autel qu'un symbole unique, la pièce de cent sous; l'argent, seul sang qui coulât dans les veines de la ville, se mit en cabriolet pour circuler plus vite, et les rues de Paris présentèrent bientôt leur effrayant spectacle d'aujourd'hui: spectacle de chocs et de heurts et d'écrasements continuels, où l'on dirait la moitié de la population payée pour galoper incessamment après l'autre. Bientôt les marchands, [se sont] rangés en haie sur le passage de cette éternelle déroute. [...] Pour chacun ce fut un grand travail d'imagination à l'effet de multiplier les ressources mercantiles, à l'effet de rendre plus fins et plus sûrs les filets que l'on jetterait sur le passant épouvanté, tout entier à l'instinct de sa sauvegarde, et que l'horrible tapage des chevaux et des roues qui broyaient le pavé autour de lui empêchait de remarquer les belles boutiques qu'il rasait en fuyant. Ce nouveau mode d'exploitation eut tout de suite un grand succès.Les passages, cours et Cités [...] appartiennent tous à la catégorie des passages découverts; et composent, à quelques édifices modernes près, ce que l'on pourrait appeler l'ancien régime des passages. Mais après l'invention, le perfectionnement: après les gendarmes les gardes municipaux: après les passages découverts les passages vitrés. [...]Il ne suffisait pas d'avoir enlevé le passant aux préoccupations de la rue, il fallait se l'approprier, se l'asservir corps et âme; il fallait qu'une fois entré dans le perfide passage, il se sentit comme ensorcelé, qu'il oubliât tout: femme, enfants, bureau, dîner; le passage ne devait plus descendre à n'être qu'une simple et commode abréviation de chemin, il fallait en faire un lieu de rendez-vous comme le Palais-Royal, où l'on put venir de loin, en voiture, pour s'en retourner en voiture. [...]Le problème fut ainsi posé: - donner autant de lumière qu'une rue; de la chaleur l'hiver, de la fraîcheur l'été; de l'abri en tout temps; jamais de poussière, jamais de boue.Une fortune immense attendait l'homme qui le premier comprendrait et exécuterait ainsi le passage. Tout Paris a connu cet homme, il s'appelait Delorme, et son chef-d'oeuvre conduit de la rue Saint-Honoré aux Tuileries. C'est à lui l'honneur de l'invention du «passage vitré».(...)
Patrice de Moncan, à travers un choix de textes et d'illustrations du XIXe siècle, décrit dans ce livre la vie insolite et souvent disparue des rues de Paris. L'ouvrage s'organise autour des thèmes suivants :Sur les murs (les plaques, les enseignes, les affiches), Les petits métiers (les cris, les métiers de la rue), Les Boutiques et les commis, Le shopping et la flânerie (trottoirs encombrés, la rue sale, la rue qui chante, la rue la nuit). Les textes de Balzac, Zola, Mercier, Trolloppe, Girardin, Du Camp, Fournel, sont illustrés par de nombreuses photos de Charles Marville, Eugène Atget et d'autres, ainsi que par des gravures de Gavami.
Au XIXe siècle, plus d'une cinquantaine de passages permettaient de traverser Paris à l'abri des intempéries et à l'écart de la circulation hasardeuse des rues sales et dangereuses. Sous leurs hautes verrières, les Parisiens découvraient alors, avec admiration, les récentes prouesses du progrès technique : l'éclairage au gaz, le travail du verre et du fer qui permettaient l'élaboration de longues verrières, tout ceci créant une nouvelle esthétique. Le capitalisme naissant s'empressa d'y installer ses boutiques de luxe. La foule envahit les passages, se précipitant dans ces "villes dans la ville" où, chacun pouvait trouver ce qu'il désirait. Des boutiques de nouveautés, d'excellents restaurants, des théâtres et des salles de spectacles, mais aussi le jeu et la prostitution. De ces lieux aujourd'hui emprunts d'un certain mystère, où la beauté de l'architecture le dispute à la richesse de l'histoire, il ne reste plus que dix-huit survivants que le temps a miraculeusement préservés. Ce livre raconte l'apparition et l'histoire de ces galeries, comme il invite à s'y promener, sans oublier d'évoquer certains passages disparus.
Quand, en 1853, Georges Haussmann est nommé préfet de la Seine par Napoléon III, Paris étouffe : la population attirée par l'industrie ne cesse d'augmenter, l'insalubrité de croître. En moins de soixante-dix ans, Paris venait de connaître trois révolutions, deux invasions étrangères, de meurtrières épidémies de choléra. Un manque d'air et d'hygiène généralisé ont fait de la capitale "un immense atelier de putréfaction". En dix-sept années, Haussmann transforma radicalement Paris, l'aérant de larges avenues qu'il fit border de trottoirs et d'arbres, fit redessiner les Bois de Boulogne et de Vincennes, créa 24 squares, ouvrit des centaines de kilomètres d'égouts, multiplia par dix la capacité en eau potable, créa de nombreux monuments comme l'Opéra de Garnier ou les Halles de Baltard. Ce livre, très documenté, écrit par l'un des meilleurs spécialistes de Paris sous le Second Empire, retrace sans esprit de polémique l'oeuvre d'Haussmann, ses conséquences sur la vie des Parisiens, son financement, tant controversé pour des raisons purement politiques, et ses répercussions sur le Paris d'aujourd'hui. Voici l'extraordinaire histoire des travaux du baron Haussmann qui ont transformé Paris au XIXe siècle, au point de lui avoir donné son image encore actuelle qui en fait la ville la plus visitée au monde.
Passage couvertAu lendemain du succès de la première édition des "Passages couverts de Paris", il y a vingt ans, je décidais d'aller à la découverte des passages en Europe. Très peu d'ouvrages leur étaient alors consacrés. J'ai donc passé toutes ces années, de voyages en voyages, de rencontres en rencontres, à identifier, visiter, analyser, photographier ce phénomène architectural qui, après avoir été inventé à Paris à la fin du XVIIIe siècle, a conquis peu à peu l'Europe entière au cours du XIXe siècle.Au-delà de cette trajectoire patrimoniale architecturale exceptionnelle, c'est une trajectoire culturelle commune à l'Europe qui se dessine dans ces passages. Au cours de ce XIXe siècle où les grandes nations du vieux continent n'ont cessé de se battre en quête d'hégémonie politico-militaire, les architectes, les ingénieurs et les sculpteurs faisaient naître à l'abri de ces verrières qu'ils construisaient toujours plus hautes, une vie paisible et heureuse où les peuples comme les poètes et les écrivains, les musiciens et les chanteurs, les peintres et caricaturistes, venaient quotidiennement se rencontrer pour y réinventer la Culture européenne, bien avant l'Euro, la politique de Bruxelles et le parlement de Strasbourg.Ce sont plus de trois cent cinquante passages, arcades ou gallerias, qui furent un jour inaugurés en grande pompe, portant en eux tous les espoirs de leurs promoteurs, de leurs villes et de leurs citoyens. Des pas célèbres ou inconnus résonnèrent sous leurs hautes verrières. Près de deux cents de ces galeries ont survécu au Temps... et à la Seconde Guerre mondiale. Si certains d'entre eux vivent toujours avec bonheur dans notre XXIe siècle, d'autres connaissent plus de difficultés à s'adapter aux temps modernes.Que ce livre soit un hommage aux survivants de ce passé brillant, témoins d'une époque où se créait notre monde moderne dont ils furent l'une des expressions les plus innovantes et les plus esthétiques.Patrice de Moncan*Patrimoine européenLa trajectoire des Passages couvertsEn rédigeant son "Véritable conducteur parisien", un guide de 1828 destiné aux voyageurs visitant Paris, Richard donne la première définition des passages. «On distingue à Paris sous le nom de passages, des chemins abrités par lesquels on va d'une rue à l'autre en traversant une ou plusieurs maisons, et qui ne sont destinés qu'aux piétons. [...] Les magasins en sont brillants, bien pourvus, mais un peu chers. Dans le mauvais temps ils servent, comme le Palais-Royal, de promenades et de lieux de rendez-vous. Ils sont agréablement éclairés par le gaz.»Kolloff, quelques années plus tard, complète cette définition. «On choisit de grands pâtés de maisons entre deux ou trois rues animées et on les perça en sorte que le piéton puisse échapper à la cohue épouvantable de la rue et raccourcir son chemin. [...] Mais le premier but n'était pas vraiment atteint.Il ne suffisait pas d'arracher le passant au péril et aux angoisses du tumulte de la rue, il fallait l'attirer, en sorte qu'une fois qu'il avait mis les pieds dans le perfide passage, il se sente pris dans un cercle magique et oublie tout le reste. Il fallait construire un passage aussi clair qu'un espace ouvert, chaud en hiver, frais en été, toujours sec et jamais ni sale, ni poussiéreux... [et puis] on équipa le passage de deux rangées de boutiques ouvertes, où la marchandise et la femme du marchand, toutes deux attrayantes, attiraient le regard.»Ces textes permettent de dresser les caractéristiques du passage.Il doit:- Être réservé aux piétons,- Relier deux rues animées, en offrant un raccourci à celui qui l'emprunte,- Être bordé de boutiques,- Avoir une couverture qui protège des intempéries, tout en laissant passer la lumière,- Enfin, être éclairé la nuit par un moyen artificiel (le gaz puis l'électricité).Nous avons identifié près de 300 passages, répondant à ces critères, qui furent bâtis en Europe entre 1780 et les années 1930. Plus de cent quatre-vingt existent encore. Ils sont situés en France, en Angleterre, en Autriche, en Belgique, en Espagne, en Hollande, en Suisse, en Italie, en République Tchèque, en Hongrie, en Russie et en Ukraine, en Allemagne, au Danemark, en Scandinavie, en Roumanie et en Grèce.
Un regard peut convaincre, convertir, enflammer, glacer, caresser, donner confiance, toucher le coeur, apaiser, rassurer, allumer la passion. donner l'amour et l'énergie à chaque étape de notre vie. C'est pour ces raisons que j'ai consacré mes recherches autour du monde à comprendre et à chercher comment protéger et révéler la Lumière de votre regard. Son étude passe par la physiologie et la dermatologie, mais aussi par l'âme et l'esprit. Une approche intégrative s'est donc imposée à moi : combiner le meilleur de la cosmétique et de la médecine aux thérapies traditionnelles des Anciens ; réunir la biotechnologie, l'ayurveda, la phytothérapie, les découvertes de la Nasa et les secrets des chamans m'a paru être la voie la plus évidente pour faire rayonner le regard des femmes et des hommes". Au-delà d'une initiation aux soins de l'oeil, des cils et des sourcils, à travers mille conseils pratiques, ce livre est aussi un voyage sur le regard, sa puissance de communication et son attrait amoureux à travers les âges.
En 1860, le Baron Haussmann créait la "CommissionHistorique de Paris". C'est elle qui chargea Charles Marvillede photographier, entre 1862 et 1868, les rues appelées àdisparaître sous le Second Empire. Napoléon III accueillitcette initiative avec enthousiasme. "Ceci permettra de suivre àtravers les siècles les transformations de la ville qui, grâce àvotre infatigable activité, est aujourd'hui la plus splendide et laplus salubre des capitales de l'Europe", écrira-t-il à son préfet.Studio Traktir a photographié aujourd'hui les rues et lesmonuments de la Rive Droite de Paris, de l'endroit précis oùMarville les avait pris, et nous avons demandé à l'historien deParis, Patrice de Moncan, grand spécialiste de latransformation de Paris sous Haussmann, de les commenterune à une.
En 1860, le Baron Haussmann créait la "Commission Historique de Paris". C'est elle qui chargea Charles Marville de photographier, entre 1862 et 1868, les rues appelées à disparaître. Napoléon III accueillit cette initiative avec enthousiasme. "Ceci permettra de suivre à travers les siècles les transformations de la ville qui, grâce à votre infatigable activité, est aujourd'hui la plus splendide et la plus salubre des capitales de l'Europe," écrira-t-il à son préfet. Nous avons, au cours des deux dernières années, photographié chacune des rues et des monuments, depuis l'endroit précis où Marville les avaient prises. Cet album fige ainsi l'Avant et l'Après Haussmann. Et ses 720 photos racontent, à 150 ans d'écart, la plus grande mutation qu'une ville ait jamais connue.