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Le comte Molé ou La séduction du pouvoir
Molé Louis-Mathieu ; Sedouy Jacques-Alain de
PERRIN
25,60 €
Épuisé
EAN :9782262010478
La biographie de celui qui servit quatre régimes successifs tout en restant fidèle à ses idées. Il était important qu'une biographie fût enfin consacrée au comte Molé (1781-1855), figure marquante de l'Empire, de la Restauration, de la Monarchie de Juillet et de la IIe République. Fils du président Molé de Champlâtreux qui fut guillotiné, il servit Napoléon qui le nomma au Conseil d'Etat, puis le fit successivement préfet de la Côte-d'Or, directeur des Ponts et Chaussées et Grand Juge (ministre de la Justice). Il fut ensuite ministre de Louis XVIII avant de passer à une opposition modérée. Louis-Philippe le nomma ministre des Affaires étrangères, puis Premier ministre (1836-1839). Député sous la IIe République, il fut l'un des fondateurs du "parti de l'Ordre". Jean d'Ormesson dépeint Mathieu Molé dans "La Douane de mer" comme un conservateur opportuniste et sceptique, un "éternel rallié". Le journal "Le Siècle" le qualifia d'"adorateur de tous les soleils". Son adversaire privilégié, Guizot, et le petit groupe des "doctrinaires" furent féroces, l'accusant d'être léger et inconstant. Pourtant, le comte Molé, séducteur et séduisant, fut l'homme d'une triple fidélité à Napoléon, qu'il servit en 1814 jusqu'à la dernière minute alors que tant d'autres le trahissaient ; à ses idées : ordre et élitisme ; à une femme : Cordélia de Castellane, qui fut aussi un grand amour de Chateaubriand. Car le souvenir de Molé est inséparable de celui de l'écrivain, l'un de ses proches amis au début du siècle dans le salon de Pauline de Beaumont, avant que la méfiance puis une sorte de haine les séparent.
Ils trouvèrent la fille dans un terrain vague. Morte par strangulation. Strutt fit remarquer d'une voix amère : - A voir ce corps, on a l'impression qu'une bête sauvage, lâchée dans les rues de Londres, lui a sauté dessus... Mais Casson avait une théorie - la bête n'était pas sauvage, elle était, au contraire, extrêmement civilisée. . ".
Cet ouvrage porte sur l'identité culturelle des trois principales composantes tribales de la Lékié, ici appelées E-M-B (Etón-Manguissa-Batsenga). En fait, il s'agit de trois composantes principales, parce qu'il y en a une minoritaire, les Tsinga, qu'il ne faut précisément pas confondre avec les Batsenga, leurs voisins : ils sont tout aussi distincts dans le Mbam-et-Kim, d'où ils sont originaires comme la plupart des "Lékiésiens" précoloniaux. Ce travail, animé de bout en bout par l'esprit critique, n'a pas vocation à se satisfaire de "la raison paresseuse" (Kant), qui rattacherait les tribus à la descendance d'un ancêtre éponyme, par exemple Etóno ou Itóno, ou encore Itóno-Bëti, pour la tribu de ce nom. La légende du Serpent, le pont mystérieux opportunément apparu devant les Bëti talonnés par des ennemis victorieux, grâce auquel les fuyards auraient traversé le Fleuve (Dzom), la Sanaga, est l'objet d'une interprétation rationnelle empruntant à la psychanalyse : c'était "le rêve ancestral de la modernité". Les autres composantes, Etón et Manguissa, se sont formées après la Traversée ; l'explication emprunte à l'idée épicurienne du "clinamen" - le hasard : il y a eu agrégation de nouvelles entités à partir d'une émigration-explosion, Móli ou Móle, qui a eu lieu sur la rive droite de la Sanaga. Le livre tire donc toutes les conséquences possibles d'une idée suggérée par ces images d'explosion et d'agrégation, une idée dont la formule est empruntée à Descartes et à Sartre : il n'y a pas d'essence E-M-B ; on ne naît pas Bëti ou Bamiléké, on le devient. De là les réflexions sur le multiculturalisme.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?