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Jules-Louis Breton (1878 1940). Un savant parlementaire
Moissinac Christine ; Roussel Yves
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753511019
Quel injuste oubli a frappé la vie de Jules-Louis Breton ! Le simple usage d'une machine à laver la vaisselle devrait pourtant lui valoir notre gratitude : ce geste quotidien et libérateur doit en effet beaucoup à ce précurseur, inventeur et défenseur des " Arts Ménagers " au début des années 1920. Ce livre a justement pour objet de rendre justice à ce curieux et complexe personnage que fut Breton. Étudiant révolutionnaire passionné de science, jeune parlementaire attentif à la recherche de la vérité durant l'affaire Dreyfus, il fut un protecteur intransigeant de la santé et la sécurité des travailleurs. Responsable, pendant la Première Guerre mondiale, de la recherche d'armes nouvelles, ses contemporains le reconnurent comme l'un des inventeurs des chars d'assaut. Devenu, à la fin du conflit, ministre d'un tout nouveau département, celui de l'Hygiène, de l'Assistance et de la Prévoyance sociales, élu à la même époque à l'Académie des sciences, il dirigea entre les deux guerres le premier organisme national voué à l'organisation des recherches scientifiques : c'est dans le cadre de cette institution, l'ONRSII, qui a ouvert la voie au CNRS, qu'il créa, dès 1923, le Salon des Arts Ménagers qu'en un demi-siècle près de quarante millions de Français ont visité.
Né en 1778, A.-R. Polonceau a appartenu aux générations pour lesquelles l'accession de Bonaparte au pouvoir et la première révolution industrielle ont ouvert de multiples voies d'action. Formé dans les meilleurs lieux d'enseignement, la toute nouvelle Ecole polytechnique, puis celle de Ponts et chaussées, haut fonctionnaire aux larges responsabilités, il a multiplié, hors de sa compétence initiale et de son propre chef, expériences et initiatives les plus innovantes, dont la création en 1826 de l'Institution royale agronomique de Grignon, l'érection en 1834 d'un remarquable pont fixe en fonte, le premier véritablement en France, celui du Carrousel, et, un peu plus tard, le tracé de certaines des premières voies de chemins de fer, de Paris vers Versailles par la rive gauche, puis vers Rouen et, enfin, vers Dijon. Cet esprit animé par une confiance sans faille en un progrès toujours possible s'est aussi intéressé à l'irrigation, à l'élevage, à la gestion des voies d'eau, canaux ou rivières, au tracé et à l'entretien des routes et à la formation des maîtres. Dans cette période de foisonnement scientifique et de fortes mutations économiques et sociales, cet homme rigoureux et méthodique, éclectique et perpétuellement inventif a manifesté sa grande liberté d'esprit, en n'hésitant jamais à prendre les risques qu'il jugeait nécessaires, même s'il en pavait le prix par un relatif isolement jusqu'à la fin de sa vie, en 1847. Membre actif de diverses sociétés savantes, il a toujours voulu par l'écriture, la parole, le dépôt de brevets, partager ses idées et les rendre accessibles à ses contemporains. Retracer son parcours devrait contribuer à rendre justice à sa créativité en évoquant certaines de ses réalisations qui ont perduré, sous d'autres formes bien évidemment, jusqu'à nos jours.
Résumé : Cet ouvrage retrace la vie, trop méconnue, d'un homme d'exception dont l'action pionnière dans l'entre-deux-guerres a jeté les bases d'un urbanisme social qui marque encore aujourd'hui bien des villes françaises. Influencé dans sa jeunesse par deux " révolutionnaires " d'un type particulier, les ingénieurs Édouard Vaillant et Jules-Louis Breton, convaincus que la santé du peuple doit accompagner le projet politique, Henri Sellier (1883-1943) fut d'abord militant coopératiste et syndicaliste. Il s'engage ensuite dans l'action municipale, où il donnera son exacte mesure comme conseiller général du département de la Seine, puis en banlieue parisienne comme maire de Suresnes de 1919 à 1941. S'intéressant à tous les aspects de la vie quotidienne de ses administrés, il organise une " défense sanitaire " dès l'enfance, crée les lieux et les moyens d'une éducation pour tous les âges, bâtit nombre d'équipements et innove en matière de logements dans un souci d'hygiène et de confort. Sellier hisse ainsi Suresnes au rang de modèle français de cité-jardin, qui fait de lui l'égal d'un Godin, le fidèle de Fourier et fondateur du familistère de Guise. Par l'ensemble de son action, Sellier restera une figure de proue pour les édiles européens de la social-démocratie dans l'entre-deux-guerre.
Ce traité n'a pas pour objet de prétendre à faire de qui désirerait le devenir un metteur en scène, par la seule vertu de l'efficacité de la méthode ou des procédés qu'il expose, ou à initier par sa simple lecture à toutes les connaissances qu'exige l'art du théâtre, mais seulement à présenter, pour la première fois en France - ou à peu près - un certain nombre de notions générales, théoriques et pratiques, indispensables, semble-t-il, et susceptibles d'aider à la découverte particulière de chacun dans la voie où, selon sa vocation, il choisira de s'engager. L'art du théâtre, plus que tout autre sans doute, exige de celui-ci qui décide de s'y illustrer beaucoup d'intelligence, de culture, de volonté, et de dons. Ce traité, je désire donc qu'il soit utile. Dans le présent Traité de la mise en scène, dont le but est essentiellement, on l'a compris, didactique, j'expose et j'explique le plus clairement et succinctement possible les idées et la pratique générale d'usage qui ont commandé aux expériences les plus représentatives de notre temps, autrement dit les mieux réussies du point de vue de l'art du théâtre à proprement parler, et non pas nécessairement à celles qui ont obtenu le plus de succès auprès des spectateurs. Ma méthode d'étude se présente ainsi en rapport: 1e avec la conception de l'oeuvre dramatique, 2e avec le travail nécessaire à une représentation de cette oeuvre. En résumé, l'ouvrage s'essaie à faire un choix des idées et des pratiques confirmées par mes propres expériences ou nées de la confrontation de diverses autres expériences cohérentes entre elles.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.