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Actes de l'abbaye Notre-Dame de Melleray (1142-1296)
Moisdon-Chevalier Pierre ; Meuret Jean-Claude
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753599161
Notre-Dame de Melleray, abbaye cistercienne fille de Pontron, située dans le nord-est du Nantais, aurait été fondée en 1145 par des seigneurs locaux, mais la possibilité d'une création érémitique n'est pourtant pas à exclure. Cette abbaye, contrairement à d'autres en Bretagne, n'a eu qu'un rayonnement restreint malgré un foncier important et la création d'un grand domaine secondaire à Quiheix le long de l'Erdre. En conséquence, peu d'études lui ont été consacrée et aucune édition complète de ses sources pour le Moyen Age n'avait été publiée. Pourtant, à travers les actes de Melleray, on peut appréhender l'histoire de cette abbaye, sa création, ses agrandissements, sa puissance foncière et spirituelle, ainsi que la société laïque des XIIe et XIIIe siècles à travers les dons de l'aristocratie tant nantaise qu'angevine. Les actes de Melleray montrent aussi que l'abbaye, si elle a respecté la stricte règle cistercienne dans ses premières années, s'en est vite éloignée acceptant très vite des dons en rentes, provoquant des relations souvent tendues avec le clergé séculier à propos des dîmes ainsi qu'avec certains descendants de donateurs. Les rapports de l'abbaye avec la papauté et l'épiscopat nantais sont également abordés.
Contrairement à ce que laissent penser bon nombre de discours, l'hôpital public n'est pas resté étranger aux préoccupations et même aux innovations du management. Depuis une trentaine d'années, une instrumentation gestionnaire foisonnante s'y est développée. Mais les diverses tentatives d'intégration de la gestion à l'activité de soins, en même temps qu'elles montraient leurs potentialités, sont restées en général limitées ou encore ont abouti à des résultats peu satisfaisants, parfois contraires aux objectifs affichés. En témoignent les quatre recherches-interventions décrites dans cet ouvrage, sélectionnées parmi les nombreuses expériences vécues en milieu hospitalier par le Centre de gestion scientifique de l'Ecole des Mines de Paris. Qu'il s'agisse de la gestion des services d'imagerie, de celle des laboratoires, de la maîtrise des flux des urgences, de l'organisation et des conditions de travail dans les services cliniques, les problèmes rencontrés ne viennent pas, aux yeux des auteurs, d'une incompatibilité majeure entre les missions de l'hôpital et la démarche gestionnaire, mais plus simplement de questions techniques et institutionnelles : l'élaboration de critères de gestion pertinents se heurte à de redoutables difficultés de formalisation, compte tenu des caractéristiques de l'activité en termes de complexité, de variabilité et d'incertitude. Les logiques professionnelles en présence sont assez puissantes pour s'opposer à des prescriptions qu'elles jugent illégitimes, et trouvent le compromis avec la démarche gestionnaire dans l'acquisition de ressources supplémentaires, obtenue par les directions des établissements. D'où les opinions partagées par un grand nombre d'observateurs, et exprimées parfois de façon excessive, sur l'inconsistance de la gestion à l'intérieur de l'hôpital et sur les surcoûts liés à cette situation. Les cas développés dans cet ouvrage montrent toutefois que des évolutions par rapport à ce modèle se dessinent actuellement, et notamment que les équipes de soins elles-mêmes sont susceptibles de prendre en charge et de traiter, au moins en partie, la complexité de l'activité, à condition de les impliquer dans des démarches d'apprentissage.
Fixari Daniel ; Moisdon Jean-Claude ; Pallez Frédé
Cet ouvrage est le résultat de travaux sur l'évaluation dans le monde de la recherche et de l'enseignement supérieur, réalisés entre 1992 et 2009. S'ils sont centrés sur l'évaluation des personnes, ils abordent aussi celle des équipes ainsi que des stratégies et des modes de gouvernance des établissements de tutelle de ces équipes. Ces travaux, réalisés pour le compte du CNRS ou l'ANRT/FutuRIS, n'ont jusqu'ici fait l'objet que de rapports, peu accessibles et dispersés. L'ouvrage part d'un travail d'audit du Comité national de la recherche scientifique pour en tirer un " modèle " de l'évaluation. La démarche ici adoptée se caractérise par l'attention portée aux rouages les plus concrets des " machines évaluatives ". Les auteurs ont étudié tout particulièrement la façon dont ces machines tentent, chacune à leur façon, de résoudre les problèmes inhérents à l'évaluation de la recherche : comment articuler évaluation des chercheurs, évaluation des équipes et stratégie d'établissement ? Comment prendre en compte la recherche pluridisciplinaire et les activités d'enseignement ? Comment éviter les pièges d'un jugement exclusivement fondé sur les publications ou résumé dans une note globale réductrice... Cet ouvrage est un parcours d'initiation aux pratiques réelles d'évaluation, qui permettra de dépasser des visions trop simplistes, et d'éclairer les futures réformes qui pourraient être tentées en la matière.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.