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LA DEMARCHE GESTIONNAIRE A L'HOPITAL. Tome 1, Recherche sur la gestion interne
Moisdon Jean-Claude ; Tonneau Dominique
SELI ARSLAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782842760274
Contrairement à ce que laissent penser bon nombre de discours, l'hôpital public n'est pas resté étranger aux préoccupations et même aux innovations du management. Depuis une trentaine d'années, une instrumentation gestionnaire foisonnante s'y est développée. Mais les diverses tentatives d'intégration de la gestion à l'activité de soins, en même temps qu'elles montraient leurs potentialités, sont restées en général limitées ou encore ont abouti à des résultats peu satisfaisants, parfois contraires aux objectifs affichés. En témoignent les quatre recherches-interventions décrites dans cet ouvrage, sélectionnées parmi les nombreuses expériences vécues en milieu hospitalier par le Centre de gestion scientifique de l'Ecole des Mines de Paris. Qu'il s'agisse de la gestion des services d'imagerie, de celle des laboratoires, de la maîtrise des flux des urgences, de l'organisation et des conditions de travail dans les services cliniques, les problèmes rencontrés ne viennent pas, aux yeux des auteurs, d'une incompatibilité majeure entre les missions de l'hôpital et la démarche gestionnaire, mais plus simplement de questions techniques et institutionnelles : l'élaboration de critères de gestion pertinents se heurte à de redoutables difficultés de formalisation, compte tenu des caractéristiques de l'activité en termes de complexité, de variabilité et d'incertitude. Les logiques professionnelles en présence sont assez puissantes pour s'opposer à des prescriptions qu'elles jugent illégitimes, et trouvent le compromis avec la démarche gestionnaire dans l'acquisition de ressources supplémentaires, obtenue par les directions des établissements. D'où les opinions partagées par un grand nombre d'observateurs, et exprimées parfois de façon excessive, sur l'inconsistance de la gestion à l'intérieur de l'hôpital et sur les surcoûts liés à cette situation. Les cas développés dans cet ouvrage montrent toutefois que des évolutions par rapport à ce modèle se dessinent actuellement, et notamment que les équipes de soins elles-mêmes sont susceptibles de prendre en charge et de traiter, au moins en partie, la complexité de l'activité, à condition de les impliquer dans des démarches d'apprentissage.
Engel François ; Kletz Frédéric ; Moisdon Jean-Cla
Cet ouvrage pose la question de la régulation du système hospitalier et des obstacles qu'elle rencontre, depuis des décennies, liés notamment à un déficit d'instrumentation. Des évolutions sont toutefois apparues à partir des années 1980. Les auteurs s'attachent plus particulièrement à analyser l'émergence et le développement d'une nouvelle instrumentation de gestion, avec la mise en place du budget global, puis l'élaboration du PMSI (Programme de médicalisation du système d'information), visant à enrichir les descriptions de la production hospitalière en les rapprochant de l'activité médicale elle-même. Le PMSI commence à être utilisé aussi bien à l'extérieur (juger de l'efficience relative des établissements) qu'à l'intérieur des hôpitaux (stimuler les efforts de gestion des directions). Il a pour retombée secondaire le développement d'une multitude d'apprentissages à tous les niveaux. Fondé sur l'idée qu'il est inutile et contre-productif pour la tutelle de vouloir entrer dans la boîte noire que constitue l'hôpital, il lève cependant le voile d'opacité pesant sur l'ensemble du système. Les auteurs jettent un regard sur d'autres modes de régulation étrangers, et défendent l'idée que l'efficacité ultime du dispositif français repose sur une philosophie et une pratique encore peu répandues au sein de l'administration de la santé, celles du pilotage des transformations organisationnelles et sociales.
Ce 4e opus de la série Protéger les majeurs vulnérables interpelle la question déterminante de la place de l'éthique au coeur de l'accompagnement des personnes protégées. Les usagers, les proches et les professionnels le savent bien : il n'est pas aisé de trancher les dilemmes mettant en jeu la sécurité, les droits et les libertés des personnes,surtout lorsqu'elles sont vulnérables ! En présentant des expériences, des démarches innovantes et prospectives en France et à l'étranger (Suède, Japon, Canada), les textes réunis ici démontrent la place essentielle de l'éthique pour respecter au mieux les capacités et l'autonomie des personnes. Avec ce titre de conviction, Place à l'éthique ! , les auteurs veulent démontrer qu'au-delà d'un processus, les textes eux-mêmes et l'organisation générale des établissements et services sont pénétrés par l'éthique. C'est un plaidoyer pour que la culture éthique ne soit pas un simple effet de mode mais irrigue toute la société en devenant une question citoyenne. Préface de Jean-François Delfraissy
Ce livre présente la réalité des soins palliatifs en conjuguant les apports philosophiques et la pratique clinique. Il tient compte du contexte sociétal (entre rejet de la mort et admiration), et fait part des ressentis des professionnels et des personnes. Plusieurs décennies après leur émergence, les soins palliatifs semblent avoir acquis leur place dans l'univers sanitaire et social. Cependant, il existe encore des freins à leur pleine reconnaissance. Cette réalité est surtout liée à leur objet même : la mort, dans une société où la performance et la rentabilité restent centrales. Dans ce contexte, comment valoriser une discipline qui affronte le corps abîmé, la dépendance à autrui, la souffrance, l'agonie ? Ce livre aborde cette question en s'arrêtant particulièrement sur l'affect de la honte, présent aussi bien chez les patients que chez les professionnels. Il y a en effet de la honte dans cette clinique des franges, cette médecine particulière qui soigne sans guérir. Elle constituerait même, avec la douleur, un des enjeux majeurs de ce champ. Le sentiment d'indignité vécu par les personnes en fin de vie est un autre enjeu essentiel, car il implique une détresse qui peut faire préférer la mort. L'auteure aborde cette réalité des soins palliatifs en mettant en avant l'importance de la réflexion éthique, philosophique et psychanalytique pour parvenir à appréhender la souffrance humaine face à l'approche de la mort. A ces repères réflexifs s'ajoutent des repères cliniques, avec la présentation de nombreuses situations rencontrées, qui permettent de mieux comprendre ce que vit la personne lors de sa dernière expérience de vie. Les soins palliatifs sont aussi inscrits dans une réalité sociétale et connaissent le paradoxe de constituer une part honteuse de celle-ci, tout en suscitant l'admiration. Ainsi perdurent de la confusion et des conflits, parfois au sein même de la profession, tiraillée entre la médecine technoscientifique et la nécessité de prendre soin de la personne dans sa globalité. Ce livre s'adresse aux professionnels de soins palliatifs, qui y trouveront une voie pour considérer leur discipline avec le recul éthique propice à l'ouverture à soi et à autrui. Ils y verront aussi des pistes de réflexion pour oeuvrer à sa reconnaissance, avec des luttes toujours à mener, d'ordre clinique, politique et sociétal. Cet ouvrage s'adresse également à toute personne attentive à la question de la fin de vie qui soulève sans cesse des débats publics. Chacun est concerné par cette question car nous partageons une commune finitude.
Cours introductif pour les formations aux métiers du soin et de la santé Les programmes de formation aux différents métiers de la santé ont de nombreuses exigences : quelle que soit leur filière, les étudiants sont censés comprendre et assimiler des données théoriques et scientifiques de plus en plus volumineuses et diversifiées. La question du sens de leur projet professionnel et de leur future activité ne saurait cependant se laisser submerger par la masse des informations à maîtriser. L'intensité de cette question personnelle du sens ne peut non plus être absorbée par la technicité de la discipline philosophique. L'ambition de ce livre de cours est de relever le défi, éthique et pédagogique, d'amener le lecteur, futur praticien des soins et non philosophe professionnel, à entrer dans un questionnement philosophique personnel. L'abord philosophique et anthropologique du corps constitue un point de départ adapté pour se lancer dans un tel questionnement. Il s'agit de chercher à comprendre le sens de l'espace, du mouvement, de l'effort, des apparences corporelles, d'interroger nos attitudes et postures, privées et professionnelles. Trop longtemps, le corps a été un objet tabou de la philosophie, alors qu'il est l'objet central des pratiques de soins. Il est temps de prendre la mesure de notre existence incarnée, de notre identité vulnérable, fragile, soumise aux lois de la nature et des cultures. Penser le corps et ses possibles, dépasser le dualisme traditionnel de l'esprit et du corps, se pencher sur la question du corps objet/sujet, insister sur la place des affects, autant de priorités qui exigent toute notre attention aujourd'hui. Cet ouvrage contient les éléments fondamentaux d'une philosophie et d'une anthropologie du corps, tout en s'appuyant sur l'étude de textes philosophiques. En fin de chaque chapitre, le lecteur trouvera des questions lui permettant de vérifier ses acquis, un lexique et un index favorisant ses recherches. Cet ouvrage didactique s'adresse aussi bien aux étudiants inscrits en premier cycle de formation aux divers métiers du soin et de la santé qu'aux enseignants et formateurs non philosophes en recherche de repères pratiques pour penser le corps.
Prendre en compte l'impact émotionnel suscité par le corps malade est essentiel pour le travail infirmier. Cette 2e édition comporte des mises à jour, un index et une postface qui situe le caractère pionnier de ce classique de la littérature infirmière. Le travail émotionnel appartient à la face cachée du travail infirmier. Implicite, non reconnu, ce travail est pourtant indispensable au bon déroulement des soins. L'auteur étudie l'impact émotionnel du corps malade sur le soignant à partir de données d'observation, d'entretiens auprès de soignants (infirmières et aides-soignantes) et de malades, et à l'appui de témoignages comme d'analyses sociologiques. Dans le corps à corps soignant-soigné, les perceptions sensorielles s'articulent à des processus cognitifs déclenchant simultanément chez le soignant jugement clinique et émotions à tonalité variable pouvant atteindre l'insoutenable. Cet impact émotionnel prend tout son sens à la lumière des théories anthropologiques : le malade est dans une position d'entre-deux, jugé tabou. Le corps malade sous ses différentes facettes représente un danger de contamination symbolique. C'est pour se protéger de ce risque, qui peut se manifester sous la forme d'un mimétisme symptomatologique, et pour respecter les normes d'expression émotionnelle instituées au sein de l'hôpital comme au sein de la société que les soignants déploient des mesures de prévention qui consistent pour l'essentiel en une mise à distance du malade. C'est notamment en opérant par le biais du rite une séparation franche entre les deux mondes, celui des malades et celui des soignants, que ces derniers se protègent de l'impact du corps malade. La 2e édition révisée de ce classique de la littérature infirmière comporte un index qui facilitera les recherches des étudiants infirmiers et aides-soignants comme des formateurs. La prise en compte du travail émotionnel des soignants, auquel cet ouvrage contribue, est un facteur clé de l'humanisation des soins à l'hôpital.
La place qu'occupent les personnes âgées dans la société et les organisations de soins suscite des interrogations éthiques, avivées par la vulnérabilité spécifique au grand âge et l'attention qu'elle requiert. Ces questions concernent tout un chacun, étant donné que nous sommes amenés à vieillir, à nous occuper d'un proche âgé et que nous avons tous des représentations sur le vieillissement. C'est le cas aussi des professionnels de la santé, qu'ils travaillent dans le secteur de la gériatrie, dans tout autre service ou à domicile. Les auteurs, soignants, gériatres, psychologues, formateurs ou philosophes, proposent leurs réflexions sur le vieillissement en s'interrogeant plus particulièrement sur le respect de l'identité et de la liberté des personnes âgées. Sont ainsi passés en revue : la question de l'enfermement et de la liberté d'aller et de venir dans un établissement d'hébergement, les situations de soins aigus, le choix du lieu de vie pour une personne atteinte de troubles cognitifs, le travail en réseau, les séjours de répit pour les aidants et les personnes accompagnées, etc. Au regard des nombreuses questions éthiques liées au vieillissement, à leurs implications pour les personnes qui le vivent et leur entourage, l'offre de services et de soins devrait constamment s'adapter. Il s'agit, dans les pratiques, de s'évertuer à prendre en compte les ressources et potentialités des personnes âgées en vue de garantir leur identité et leur liberté d'êtres humains. L'ensemble des professionnels de la santé qui prennent soin au quotidien de ces personnes, en institution, dans les établissements de soins ou à domicile, sont concernés par cette vigilance éthique requise pour la qualité de la considération des personnes et celle des soins.