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La Saga des émigrants Tome 3 : Le Nouveau Monde
Moberg Vilhelm
GAIA
18,40 €
Épuisé
EAN :9782910030605
La Charlotta entre dans le port de New York, après dix semaines d'une rude traversée. Sa cargaison humaine respire enfin, impatiente de quitter à tout jamais l'entrepont du navire. Mais Karl Oskar et ses compatriotes ne sont pas encore au bout du voyage. Il leur faut tout d'abord patienter trois jours supplémentaires à bord de la Charlotta, quarantaine établie par les autorités des Etats-Unis d'Amérique du Nord afin de se protéger des épidémies. Le groupe de Suédois finira par fouler le sol de ce Nouveau Monde, pour lequel ils ont tout quitté, leurs biens et leurs familles. La seconde partie de leur périple peut alors commencer. Et tandis que les intrépides Robert et Arvid partent en escapade sur Broadway, la plus belle rue du monde, Karl Oskar et Kristina reprennent des forces dans ce pays d'abondance et de liberté. Ils vont bientôt se diriger vers ce monstre qui crache le feu et doit constituer leur première étape vers le Minnesota. La voiture à vapeur, dangereuse invention païenne, doit les mener jusqu'au Mississippi, porte fluviale sur le Nouveau Monde, et sur leur nouvelle vie.
Trois ans ont passé depuis que Karl Oskar et Kristina se sont installés avec leurs compatriotes suédois sur les rives du lac Ki-Chi-Saga, au c?ur de la forêt presque encore inviolée du Minnesota. Peu à peu, les Indiens Chippewyans ont cédé la place, chassés par une civilisation qui découpe le Territoire en parcelles à acquérir et cultiver. Et le moment ne tarde guère où Karl Oskar se surprend à entendre les échos d'une hache, dans la partie de la forêt qui jouxte sa parcelle. C'est tout joyeux et tout ému que, ce jour-là, Karl Oskar rentre déjeuner chez lui : il amène de la compagnie. Jour béni, où Kristina entrevoit la fin de sa solitude, car leur nouveau voisin est Suédois, lui aussi. Certes un peu encombrant, un brin hautain et décidément moralisateur... mais il est leur premier voisin. Bientôt toute une communauté va peupler les abords du Ki-Chi-Saga. Une communauté suédoise en suffisamment grand nombre pour qu'on envisage de rebaptiser le lac, de construire une école et une église, de constituer une paroisse. Car en cette terre païenne, l'intolérance religieuse et la liberté mènent un combat acharné dans les corps et dans les esprits... Les pionniers du lac Ki-Chi-Saga content les fondations d'une communauté naissante, les balbutiements - et les incontournables conflits - d'une vie commune nouvelle.
Voici l'histoire des premiers pionniers suédois partis conquérir l'Amérique et comment leur vint l'idée de s'expatrier : Kristina et Karl Oskar, jeune couple héritier d'une terre aride qui ne parvient guère à nourrir les huit bouches de la maisonnée ; Robert, le frère de Karl Oskar, un contemplatif qui aspire à la liberté... placé comme valet de ferme alors qu'il ne rêve que de l'Amérique ; son compagnon d'infortune, Arvid ; l'illuminé Danjel Andreasson, digne héritier de son ancêtre condamné pour hérésie ; et la catin du village, Ulrika de Västergöhl, dont on se détourne quand on la croise, mais qu'on vibre de visiter la nuit, incognito...Les paysans du Småland, province du sud-est de la Suède, vivaient paisiblement de leurs terres. En dehors des naissances, des mariages, des enterrements, ils ne connaissaient guère d'autre péripétie que l'alternance des saisons. Vers le milieu du XIXe siècle, cet ordre immuable commença à trembler sur ses bases. Les terres, sans cesse divisées par les héritages, vinrent à manquer. Et les échos venus d'au-delà de l'Océan donnèrent des envies de liberté.Au pays est le premier volume de l'épopée de ces gens ordinaires animés du souffle de l'aventure et du formidable espoir de recommencer leur vie.
Un jour d'été, en effet, Håkan, paysan pauvre et célibataire du nord de la Suède observe à son insu Märit, jeune mariée nouvellement établie dans le village de Hägerbäck, alors que celle-ci lave du linge au bord d'une rivière. Dès cette première image, qui n'est pas encore une rencontre, le jeune homme nourrira pour Märit un désir obsédant. Quand elle découvrira, plus tard, les signes de cette passion, la jeune femme sera d'abord troublée, puis elle s'abandonnera à cet amant, nourrissant pour lui une passion réciproque?
Alors que la guerre entre le Nord et le Sud fait rage dans des Etats d'Amérique en pleine expansion, les Suédois venus s'installer dans le Minnesota au bord du lac Ki-Chi-Saga prennent racine. La colonie s'accroît, et la plus grande confusion règne en matière de religion. Tandis que les colons du Minnesota prospèrent sur des terres qu'ils croient dûment acquises, la révolte gronde. Le 17 août 1862, les tribus sioux se soulèvent. Affamés, dépossédés de leurs terres et abusés par le gouvernement du Minnesota qui ne leur a pas versé à temps la somme promise en échange de leurs territoires, les Indiens engagent leurs représailles. Un terrible massacre, parti des terres les plus reculées et remontant la vallée de la rivière Minnesota. Les riverains du lac Ki-Chi-Saga, bien qu'avertis du danger par le soldat William J. Sturgis et sa fantastique chevauchée, verront la mort de près. Karl Oskar est bien conscient du danger imminent : mais peut-il quitter le chevet de sa bien-aimée Kristina, alors que celle-ci est gravement affaiblie par une nouvelle grossesse ? Dans un pays à feu et à sang, mais où la nouvelle génération se mêle peu à peu, jusqu'à en oublier sa langue d'origine, à celle issue d'autres pays d'Europe, La dernière lettre au pays natal voit les paysans suédois de Ljuder, définitivement émigrés, parvenus au terme de leur voyage.
L?extrême nord de la Norvège, à la fn du XIXe siècle. Benjamin Gronelv rentre au pays après ses études de médecine à Copenhague. Les retrouvailles sont tumultueuses avec ce pays froid et désertiques, isolé entre la mer et les montagnes. Le comptoir de Reinsnes n?attire plus guère de monde, et les étagères de la boutique d?Anders restent vides depuis que le vapeur ne vient plus faire escale ici. C?est un Benjamin adulte qui vient exercer dans ce coin retiré ses fonctions de médecin. Et il ne rentre pas seul: il débarque sur le quai avec un paquet gigotant et hurlant sous le bras, Karna, sa flle, fruit d?amours illicites avec une infrmière danoise morte en couches. Alors que Benjamin tente de réapprivoiser ledomaine et son enfance, à travers l?ombre de sa mère Dina absente depuis tant d?années, et sous le regard farouche de Hanna, l?amie de tous les jeux d?enfance et d?adolescence, Karna grandit et s?invente un univers. Elle s?ouvre au monde qui l?entoure, découvre l?affection féminine auprès des domestiques, se débat dans les amours emmêlées de son père lorsque vient en visite une autre Anna, celle de Copenhague, et passe des heures au grenier en compagnie d?une grand-mère fantasmée. Karna découvre la Norvège et s?éveille à la vie, et aux passions qui la déchirent.
Lisbeth a 42 ans, une jolie petite maison au bord de la mer, un travail qu'elle adore. Bon, elle est célibataire, ce qui vaut toujours mieux que d'être malheureuse en amour. Mais à l'approche de Noël, tout tourne mal. Sa direction veut réduire ses heures de cours, au profit d'un champion de ski - un homme. Son ancien petit ami surgit sur le pas de la porte, lassé de sa pulpeuse fiancée. Sa soeur veut accoucher à la maison. La fille de sa meilleure amie a des ennuis avec la police. Cerise sur le gâteau : maman veut démarrer les festivités de Noël à 11h du matin. Une histoire chaleureuse, drôle et légèrement décalée sur ce que nous attendons de nous-mêmes et des autres. Il y est question de solitude et d'amitié, de gros mensonges et de petits arrangements pour obtenir ce qu'on souhaite. De la possibilité de trouver l'amour... Et de jambes cassées - ah la magie de Noël !
Soldat, cordonnier puis ivrogne à Helsinki en cette fin de XIXe siècle, Ortchik Klein est juif. Ou du moins l'est-il jusqu'à sa "protochristianisation", à laquelle il ne survivra d'ailleurs pas. Quelques instants avant de mourir, il donne un nom à l'enfant que sa femme vient de mettre au monde: Orvar. A naissance atypique, vie atypique. Le petit Orvar ne fait rien comme les autres. Il essaie ainsi de comprendre les élucubrations hébraïques des fidèles de la synagogue et s'en ouvre à ces derniers. C'est là qu'il découvre une grande règle de l'existence: certaines questions méritent de ne pas être posées. Devant le niveau d'érudition affligeant de son entourage, Orvar se tourne vers les livres et n'en ressort plus. Ou du moins le voudrait-il... Car le monde entier semble se liguer contre lui pour l'empêcher de choyer ses chers livres: la fille aînée de l'oncle qui exploite des mineures dans son usine, le rabbin analphabète qui lui fait cours ou encore les taties de la Garde de la défense spirituelle. Que faudra-t-il pour qu'on lui fiche la paix? A court de solutions, Orvar voit un beau jour son souhait exaucé, mais pas comme il l'entendait... Avec un style aussi pétillant qu'inimitable, Daniel Katz signe ici l'un de ses romans les plus aboutis, mêlant un humour incisif à un récit savamment orchestré, entre contexte historique et imagination débordante.
On a toujours mille et une raisons de divorcer... et de le regretter ! Ces Petites histoires croquent avec délices les travers de chacun, la difficulté d'avoir envie des mêmes choses au-delà de cinq ans de vie commune, l'exigence d'exister AUSSI comme individu. Quelques portraits au vitriol : homme ou femme, divorcés, enfin seuls ! enfin libres ! mais... libres de quoi, déjà ? Car la vie est cruelle : une fois seul(e), pourquoi faut-il que ce qui nous agaçait le plus nous manque soudain ? Comme si le divorce était le meilleur moyen de se retrouver à gérer l'emploi du temps de 8 personnes une semaine sur deux... C'est caustique et gouleyant, c'est Katarina Mazetti.