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Sur la politique. Cinq grandes leçons romaines
Moatti Claudia
ECOLE ROME
18,00 €
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EAN :9782728318490
Repenser la démocratie aujourd'hui à la lueur de cinq grandes notions antiques. Réveil des extrémismes et des idéologies autoritaires, crise de la représentation et des institutions, fragmentation identitaire et creusement des inégalités : il y a aujourd'hui plus que jamais un enjeu existentiel à faire porter notre réflexion sur la "chose publique" . Repenser la "république" , à travers l'expérience romaine antique de la res publica permet alors d'éclairer de grandes questions actuelles : qu'est-ce que le peuple ? Qu'est-ce qu'une démocratie ? Quelle part de conflictualité peut-on tolérer dans l'espace public ? Ou encore comment un groupe, en s'auto-proclamant défenseur de la grandeur de l'Etat, devient-il autoritaire ? En cinq grandes notions romaines (res publica, populus, seditio, libertas, societas), cet ouvrage vient mettre la politique à l'épreuve de la langue latine et les concepts en tension avec les pratiques et les conflits de sens. Il analyse aussi quelques-unes de leurs reconfigurations dans d'autres périodes et selon d'autres enjeux, non pour établir des continuités ou des ressemblances, mais pour affiner les questions et mieux comprendre l'importance de la référence au passé.
A Rome, le temps est réversible - le passé inachevé. Quand on a quitté un siècle, on peut y revenir et renverser le sablier. Rome domine en quelque sorte le temps qui passe et le voici qui laisse des traces et ne disparaît pas totalement. Rien ne cesse vraiment parce que le passé coexiste avec le présent - à l'image de ces rues modernes inscrites dans les tracés antiques : via del Pellegrino, via Monserrato, via dei Coronari. Je peux en un seul jour descendre au largo Argentina dans les premiers siècles de la République antique ; entrer au Moyen Age par la tor dei Conti, puis avec le Gesu voir la Contre-réforme... Et dans les splendeurs du baroque, une arche médiévale ou le resserrement d'une rue, un portail ou une simple inscription bouleversent la chronique. Ici la projection de l'ombre se fait plongée dans l'histoire, et l'heure de midi marque le centre et l'origine du monde. " Telle une déambulation dans l'espace et le temps d'une cité au passé perpétuellement inachevé, ce récit mêle l'érudition d'une spécialiste de la Rome antique à la connaissance intime que peut avoir de la Rome d'aujourd'hui une femme qui l'aime avec passion.
La mobilité? humaine s'inscrit dans l'espace, mais aussi dans le temps. Et dans le temps long : c'est un processus, un parcours, le plus souvent discontinu, fait d'une série d'évènements, au cours desquels les individus se désocialisent, se resocialisent, et se transforment. C'est ce vécu et sa re ? alite ? multidimensionnelle et imprévisible que nous proposons de prendre en compte ici, pour saisir l'expérience migratoire dans le moment même du déplacement. Le champ de l'enquête est donc celui de l'entre-deux, statutaire, topographique, social ou idéel : c'est d'abord l'espace-temps du mouvement où tout peut arriver, où les repères sont en quelque sorte suspendus, où l'horizon se trouve indéfiniment reporté ; c'est aussi l'espace relationnel, fait de méfiance ou de confiance, qui se crée entre les migrants et ceux qu'ils rencontrent. Sur les chemins ou au seuil d'un lieu inconnu, dans tous les cas, l'incertitude, qui pour certains est propice aux aventures, devient source de précarité? . Ce livre constitue le premier volet d'une petite anthropologie du mouvement, qui se veut à la fois transdisciplinaire, transpériodique, et résolument comparatiste.
Résumé : Août 1918. Vasseur et Jansen ont décidé de fuir. Quitter le front de la Somme et ne pas mourir dans les derniers assauts de cette guerre qui n'en finit plus. Alors qu'ils s'éloignent des tranchées sous de fausses identités, les deux lieutenants scellent leurs destins. Ils se connaissent mal, mais Jansen s'aperçoit vite que son complice semble prendre un peu trop de plaisir aux crimes qu'ils doivent commettre. Alors qu'ils trouvent refuge au domaine d'Ansennes, une étrange propriété à l'abri de la guerre où vivent un vieil industriel ruiné et sa fille, François Delestre, dit " le Chien de sang ", un capitaine de gendarmerie traqueur de déserteurs, se lance sur leur piste. Mais que se passe-t-il quand la proie se révèle plus dangereuse que le chasseur ?
Résumé : Depuis deux siècles, l'idéal démocratique s'incarne en Europe dans un système de gouvernement qui a pour nom République et qui semble aller de soi. Pourtant, suffit-il de mener un combat en faveur de la laïcité ou au nom de l'égalité pour rendre à la république cette multitude de sens qui fit son histoire ? En réalité, il est impossible d'en écrire le récit linéaire qui, d'une origine antique, mènerait au système représentatif contemporain, car l'idée et les pratiques " républicaines " diffèrent en fonction des enjeux et des époques et sont constamment repensées par les pouvoirs en place. D'où le choix assumé par ce brillant essai collectif d'histoire intellectuelle de réfléchir à l'historicité du concept et des pratiques de chaque république, en un tour d'horizon chronologique et géographique qui va de la politeia grecque et de la res publica romaine aux Républiques françaises instaurées depuis la Révolution, en passant par le modèle communautaire italien du Moyen Age et les expériences modernes (Italie, Angleterre, Suisse, Provinces-Unies). Autant d'identités distinctes qui, pourtant, se construisent autour de références communes : le peuple, la liberté, la souveraineté, la légitimité, etc. A l'heure où, en Europe, plusieurs modèles de gouvernement ont atteint leurs limites, ce livre salutaire et décapant réactive le débat d'idées autour d'un concept riche de sens et d'interprétations.
Ce n'est pas seulement pour rendre témoignage à un moment particulière-ment fécond de l'histoire de la ville que ce livre est rendu a nouveau disponible. Avec des outils nouveaux, de nouveaux concepts (fonctions urbaines, réseaux, etc.), il a jeté un regard renouvelé sur la ville de Rome, 1'llrbs, qui n'est plus une collection monumentale mais un "espace urbain". Par la collaboration entre spécialistes de l'architecture et de l'urbanisme (Pierre Gros) et historiens des institutions et des idées politiques (Claude Aicolet) ce livre a contribué à ouvrir des perspectives nouvelles, après les nombreux chantiers archéologiques postérieurs, il en inspire toujours. Le cadre de la ville de Rome n'est pas un décor dont il s'agirait de préciser les contours afin de comprendre la vie des hommes, mais l'expression d'une géographie urbaine, d'un urbanisme, considérés dans leur dynamisme politique, économique et religieux.
Cette thèse, parue en 1973, porte sur la mise au jour des structures du système agraire de la région du Latium médiéval. L'historien dégage la révolution castrale de l'"incastellamento", correspondant au passage d'un habitat dispersé à un habitat concentré en "castra", villages fortifiés. Le développement de ce nouveau système entraînera l'édification d'autres structures économiques et agraires.
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.